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Farida Belghoul au Bourget: l’histoire d’une contre-vérité

Trop c’est trop.

Lundi 21 avril à 10h30 au Bourget s’est tenu un débat avec Farida Belghoul, Nabil Ennasri, Camel Bechick, Omero Marongiu-Perria, Rachid Laamarti, Mehdi Bouteghmes comme modérateur et moi-même. Ce débat a fait couler beaucoup d’encre. Programmé, déprogrammé et enfin reprogrammé, la polémique a enflé jusqu’à atteindre son paroxysme avec un article du 21 avril sur le site des jre2014 (Journée de Retrait de l’Ecole) intitulé « Inaction et Bavardages pour tous » en référence au Rassemblement Annuel des musulmans de France (RAMF).

Dans ce dernier, on y lit que ce serait grâce « finalement, (à)des centaines de SMS, mails, commentaires sur les réseaux sociaux » de familles soutenant Farida Belghoul que « la direction de l’UOIF » aurait fait « volte-face ». Malheureusement, cette vision tronquée des événements a été reprise par de nombreux médias. Car non, « le repêchage » de la « Jeanne d’Arc d’Alger » n’a rien à voir avec de quelconques pressions de la « base de l’UOIF ».

Les organisateurs du Forum Génér’action ont proposé cette rencontre pour le moins non consensuelle afin de permettre un débat contradictoire sur ce que recoupe la notion de « théorie du genre » au-delà des rumeurs et des incertitudes. Amar Lasfar, Président de l’UOIF, ignorait même lorsqu’il fut interrogé par la presse, la venue de la controversée professeure de français. Dès le 8 avril, il avait d’ailleurs fait part de sa réprobation quant à l’invitation de Mme Belghoul en raison selon ses dires, de sa proposition de déscolariser les enfants un jour par mois. Face à ce changement de programme de dernière minute, les organisateurs du « Café-débat » ont choisi d’annuler totalement la rencontre sur le thème « théorie du genre, quel genre de théorie ? ».

Le créneau horaire ainsi libéré avait été occupé par Tariq Ramadan et Médine. Lors des questions du public, le Professeur d’islamologie a été interpellé sur cette polémique. Bien qu’opposé aux idées de la présidente des JRE, dans un souci de « liberté d’expression », il a désapprouvé publiquement cette déprogrammation, dont il n’aurait pas eu connaissance. Suite à cela et à l’aune du battage médiatique qu’il commençait à y avoir autour de cet événement, d’importantes négociations, tractations ont repris entre les organisateurs. Ces derniers ont décidé de revenir sur leurs décisions et de permettre que ce débat ait lieu dans un souci « démocratique » et d’échange avec la base jeune de leur organisation. Les quelques lettres, ou post-facebook envoyés par la blogosphère des JRE n’ont donc pas été les éléments déterminants dans cette reprogrammation.

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