in

Grande-Bretagne : une députée participe au repas de Noël offert aux plus nécessiteux par une mosquée

Loin de la frénésie consumériste et des agapes rituelles, l’esprit de Noël imprègne les cœurs purs et charitables, ouvrant grand les portes de la mosquée Faizen-e-Islam, située à Old Trafford, dans la région de Manchester, qui, en cette période de recueillement, de solidarité, mais aussi d’abondances, œuvre pour les plus démunis, les sans ressources, les sans abris de toutes confessions et origines.

Comme ce fut le cas l’an passé, c’est autour d’un délicieux plat de curry géant que les responsables musulmans du lieu de culte accueilleront les bras tendus leurs convives, esseulées et miséreuses, dans une atmosphère conviviale qui réchauffe les âmes, fait oublier les vicissitudes du quotidien, et déchire les voiles opaques des préjugés.

La députée travailliste de la circonscription, Kate Green, ne tarit pas d’éloges sur ce bel élan de générosité islamique qui tend la main à son prochain en grande détresse, en ce moment festif où la solitude et la misère se font ressentir encore plus douloureusement.

Fait marquant cette année, la parlementaire, enthousiaste, a décidé de participer à la préparation de ce repas du coeur, entraînant avec elle le commissaire de police du Grand Manchester, Tony Lloyd, qui tous deux vont mettre la main à la pâte pour la plus grande joie des dirigeants de la mosquée et des nombreux bénévoles musulmans.

"C'est formidable ce que la mosquée entreprend, afin d’offrir aux plus défavorisés de notre ville, hélas toujours plus nombreux, un joyeux Noël", s’est exclamée Kate Green, à quelques heures de rejoindre les fidèles de Faizen-e-Islam, visiblement heureux de faire le bien autour d’eux, pour concocter un repas chaud et savoureux, placé sous le signe de la fraternité.

"Nous savons tous que Noël et le Nouvel An sont des moments de grande fête, mais dont sont privés ceux qui sont déjà exclus de tout. Nous avons évoqué entre nous la manière de leur venir en aide, et nous avons estimé qu’offrir un repas géant pendant deux jours était un excellent moyen de remplir les ventres vides, mais aussi de rompre leur isolement et d’apporter de la chaleur humaine dans une vie personnelle qui en est dépourvue", a commenté Shabir Abdul, un fidèle et bénévole de la mosquée, impatient de dresser l’immense nappe et de lire dans les regards, souvent hagards, la joie d’être entourés et l’émotion de ne plus être perçus comme des laissés-pour-compte abandonnés à leur triste sort.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Une démonstratrice belge virée pour avoir refusé une tasse de café à une femme voilée

Égypte : malgré les risques, les femmes continuent de participer aux protestations