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François Baroin, le porte-parole du gouvernement, exhorte à mettre un terme au débat sur la laïcité

A qui revient le trophée des cantonales ? Assurément pas à l’UMP, abonné au rôle de looser des élections intermédiaires, subissant son troisième revers cuisant, après les municipales et les régionales.

Si mathématiquement, l’abstention, méfiante et contestataire, surclasse encore une fois tous les partis en lice, le PS réussit toutefois à tirer son épingle du jeu, en semant le parti de la majorité, tandis que le FN a confirmé une ascension des plus perturbatrices, même si la vague « bleu Marine » n’a pas déferlé avec la puissance prophétisée par son égérie.

A la question de savoir qui ressort grand vainqueur de ce scrutin de la France profonde, découle une autre question cruciale qui se fait jour notamment à droite, avec d’autant plus d’acuité qu’elle remet directement en cause le règne sans partage de Nicolas Sarkozy, ou à tout le moins sa voracité électoraliste qui a fait sienne les thèses frontistes.

Les lendemains qui chantent sont plutôt grinçants au sein de l’UMP, à l’image du porte-parole du gouvernement, le très chiraquien, François Baroin, qui a désavoué dans un tir groupé Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et le débat sur la laïcité : ” Il faut certainement mettre un terme à tous ces débats“, a déclaré ce dernier sur France Info au sujet du débat sur l’islam et la laïcité, insistant :” Je crois qu’il faut s’écarter de tout ce qui peut, de près ou de loin, donner l’impression de stigmatiser“, tout en appelant les siens à revenir à des valeurs “profondément républicaines“, avant de conclure : “On doit être plus qu’attentifs sur cette banalisation d’un vote d’extrême droite”.

Alors que 2012 se profile clairement à l’horizon, la renaissance électorale du FN tourmente la grande famille de la droite rassemblée, menacée d’implosion si le locataire de l’Elysée, qui s’est autoproclamé candidat à l’élection suprême, continue de faire la sourde oreille aux critiques de plus en plus perceptibles et décomplexées de son camp.

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