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Camel Bechikh accusé de placer Fils de France sous l’influence de l’UOIF

Fils de France traverse une crise en interne. Camel Bechikh, ancien président de cette association est accusé   de “dérive autoritaire” et de “vouloir placer Fils de France sous l’influence de l’UOIF”. Les cadres historiques de cette association ont publié un communiqué  (voir ci-dessous) dans lequel ils apportent leur soutien à  Sofien Hézami, co-fondateur et propriétaire du nom “Fils de France” qui est visé par une action en justice initiée par Camel Bechikh.

 

COMMUNIQUE

Fils de France traverse une crise dont vous avez peut-être eu connaissance via la presse (1) . Un conflit oppose, en effet, des membres historiques de Fils de France à Camel Bechikh, ancien président de l’association. M. Bechikh a initié une action en justice qui vise Sofien Hézami, co-fondateur et propriétaire du nom “Fils de France”, pour lui ôter ses droits légitimes sur l’association. Nous avions décidé de ne pas exposer ce conflit inutilement. Préférant le dialogue, nous espérions trouver un terrain d’entente. Nous nous sommes heurtés à un refus catégorique de M. Bechikh. Malgré l’intervention de plusieurs médiateurs, il a décidé de maintenir l’assignation en justice contraignant ainsi M Hézami à engager un avocat. Nous devons des explications à ceux qui croient en l’aventure de Fils de France. Nous avons été confrontés à une dérive autoritaire de la part de M. Bechikh, rétif à la critique.

Parmi les sujets de tensions : son appartenance à l’UOIF ainsi que son ambiguïté quant au respect du caractère aconfessionnel de l’association. En avril 2015, nous apprenons que Farid Abdelkrim, auteur de Pourquoi J’ai cessé d’être Islamiste, pourtant proche de l’association, est interdit de “Café Fils de France” par ce dernier. M. Abdelkrim, qui a quitté l’UOIF, cherche à promouvoir l’ouvrage dans lequel il dénonce l’islamisme des Frères Musulmans en France. Nous constatons ainsi que nos craintes au sujet de M. Bechikh  sont fondées. Par cet acte, il signifiait son allégeance à l’UOIF, organisation dont il est membre depuis 1993.

En janvier 2016, lorsqu’il parvient à organiser un café Fils de France, c’est un prédicateur de l’UOIF, formé en Egypte, Othman Iquioussen, qui est invité pour parler de l’attachement à la patrie…(2) C’est la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Laisser faire aurait signifié l’abandon d’un projet collectif cher à nos yeux et capital pour notre pays. En plus de vouloir en faire un marche pied personnel, M. Bechikh a tenté de placer Fils de France sous l’influence de l’UOIF.

Après concertation, nous avons donc décidé de donner la parole à Farid Abdelkrim dans un entretien vidéo diffusé en mai 2016 (3) . Il y critique ouvertement la mouvance française des Frères Musulmans et Amar Lasfar, président de l’UOIF. Voilà la raison officieuse de la procédure judiciaire engagée par M. Bechikh contre M. Hézami. Etonnamment la mise en demeure ne fera aucune référence à cette vidéo…

Pour résumer, M. Bechikh a détruit le fruit du travail des plus belles années de Fils de France. Ligne éditoriale confuse, annulation d’événements Fils de France telle que l’Université de Printemps 2015, raréfaction des cafés Fils de France, dispersion des militants, voilà ce qu’est devenue l’association. Ceux qui ont suivi, détracteurs comme sympathisants, l’activité de Fils de France, peuvent constater que le retrait de ses cadres les plus actifs a précipité le déclin de l’association. M. Bechikh détourne une association de ses objectifs initiaux, la met sous orbite de l’UOIF et censure la parole d’un ancien Frère Musulman.

De surcroît, il s’en prend judiciairement, à travers Sofien Hézami, aux membres historiques de Fils de France qui ont osé dénoncer ces agissements. M Hézami est clairement la cible d’une tentative d’intimidation et de demandes financières scandaleuses d’un montant supérieur à 10 000 euros.  Nous, cadres historiques de Fils de France, renouvelons notre soutien à notre ami et camarade Sofien Hézami, un patriote, devenu la cible désignée de M. Bechikh, membre de l’UOIF. Nous ne manquerons pas de tenir informer le public des suites de cette affaire judiciaire.

Notes:

(1) http://www.lepoint.fr/politique/un-collectif-fn-enregistre-une-emission-avec-une-figure-de-l-uoif-18-10-2016-2076891_20.php

(2)  http://www.filsdefrance.fr/divers/article/caf-fils-de-france-le-mardi-19-janvier

(3) https://www.youtube.com/watch?v=LQY4-3PvRV0

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