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Covid-19 : « la faillite d’un système »

On aura tout lu, tout vu, tout entendu : « le régime chinois a fait faillite », la Chine est « au bord du gouffre », le « système s’écroule », Xi Jinping est « politiquement en danger » et « pris au piège », la « dictature est chancelante », le « totalitarisme est ébranlé » et « avoue son échec », « rien ne sera plus comme avant » ..

Une chose est sûre en effet, c’est que rien ne sera plus comme avant, et pour une bonne raison : la République populaire de Chine a manifestement vaincu l’épidémie du Covid-19 en deux mois.

Les oiseaux de mauvais augure diront que c’est faux, que les chiffres sont truqués, que l’épidémie peut rebondir. Mais les experts internationaux disent le contraire, et les faits parlent d’eux-mêmes. Le nombre quotidien de nouvelles contaminations est désormais 50 fois plus élevé dans le reste du monde qu’en République populaire de Chine. Sur les 80 000 cas recensés depuis janvier dans ce pays, 55 000 patients sont déjà guéris. Les restrictions aux déplacements sont levées progressivement et l’activité économique redémarre.

On comprend que cette réalité attriste les ennemis de la Chine qui pullulent dans les médias du soi-disant monde libre, mais il va falloir qu’ils s’y fassent. La Chine a réussi ce qu’aucun pays n’a jamais réussi à faire : vaincre une épidémie par une mobilisation massive de la société et de l’État. Après avoir signalé le virus à l’OMS le 31 décembre 2019, la Chine s’est mise en ordre de bataille. Sans précédent dans l’histoire, le confinement de 50 millions de personnes, dès le 23 janvier, a ralenti la progression de l’épidémie. Apparu masqué à la télévision le 8 février, le président Xi a décrété « une guerre du peuple contre le nouveau démon ».

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Des dizaines de milliers de volontaires ont afflué au Hubei, des dizaines d’hôpitaux ont été construits en quelques semaines, des milliers d’équipes ont été envoyées pour tracer les contacts entre les malades et leur entourage. Un seul exemple : à la fin des festivités du Nouvel An chinois, 860 000 personnes sont rentrées à Pékin. Le gouvernement leur a ordonné de rester chez eux pendant deux semaines et la municipalité a mobilisé 160 000 gardiens d’immeubles pour s’assurer du respect de cette consigne.

Si l’épidémie est en recul, ce n’est pas parce qu’on a fait tourner des moulins à prière, mais parce que le peuple chinois a fait des efforts gigantesques. En Europe on critique la Chine, on tergiverse, on « privilégie l’économie », et en attendant la pandémie se répand. En 2009, le virus H1N1 apparu au Mexique et aux USA a infecté 1 600 000 personnes et en a tué 284 000 dans le monde entier. Washington a brillé par sa nullité dans le traitement de cette pandémie, et les médias occidentaux ont préféré regarder ailleurs. Aujourd’hui le vice-président des Etats-Unis Mike Pence peut toujours parler du « virus chinois » : il ne déshonore que lui-même et l’administration qu’il représente.

Désormais, il va falloir admettre que notre système est inopérant, tandis que le socialisme chinois a fait une nouvelle démonstration de sa supériorité. Car pour combattre un telle menace, encore faut-il avoir un État. Mais le nôtre, où est-il ? La santé publique est-elle sa priorité ? Serait-il capable de construire de nouveaux hôpitaux, alors même qu’il s’acharne à détruire ceux qui existent ? Dans un pays où la propriété publique est négative en raison de la dette extérieure, où l’on a privatisé et démantelé les services publics, où l’État est l’otage volontaire des milieux financiers, serions-nous capables d’effectuer 10% de ce que les Chinois ont fait ?

Il est vrai qu’à Pékin on n’applique pas les consignes néolibérales, les banques obéissent au gouvernement, la propriété publique pèse 50% de la richesse nationale, l’État a une obligation de résultat, il est jugé par 800 millions d’internautes sur sa capacité à régler les problèmes, il sait qu’il est comptable de l’intérêt national, que son mandat n’est reconduit qu’à condition de faire ses preuves dans les faits et non en paroles. Dictature totalitaire, ce système ? Étrange dictature où le débat est permanent, les erreurs dénoncées, les manifestations fréquentes, les institutions soumises à la critique.

