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Cisjordanie : les Églises de Jérusalem dénoncent les violences des colons et le silence complice de la communauté internationale

Réunis à Taybeh, dernier village entièrement chrétien de Cisjordanie, les Patriarches et chefs des Églises de Jérusalem ont lancé un cri d’alarme face aux attaques répétées de colons israéliens, qu’ils qualifient de systématiques et ciblées. Le 7 juillet, des colons ont incendié les abords du cimetière et de l’église Saint-Georges, un site historique du Ve siècle.

Pour les chefs religieux, ces actes ne sont pas de simples violences isolées : ils relèvent d’une volonté délibérée d’effacer la présence chrétienne de cette terre. Pâturages saccagés, oliveraies détruites, maisons incendiées, slogans menaçants – les attaques se multiplient dans l’indifférence générale. Le Conseil des Églises pointe du doigt la responsabilité directe des colons, mais aussi celle des autorités israéliennes qui, selon eux, facilitent leur présence et laissent les agressions impunies. Les forces de police n’ont même pas répondu aux appels d’urgence des habitants lors des derniers incidents, accusent-ils.

Face à cette situation, les chefs d’Églises fustigent également le silence assourdissant de la communauté internationale : “Où sont les voix chrétiennes du monde ? Où sont les diplomates, les dirigeants, les responsables ecclésiastiques prêts à défendre cette minorité menacée d’effacement ?” Ils appellent à une réaction forte, à des pressions réelles sur Israël pour mettre fin aux violences et protéger les lieux saints. “Même en temps de guerre, les sanctuaires doivent être préservés. Assez de déclarations molles : il faut des actes.”

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Et de conclure, aux côtés du clergé de Taybeh : “Vérité et justice finiront par l’emporter.” Mais combien de temps encore faudra-t-il survivre dans l’abandon ?

À noter enfin l’absence totale de réaction de Sarah Knafo, épouse d’Eric Zemmour, et  vice-présidente de l’intergroupe Chrétiens d’Orient au Parlement européen. Fervente partisane du génocidaire  Netanyahou  elle n’a toujours pas condamné les attaques contre les chrétiens palestiniens de Taybeh. Un mutisme révélateur d’un double discours : pour elle, les chrétiens de Terre Sainte ne méritent ni protection ni considération — parce que leur oppresseur est Israël, et qu’à ce titre, leur souffrance est niée, leur existence marginalisée.

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