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Caroline Fourest s’en prend à Moncef Marzouki

Assénant sa vision tronquée du monde avec l'habileté de la "serial-menteuse" qu’elle est, et telle qu’elle a été confondue par Pascal Boniface dans son ouvrage "Les intellectuels faussaires", Caroline Fourest ne pouvait décemment décliner l’invitation d’Anne Sinclair à se répandre dans le Huffington Post, version française et sous haute influence…

Aurait-elle épuisé tous les subterfuges pour disqualifier sa proie de prédilection, infiniment utile et rentable, Tariq Ramadan, qu’elle déverse ainsi son fiel sur le président de la Tunisie, Moncef Marzouki, ce dernier ayant l’outrecuidance de ne point épouser ses partis pris obsessionnels et d’être lié avec des personnalités qu’elle abhorre?

C’est sous une plume acide que Caroline Fourest signe "Les promesses (non tenues) de Moncef Marzouki égratignant le nouveau président de la Tunisie libérée, démocratique, et un peu trop souveraine à son goût.

Quel est le comble de l’horreur pour l’anticléricale primaire aux diatribes moralisatrices ? Publier un livre d’entretiens "Dictateurs en sursis" avec le politologue Vincent Geisser, maintes fois fustigé pour sa complaisance envers ces islamistes qu'elle voit partout, et jouir du soutien de la première heure de la part du site Mediapart, qui a redonné ses lettres de noblesse au journalisme d’investigation.

Pour accabler davantage encore sa nouvelle bête noire, une phrase extraite d’une interview de Moncef Marzouki est mise en exergue, altérée comme à l’accoutumée : “Il prône aussi un enseignement débarrassée de l’usage de la langue française, qualifié de “cancer linguistique” écrit-elle.

Heureusement, la sagacité du blogueur marocain Ibn Kafka rétablit la vérité :  se référant au “ créole franco-arabe“, le président tunisien s’interrogeait en réalité en ces termes : "Qu’est-ce qui explique donc cette défaillance linguistique, ainsi que notre crainte que “le créole” ne devienne non seulement un simple langage des jeunes de Facebook, mais un cancer linguistique encore plus grave ?".

Un questionnement auquel il répondait, en précisant sa conception politique : "Il faut qu’on en finisse avec la politique du face à face, où le Maghreb utilise le français, et l’Orient l’anglais, en lui substituant une politique à multiples issues, comme le fait d’avoir en Tunisie des lycées pilotes tuniso-français, tuniso-anglais, tuniso-chinois, tuniso-nippons, tuniso-coréens, tuniso-espagnols, tuniso-portugais ; les générations seront ainsi ouvertes sur différentes cultures, et on se serait ainsi affranchi de toute dépendance culturelle qui nous cantonne dans une seule langue". 

Volant d’une tribune médiatique à une autre, ayant rejoint le cercle fermé et huppé des éditocrates du parisianisme, Caroline Fourest a su prospérer sur une tyrannie intellectuelle qui a fait du mensonge un tremplin vers la gloire.

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