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Ce serait un régime totalitaire, parce qu’il astreint des populations entières au confinement massif dont tous les experts disent qu’il est la seule mesure efficace ? Parce qu’il impose des restrictions aux comportements individuels dans le seul but de préserver la santé des populations ? C’est un système imparfait sans doute, mais qui fonctionne et tient compte de ses erreurs lorsqu’elles sont commises. Tandis qu’en Occident l’autosuffisance tient lieu d’autocritique, le dénigrement des autres remplace la prise de responsabilité et le bla-bla permanent l’action efficace.

L’éditorialiste du « Monde », ce nouveau coryphée de la science, a bien raison : « C’est la faillite d’un système ». Sauf que le système en faillite n’est pas celui qu’on croit.

 

 

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Commentaires

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  1. Encore un autre point de vue, cette fois d’une analyste/journaliste américaine, Margaret Kimberley ;
    https://ahtribune.com/us/americas-collapse/3959-coronavirus-failed-state.html

    Le site ahtribune permet le partage, les rajouts, les modifications… info en bas de page :
    American Herald Tribune is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International License

    ce lien renvoie à : https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/
    qui stipule clairement la liberté de faire ce que je fais.

    Je me suis donc -en toute légalité- permis de copier/coller la traduction ci-après faite par Google;

    Les États-Unis ne disposent d’aucun des systèmes ou infrastructures qui leur permettraient d’accomplir ce que la Chine a fait pour lutter contre l’infection de masse.

    La seule chose plus effrayante que le virus COVID-19 qui se propage dans le monde est le fait que ce pays n’est malheureusement pas préparé à en protéger les gens. La réponse à l’épidémie serait drôle si elle n’était pas si dangereuse. Premièrement, le régime d’austérité a supprimé la division des Centers for Disease Control (CDC) chargée de lutter contre les flambées de maladies infectieuses. Mais condamner la prise de décision de Donald Trump est la partie facile. Analyser des problèmes plus importants concernant les soins de santé et les inefficacités inhérentes créées par le capitalisme est beaucoup plus difficile.

    On nous dit constamment que le socialisme ne fonctionne pas. Mais c’est la Chine socialiste, où le virus a commencé, qui a le plus progressé dans le ralentissement de sa propagation. Inversement, les États-Unis ne disposent d’aucun des systèmes ou infrastructures qui leur permettraient d’accomplir la même chose. C’est le capitalisme qui ne fonctionne pas bien lorsque les besoins humains doivent être satisfaits.

    Il y a une demande constante de désigner les États-Unis comme le meilleur pays au monde avec le meilleur système de santé. En fait, la prestation des soins de santé ici est loin d’être la meilleure. Le système à but lucratif rapporte certainement des liquidités aux compagnies d’assurance et aux grandes sociétés pharmaceutiques. Mais les résultats des soins de santé sont au mieux médiocres et d’autres pays font un bien meilleur travail pour beaucoup moins d’argent. Les besoins les plus élémentaires des patients et des agents de santé ne sont souvent pas satisfaits. Les travailleurs de la santé se plaignent de ne pas avoir reçu de formation appropriée pour se protéger même lorsqu’ils traitent des patients COVID-19.

    Alors que l’Italie, une autre nation capitaliste, a été interdite en raison du nombre élevé de cas de COVID-19, la Chine signale une baisse des nouvelles infections et des améliorations des protocoles de traitement. Alors que les Américains ne peuvent pas trouver de désinfectant pour les mains à tout prix, le gouvernement chinois a construit de nouveaux hôpitaux en seulement une semaine.

    Le motif de profit qui est constamment présenté comme le remède dans toutes les situations est plutôt la cause de chaque problème. Il y a d’autres pays qui permettent aux assureurs-maladie privés de fonctionner, mais ils réglementent combien d’argent ils peuvent gagner et comment ils peuvent fonctionner.

    Le prétendu plus grand pays ne laisse passer aucune occasion de permettre aux prédateurs de s’extirper de leurs victimes. L’État défaillant ne dispose pas de suffisamment de tests nécessaires pour diagnostiquer COVID-19 et ceux qui parviennent à être testés et traités peuvent être facturés jusqu’à 3 000 $ pour ce qui devrait être un droit et gratuitement.

    Presque toutes les solutions présentées comme faisant face à cette crise font peser des charges sur la population. L’économie de «gig» et les emplois horaires à bas salaires ne permettent pas aux travailleurs de prendre des congés s’ils se sentent malades. Le prix élevé des soins de santé est un obstacle au traitement de toutes sortes de maladies. L’homme que l’establishment du Parti démocrate veut être le prochain président se vante qu’il opposerait son veto à tout effort visant à fournir des soins de santé gratuits pour tous. Il n’est pas étonnant que les Américains soient à la traîne dans toutes les mesures de bonne santé et de panique lorsqu’une nouvelle maladie transmissible fait son apparition.

