La bande de Gaza est devenue “un charnier pour les Palestiniens et ceux qui leur viennent en aide”, selon Médecins Sans Frontières. Le bilan humain atteint des proportions catastrophiques : plus de 1.500 morts depuis le 18 mars, portant le total à plus de 50.000 victimes depuis octobre 2023, dont un tiers d’enfants.
Le ciblage des humanitaires prend une ampleur inédite. En six mois, 409 travailleurs humanitaires ont péri, dont 11 membres de MSF. Un cas emblématique : 15 secouristes massacrés le 23 mars à Rafah, leurs corps et ambulances détruits retrouvés dans une fosse commune. “Ces crimes se commettent en toute impunité”, accuse Claire Magone, directrice générale de MSF.
Le système de santé agonise sous les frappes. L’hôpital de campagne MSF de Deir Al-Balah, attaqué le 7 avril, a dû être évacué dans des conditions dramatiques. Le blocus israélien asphyxie les structures médicales, privées de carburant et de médicaments vitaux. “Les générateurs des hôpitaux s’arrêtent un à un. C’est une condamnation à mort programmée”, témoigne Amande Bazerolle, coordinatrice d’urgence.
Face à cette catastrophe humanitaire, MSF lance un triple appel : levée immédiate du siège, enquêtes internationales indépendantes, et cessez-le-feu durable. “Derrière ces chiffres, il y a un choix politique. La communauté internationale ferme les yeux sur un massacre”, dénonce Amande Bazerolle.



GIPHY App Key not set. Please check settings