Par la voix empreinte d’une gravité courroucée d’Ahmed Attaf, son ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, l’Algérie a tapé du poing sur la table à Djeddah, lors de la réunion ministérielle extraordinaire qui s’est tenue hier, mardi 5 mars, au siège de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).
Devant ses homologues des 57 Etats membres, rassemblés pour se pencher sur l’aggravation tragique de la situation à Gaza, cette lugubre prison à ciel ouvert devenue un immense cimetière, notamment pour des milliers d’enfants, et sur le terrible calvaire subi par sa population, au paroxysme de l’horreur, Ahmed Attaf n’a pas usé de périphrases : il a appelé avec force à un sursaut salvateur du monde musulman pour y mettre un terme.
« Il est temps de comprendre que les condamnations et l’indignation ne suffisent pas, à eux seuls, à faire cesser le génocide et l’extermination systémiques dont Ghaza est le théâtre », a-t-il martelé dans son discours percutant, comme le rapporte le site Algérie Presse Service, exhortant à « mener une action efficace sur tous les plans en vue d’intensifier la pression sur l’occupation sioniste et mettre un terme à sa tyrannie et à sa barbarie ».

Et de renchérir : « La conjoncture actuelle délicate nous dicte d’unifier nos positions collectives et de les appuyer avec des mesures et des initiatives pour répondre aux cris de détresse de nos frères palestiniens et mettre fin à l’injustice, à la souffrance et aux affres dus à une agression barbare qui viole tous les principes et règles politiques, juridiques et de Morale, une agression dont la barbarie échappe à toute description ».
« Il aurait, également, été attendu et espéré que nous soutenions, sans hésitation et sans équivoque, la rupture des relations diplomatiques, culturelles, économiques, commerciales, militaires et sécuritaires avec l’occupant sioniste, comme l’avait demandé l’Union africaine (UA), il y a quelques jours », a ajouté Ahmed Attaf, en déplorant grandement ce manquement.
Au terme de son allocution marquante, dont il faut espérer que ses accents indignés auront su provoquer un puissant électrochoc chez ses homologues musulmans, le ministre algérien des Affaires étrangères a proclamé avec solennité : « Ce sont là les priorités que l’Algérie défend au Conseil de sécurité, avec dévouement et engagement envers nos frères palestiniens et leur cause qui est la nôtre et celle de la nation musulmane tout entière ».



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