    Alors que le système capitaliste très vanté ne peut pas fournir suffisamment de désinfectant pour les mains, le gouverneur de New York a trouvé une solution. Andrew Cuomo a annoncé que l’État produirait un désinfectant pour les mains fabriqué par le personnel pénitentiaire. Le produit appelé NYS Clean sera fourni aux agences publiques de l’État. Les détenus de l’établissement correctionnel de Great Meadow sont payés entre 16 et 65 cents pour leur travail. Il est typique que les États-Unis se tournent vers leur système le plus exploiteur pour répondre à un besoin fondamental.

    L’ironie n’est pas perdue pour quiconque y prête attention. La plus grande nation coupe les ressources publiques qui auraient atténué les effets de COVID-19, poursuit son système de profit qui cause des souffrances même si elle est censée apporter la santé, puis utilise le travail d’esclave des prisons pour faire ce que le système tant vanté ne peut pas.

    Donald Trump a connu les nations du Sud comme des «pays de merde». En fait, le pays shithole est celui qu’il gouverne. Les États-Unis excellent à mettre les gens derrière les barreaux, comme en témoignent les détenus de New York. Il peut fabriquer des armes et envahir les nations. La police tue plus de personnes et le coût des soins de santé est le pire au monde. Mais malheur à nous si nous devons sauver nos vies de la maladie. COVID-19 est une nouvelle maladie présentant de nouveaux problèmes, mais ce pays ne se soucie pas de ses habitants dans le meilleur des cas. COVID-19 le précise encore une fois.

    • Tahar, je pense qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions, en établissant un “palmarès” des bons et des mauvais élèves, des bonnes et des mauvaises solutions concernant une épidémie qui n est en cours ( peut-être au début ou la fin ?). Je pense que ce n est pas le moment de maudire, de stigmatiser ou de saluer un peuple. En principe, les moments difficiles doivent susciter la solidarité et l’empathie. Laissons le bilan à plus tard. Plus globalement, je pense que ce virus n est pas la par hasard, toute chose à un sens, et le sien je pense, c est de remettre en question notre mode de vie individuel et collectif.

      • @djeser, bonjour.
        En effet il est trop tôt pour conclure, mais là n’est pas l’objectif ; il s’agit simplement de montrer -par opposition aux critiques de l’article de Bruno Guigne et pour le soutenir- qu’il est utile, voire nécessaire de s’informer à diverses sources pour avoir une vue d’ensemble bien plus proche de la réalité et ainsi se prémunir des propagandes intéressées -quelles qu’elles soient.

  2. je rajoute ; voici ce que dit un expert canadien de l’O.M.S. ; le monde a une dette envers la Chine.
    Même un scientifique occidental ferait de la propagande ?

    http://global.chinadaily.com.cn/a/202002/25/WS5e54f1baa31012821727a3a1.html

    Il ne s’agit pas de défendre un régime ou un système politique mais simplement d’ouvrir les yeux et l’esprit en se débarrassant des clichés ; alors on verra les limites de l’individualisme à outrance, celui qui pousse les USA à tenter de racheter un laboratoire allemand pour avoir l’exclusivité ;

    https://francais.rt.com/international/72574-coronavirus-trump-a-t-il-voulu-faire-main-basse-vaccin-laboratoire-allemand

  3. La Chine a sans doute réussit à juguler une épidémie de grande ampleur;il ne lui reste plus qu’à arrêter de consommer des animaux sauvages et les laisser en paix dans leur environnement naturel.La chine a mis en danger la santé du monde…

  4. Merci à cet article de remettre les pendules à l’heure en pointant “là où le bat blesse” …
    “… Il est vrai qu’à Pékin on n’applique pas les consignes néolibérales, les banques obéissent au gouvernement …”
    Voilà tout y est
    Effectivement l’auteur a mis le doigt sur ce qui flanche… La dictature du système financier est incapable de servir et d’être comptable de l’intérêt national car il obéit à une logique diamétralement opposée :
    L’Etat caractérisé par le souci de l’intérêt général et dans une optique capitaliste doit aussi préserver les intérêts particuliers
    Le système financier est mû par le profit spéculatif …
    Alors, dans les conditions dictées par la seule finance toutes les sociétés humaines deviennent vite ingérables … L’Etat pour avancer doit s’en méfier …
    Evidement c’est pas dans la presse mainstream dont malheureusement le journal “le Monde” fait partie qu’on trouvera les vraies pistes de solutions puisqu’il évite de cerner les vrais problèmes …

