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Des milliers de fidèles privés de mosquée à Mantes-la-Ville

« C’est dommage pour les musulmans du quartier. Les vieux, les jeunes qui viennent… Je ne sais pas comment ils vont faire pour aller faire leur prière », se désole Azfi Abdelkarim au micro de France3 Paris/Ile-de-France, devant les portes désespérément closes de la Mosquée de Mantes-Sud, dans les Yvelines, qu’il fréquente assidûment.

Ils sont près de 3 000 fidèles à ressentir la même profonde contrariété depuis qu’une décision de justice, tombée comme un couperet, leur a interdit l’accès à leur lieu de culte, les invitant, plus autoritairement que cordialement, à aller prier ailleurs.

Comme le stipule en toutes lettres la pancarte vissée sur la porte d’entrée de leur mosquée et qu’ils lisent avec consternation, ils n’ont désormais d’autre choix que de « se rendre dans les mosquées des villes voisines pour y accomplir les offices », tout en « laissant la justice travailler dans la sérénité ». C’est la seule alternative qui s’offre dorénavant à eux, sans considération aucune de leur âge, de leurs contraintes personnelles, des événements et autres sollicitations divers et variés qui rythment l’existence, bref du grand chamboulement que la fermeture d’un tel havre de paix engendre dans la vie de tout(e) musulman(e).

Aziz El Jaouhari, président de l’association, des musulmans de Mantes-Sud

La suspension des activités cultuelles au sein de la mosquée est la conséquence d’une procédure de liquidation judiciaire prononcée contre l’association des musulmans de Mantes-Sud, a précisé Aziz El Jaouhari, le très dépité président de l’association, devant la caméra de France3 Paris/Ile-de-France. « Il y a des mariages religieux qui sont organisés, il y a les décès, il y a aussi des sollicitations diverses et variées de la communauté… Ça perturbe la vie au quotidien », déplore-t-il vivement, en indiquant avoir fait appel de la décision de justice qui prive si injustement des milliers de fidèles de leur enceinte sacrée.

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La mosquée de Mantes-la Ville restera donc fermée en attendant une nouvelle audience, prévue le 30 septembre prochain. Au-delà du culte religieux, certaines activités sont toutefois maintenues, comme la préparation des repas distribués lors des maraudes.

 

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