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En Tunisie, la bombe à retardement de la gestion des déchets

Les affrontements début novembre à Agareb, près de Sfax, après la réouverture d’une décharge, ont montré les limites de la politique de gestion des déchets solides.

Des déchets qui s’accumulent et des véhicules militaires postés devant les institutions publiques pour en assurer la protection. A 300 kilomètres au sud de Tunis, Agareb porte encore les stigmates des affrontements qui ont bouleversé cette petite ville de quelque 11 000 habitants entre le 8 et le 11 novembre. Des tensions provoquées par la décision des autorités de rouvrir la décharge d’El Gonna, située à quelques kilomètres du centre-ville.

Les manifestations ont été réprimées à coups de gaz lacrymogènes. Un homme est mort, Abderrazak Lachab, asphyxié par les gaz selon ses proches et des témoins. Une version que dément le ministère de l’intérieur, parlant d’une mort naturelle. Depuis, le poste de la garde nationale a été incendié et l’armée a été déployée pour maintenir le calme. Mais sur les murs de la ville, le portrait tagué d’Abderrazak Lachab avec l’épitaphe « toujours dans nos cœurs » rappelle que l’exaspération des habitants reste entière.

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Odeur nauséabonde

Quoi qu’il en soit, faute d’un nouvel endroit où déposer les ordures, les déchets se sont amoncelés à Sfax et les communes alentours pendant cinquante jours. Une situation intenable qui a poussé les autorités à rouvrir la décharge, provoquant le mouvement de colère d’Agareb.

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Fréquence élevée de certaines maladies

Constitué d’activistes et d’artistes, le mouvement dénonce depuis 2018 la toxicité de la décharge. « Cette puanteur est permanente, rappelle Salama. Le jour, elle accompagne le ballet des camions poubelles et la nuit, quand l’activité de la ville s’arrête, les odeurs semblent encore plus fortes. »  (…) En février 2020, l’émission d’investigation Les Quatre Vérités dénonce un scandale environnemental, qui aurait des effets durables sur la santé des habitants. L’enquête révèle notamment la présence de gaz toxiques qui pollueraient l’eau des terrains agricoles voisins.

Lire l’intégralité de l’article sur Le Monde 

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