  5. Il est bien sur plus facile d’imposer des mesures drastiques dans un système totalitaire. Cela ne signifie pas pour autant qu’un tel système est souhaitable hors période de pandémie.
    Les mesures prises en France récemment me semblent parfaitement adaptées. Il faut aussi cesser de noircir la situation, qui n’a rien à voir avec celle générée par la grippe espagnole, qui tuait jusqu’à 50% de la population après la guerre de 14. On parle aujourd’hui de 3% des personnes contaminées, lesquelles demeurent minoritaires. Je me souviens qu’il y a peu, la grippe, dont personne ne se méfie, a tué 15000 personnes en France, sans susciter de mouvement de panique. Rien ne permet d’affirmer que le Coronavirus fera pire.
    En Chine, où la pandémie a débuté, le nombre de morts demeure très faible. Il faut en effet considérer:
    – Le risque de contracter la maladie, proche de 100%.
    – Le risque de tomber malade, au demeurant limité.
    – Le risque de mourir, inférieur à 3%.

    Bref.
    C’est surtout l’économie qui va trinquer.
    Allez en paix et achetez de l’or.

    • Erreur Patrice ! On a affirmé que le coronavirus était comparable à une grippe ordinaire. Ce n’est pas le cas. Il tue même des personnes jeunes et valides. Plus il y aura de cas graves, plus le système de santé risque de s’effondrer. Ce ne sont pas seulement des malades du coronavirus qui mourront mais également ceux souffrant d’autres pathologies faute de moyens pour les soigner. On sous estime les effets collatéraux sanitaires et économiques. Il y a un effet domino actuellement à l’oeuvre.

      Par ailleurs, le brassage d’individus est sans commune mesure aujourd’hui avec l’époque de la grippe espagnole. Maintenant faisons un calcul. 67 millions de français. 50% de contaminés à terme (fourchette basse). 3% de létalité. Vous pouvez donc avoir 1 million de personnes qui décèdent. Par ailleurs, le coronavirus est un virus à ARN. Il peut donc muter et la létalité peut augmenter. On n’aura pas de vaccin avant 1 an ou 2 ans. Le virus est d’une contagiosité extrême. Il ne s’agit pas de paniquer mais de pratiquer une discipline rigoureuse (gestes barrières dont distance de sécurité de 1 m entre les personnes, éviter les rassemblements, éviter les transports en commun, …), y compris en l’absence de régime autoritaire. Sachez qu’en proportion l’Italie est pour l’heure 20 fois plus touchée que la Chine !

      De toute façon, je pense qu’on est déjà rentré dans un scénario à l’italienne. Le système de santé est déjà en train de craquer à l’est du pays. Le confinement total va probablement être décrété très prochainement. Dans mon entreprise, on y est déjà : interdiction d’utiliser les transports en commun et travail à distance systématisé. La seule chose que nous devons faire c’est soutenir nos soignants en étant responsable, en évitant de se contaminer et organiser la solidarité vis à vis d’eux (garde de leurs enfants par exemple) et des plus fragiles. Il sont en première ligne et nous en seconde dans cette course contre la montre. J’ai proposé mon aide dans mon immeuble pour aller faire des courses par exemple.

      Bref ne sous estimez pas cette pandémie. Anticipez, préparez vous, changez même d’habitudes dès à présent. Et surtout inutile de paniquer en se précipitant dans les magasins, en provoquant des ruptures de stock comme j’ai pu le voir dans mon quartier. C’est aussi ça être responsable et solidaire.

      • Patrice, je rajoute que lorsqu’on est touché gravement, 3 semaines d’assistance respiratoire et 6 mois ensuite pour s’en remettre si on s’en sort. Ça donne à réfléchir à 2 fois avant de prendre des risques inconsidérés et en pensant que nos soignants pourront nous traiter. Car personne n’est en mesure de savoir s’il sera porteur sain et asymptomatique comme les enfants, développera des symptômes bénins ou des symptômes graves. Je répète : des personnes jeunes (trentenaires) et valides meurent.

