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Gergaoun ou la fête des enfants par excellence dans les Etats arabes du Golfe, pendant le Ramadan

Parés de leurs plus beaux atours traditionnels, les enfants des Etats arabes du golfe Persique attendent avec impatience de prendre part aux festivités colorées et sonores organisées à leur intention pendant le Ramadan. Quel que soit le nom donné à cette fête rituelle, riche en friandises, en spectacles et résonnant d’éclats de rire, selon les contrées où ils vivent, tous ont en commun d’avoir les yeux qui brillent à l’évocation de Gergaoun, ou Gerge’an, Garangaoua, ou encore Hag el Leila.

Les frimousses s’illuminent à la perspective de cette parenthèse récréative par excellence, perçue comme une belle récompense en ce mois béni de jeûne. Les petites filles se font une joie de revêtir leurs plus chatoyantes jalabeeyas (robes colorées traditionnelles), tandis que les petits garçons ne cachent pas leur fierté d’arborer leur thobe des grands jours (longue robe blanche). Le bonheur se lit sur les visages à l’approche de cette journée très spéciale, où chacun d’entre eux sera sur son trente-et-un pour aller frapper aux portes du voisinage, en quête de bonbons, de noix et autres saveurs sucrées.

Dans le sultanat de Bahreïn, après la prière du soir, il n’est pas rare que ce porte-à-porte gourmand, qui enchante les petits et les grands, rythme la nuit de ses joyeux effets de surprise, même si certains ont observé au fil du temps, et non sans une certaine nostalgie, que cette grande fête ancestrale tombe progressivement en désuétude.

« Il y a de plus en plus de ressortissants étrangers dans nos villes, et nous craignons pour la sécurité de nos enfants lors de cette fête », a confié une mère de famille Bahreïnite en mettant l’accent sur l’aspect sécuritaire, comme nombre d’autres mamans, pour expliquer qu’elle préfère, à regret, que ce grand événement festif ait lieu désormais soit dans l’intimité de son foyer, soit dans des centres commerciaux sous la surveillance des parents.

Ce « mardi gras » des Etats du Golfe, sans les masques et les déguisements, mais qui remplit les cœurs de la même allégresse, remonterait à la naissance du petit-fils du Prophète (PBSL), Hasan ibn Ali, lorsque sa fille Fatimah, comblée par l’arrivée de son enfant le 15ème jour du mois de Ramadan, décida de célébrer sa naissance en offrant à ses coreligionnaires des morceaux de sucre décorés.

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