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Grande-Bretagne : un match de football entre imams et prêtres pour la bonne cause

Quand les valeurs du sport favorisent le rapprochement inter-religieux sur la pelouse du jeu collectif par excellence, cela impulse la formidable initiative caritative anglaise que l’on rêverait d’exporter un peu partout en Europe, et particulièrement dans la frilosité hexagonale.

En juin dernier, dans le comté du Yorkshire, un tournoi de football inédit a opposé pour la bonne cause l’équipe formée par la mosquée de Dewsbury et l’association musulmane Kumon Y'all, à celle constituée par les responsables de l’église locale, au cours d’une journée exceptionnelle de charité, où la bonne humeur était communicative, les accolades et les mains tendues largement partagées, et les sourires échangés.

Soutenue par le ​​député du terroir, Simon Reevell, et la police du West Yorkshire, cette grande première footballistique a tenu toutes ses promesses, réussissant, au-delà de tous les pronostics, à encourager la pratique sportive parmi les communautés ethniques minoritaires, à dissiper les incompréhensions qui divisent et à exorciser les peurs qui éloignent les non-musulmans des non-musulmans autour d’un ballon rond exhalant les vertus de l'amitié, de la solidarité et de la générosité.

Devant 2 000 supporters enthousiastes, le tournoi des jeunes de 11 à 15 ans s’est ensuivi de la rencontre phare, attendue par tous : le match des imams contre les prêtres du West Yorkshire.

Cette journée qui a fait date a permis de récolter plus de 5 000 livres Sterling, une somme rondelette qui est tombée directement dans l’escarcelle de l’Hôpital de Dewsbury, grâce en amont à la mobilisation des jeunes musulmans et chrétiens qui ont glané de l’argent dans les mosquées, les paroisses et les entreprises…

Pour la petite histoire, et même si c’est toute la collectivité de Dewsbury qui est ressortie grande gagnante de cette opération de bienfaisance, ce sont les imams qui ont remporté le match, grâce au but décisif marqué par Abid Salik, l’imam qui s’était illustré en mai dernier par son flegme extraordinaire plus britannique que celui des Britanniques eux-mêmes, et qui fut d'ailleurs salué par la presse nationale admirative, en organisant un « tea time » pour désamorcer la fureur de l’extrême-droite anglaise venue en découdre devant sa mosquée.

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