  6. Encore un article élogieux du défenseur du régime répressif des Ouïghours… ces pauvres et malheureux musulmans perdus là-bas en orient extrême ; heureusement qu’existent des champions de la démocratie du ”monde libre” pour les défendre… en dénonçant le reppressif régime.

    Ce régime vient de montrer ses capacités à défendre sa population contre un ennemi invisible, mortel, impartial, limitant au maximum les dégâts (3000 décès pour 1,5 milliards d’habitants comparé à l’Italie -partie du monde libre et non répressif- avec ses 1000 morts pour 0,06 milliard d’habitants) en prenant les mesures adéquates sans l’accord de sa population qu’il réprime bien sûr, cela va de soi.

    Le ”monde libre” ne dira jamais que le peuple chinois est en harmonie avec ses gouvernants, se fie à eux et ensemble ils œuvrent pour le possible bien pour tous.
    Le ”monde libre” cherchera toujours la petite fissure dans la Grande Muraille… comme on chercherait la petite fausse note de la formidable musique d’un orchestre symphonique.

  7. L’auteur met en lumière le dynamisme réel de la chine qui n est plus à prouver. Il faut cependant nuancer cette image d Épinal : Ce pays est un acteur déterminant pour la construction de nombreuses infrastructures absentes en Afrique et en inde dont il faut saluer. Elle produit aux mondes de nombreux objets bon marché qui arrange pas mal d entre nous. elle est devenu aussi un contre-pouvoir nécessaire au rapport de force que l on observe entre les usa et la Russie.

    Il faut cependant reconnaitre que le coronavirus a un eu aspect positive car il rappel au monde notre vulnérabilité , en cause notre modèle économique qu il faut revoir au plus vite. La chine s est imposé comme étant une charnière essentiel à l économie mondiale, si le pays est confiné, le monde est en panne. Si cette contagion ou un autre événement durait dans le temps qu arriverait il à la planète ?
    Ce virus est la pour nous rappeler que l’autonomie de chaque société doit être un objectif à atteindre.

    La chine cherche à développer son influence mondiale avec les nouvelles routes de la soies et des ports dont elle propriétaires. Pour un monde durable et un équilibre des forces , il faut que chaque pays puisse exercer une influence régionale et mondiale , cette influence ne doit pas se concentrer entre les mains de quelques pays .

  8. Une apologie du système chinois, une dictature violente en passe d’être responsable d’un génocide contre l’ethnie musulmane de Chine, publiée dans un journal musulman ??????? Y a un gros pb sur la politique éditoriale de ce journal !!!!

  9. Cet article semble sorti des temps maoïstes où la propagande battait son plein et où la “révolution culturelle” tuait des dizaines de milliers de personnes.
    On pourrait aussi bien écrire tout le contraire en disant que la Chine a réagi trop tard et a contaminé le monde entier, puisque, les faits sont têtus, le Covid 19 est issu de la Chine.
    Mais, très vraisemblablement, comme toutes les épidémies, une fois qu’un nombre significatif de personnes est contaminé, la maladie arrête de se propager.
    Ce qui a été fait en Chine ou ailleurs dans le monde c’est d’essayer d’étaler le cycle de la contamination.
    Au demeurant, si cette épidémie nous fait réfléchir sur notre modèle de développement, si elle nous permet de nous poser plus de questions sur notre vie terrestre et sur la façon de la mener de manière plus solidaire et plus fraternelle, ce serait un facteur positif.
    D’un seul coup l’humanité va s’arrêter quelques instants dans sa course suicidaire au profit et à l’inutile. Peut-être pourrait-on en profiter pour une remise en cause?

  10. Le fait est que depuis quelques années, presque tout sourit à la Chine car elle s’est montrée tenace et patiente. Et là où on l’attaquait, dès qu’on ouvre les yeux désormais, on voit qu’elle a été calomniée plus que les autres. Ca ne fait pas de ce pays un paradis sur terre, mais il faut reconnaître ses succès incomparables dans la lutte contre la pauvreté et dans la lutte contre le terrorisme. Et aujourd’hui ses succès dans la lutte pour la science. Certes, cela est au prix d’un esprit collectiviste qui ne plait pas aux Occidentaux et à ceux des musulmans qui ont subi cette influence coloniale. L’islam en Chine, comme tout autre aspect de cette société, est strictement discipliné et doit s’organiser dans le cadre de l’Etat-Parti. Pour les Chinois cette discipline est le prix à payer pour sortir du sous-développement et permettre la promotion sociale des plus pauvres. Ce qui explique l’aura dont elle jouit dans des pays comme le Pakistan, la Malaisie, l’Asie centrale, et ailleurs.

    • Absolument baraa. Vous avez tout compris. Discipline, y compris à marche forcée en Chine. Seule compte la nation et si on est plus cynique (ou réaliste ?) les intérêts de son élite. Le sacrifice des individus est parfaitement intégré. Avez vous vu ce très beau film chinois de Zhang Yimou, Hero ? Des assassins complotent contre celui qui veut exercer son unique autorité sur les royaumes de l’époque. Le dernier assassin qui survit, le plus doué d’entre eux, vient pour le tuer. Il a apporté un rouleau, rédigé par un de ses collègues assassins, dont lui même ne connaît pas la teneur, qui doit être remis au tyran et lui permettre aussi de s’en approcher suffisamment pour l’abattre. Mais quand le tyran déroule le rouleau, il n’y a qu’un seul mot de calligraphié : « Pays ». L’assassin comprend alors qu’il doit se soumettre au tyran et ainsi se sacrifier pour que naisse la Chine, le pays qui unit les royaumes combattants.

      Nos démocraties sont en train de réaliser leurs faiblesses. Je pense que nous allons prendre un tournant plus nationaliste et autoritaire, sans pour autant nous acheminer vers un régime chinois ou russe. Fini l’universalisme béat. Car malheureusement le monde a changé et nous nous prenons le mur de la réalité en pleine poire.

  11. L’employé du mois de la propagande chinoise. De plus, se lancer dans un tel panégyrique du régime persécuteur des Ouïgours ici, c’est assez ubuesque.

    • Ne nous sort-on pas la marionnette ouïghour, comme on a précédemment montré des marionnettes “bons-rebelles-démocratiques-contre-la-dictature” au moment où l’impérialisme voulait faire changer divers “régimes” pas assez obéissants ? Justement, certains ouïghours épaulent les terroristes résiduels en Syrie ou en Irak. J’imagine que le patron de la Turquie en a envoyé quelques uns en Libye aussi.
      S’il est judicieux de se méfier de la propagande chinoise (ou russe, tiens !), méfions-nous aussi de celle de nos médias + gouvernements atlantistes. Je pense aux ADM et couveuses de S. Hussein, à Timisoara, à la “paix” sioniste pour la Palestine, aux Talibans responsables du 11 septembre, aux “Droits de l’Homme” qui répriment les lanceurs d’alerte, etc.

  12. Bien vu Bruno Guigue. La Chine n’est pas l’Occident. Dommage en revanche que vous ayez un œil ouvert et l’autre fermé. La Chine réglera avec la même efficacité la question de l’islamisme et de sa propagation. Les « camps de formation » des ouïgours sont la pour en attester. L’efficacité, le pragmatisme des chinois ne sont plus à démontrer. Ils ne s’embarrassent d’idéologies comme le droitdelhommisme qui se tire une balle dans le pied. C’est culturel et ça remonte bien avant le communisme. Lire Francois Jullien et son Traité de l’efficacité.
    Mais l’autorité reviendra en France, si ce n’est l’autoritarisme que vous allez l’air de chérir. Et ça signera surtout la faillite de votre propre pensée j’en ai bien peur. Il y a plus de larmes versées sur les prières exaucées que sur celles qui ne le sont pas disait sainte Thérèse d’Avila.

  13. tout à fait d’accord avec cet article sur le sujet. La Chine a montré qu’elle est de facto la future grande puissance mondiale, c’est un fait et à ceux qui en doutaient, ne leur reste que leur mesquine hypocrisie et tartufferie rhétorique..gnagna, dictature, gnagna, discipline culturelle, gnagna service de santé de wish.
    bah ouais, les jaunes savent faire du blanc en efficacité et cette fois ci sans les copier!! reste à savoir si les brule lee font faire du kung fu avec les firmes occidentales dont le cours de leurs actions s’effondrent, les chinois ne sont pas rancuniers, les italiens masqués vous en diront le plus grand bien sur le sujet. La Chine va ressortir encore beaucoup plus forte de ces deux mois.

    • @Didier Lestage – Je connais très mal le régime chinois, aussi me garderai-je de le juger en bien ou en mal. Mais force est de constater que la Chine sort par le haut de cette épreuve, alors qu’à cause de notre dogmatisme nous pédalons dans la semoule.
      Rendons à César…

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