in

Arabie saoudite : les premiers permis de conduire délivrés à dix femmes triées sur le volet

Jour à marquer d’une pierre blanche pour de nombreuses saoudiennes qui désespéraient
de pouvoir entrer de plain-pied dans le XXIe siècle au volant d’une voiture, ce lundi 4 juin a exaucé leur vœu le plus cher, en délivrant à dix d’entre elles la précieuse autorisation qui leur était jusqu’à présent obstinément refusée.

Prélude à la délivrance de plus de 2 000 permis de conduire d’ici au 24 juin, ce lundi historique, placé sous le signe de l’émancipation frémissante de la gent féminine, a permis à dix femmes déjà titulaires d’un permis international de recevoir le document officiel si fébrilement attendu, après avoir subi un examen de pure forme.

Trois semaines avant que l’interdiction archaïque de conduire appartienne à un passé révolu, la Direction générale de la circulation d’Arabie saoudite a décidé de donner son feu vert à dix précurseuses de la route, pour la plus grande joie de leurs concitoyennes qui trépignent d’impatience à la perspective de ne plus voir leur liberté de mouvement entravée par un feu resté bloqué au rouge.

Parmi ces conductrices privilégiées figure Rema Jawdat. Cette analyste, spécialisée dans l’étude des risques au sein du ministère de l’Economie et de la Planification, a exprimé son enthousiasme sur Twitter, brandissant fièrement sa licence de conduire sur la photo qui accompagnait son message, comme si elle avait décroché le Graal.

« Aujourd’hui fut une journée extraordinaire pour moi. J’ai obtenu le permis de conduire en Arabie saoudite ! C’est un rêve devenu réalité », a-t-elle exulté.

Pendant que la vidéo ci-dessous faisait le buzz – montrant l’attribution du permis de conduire par les autorités saoudiennes à l’une de ces dix femmes triées sur le volet – Tahani Aldosemani, professeure adjointe et sous-secrétaire du département du Doyen des technologies à l’université Prince Sattam Bin Abdulaziz d’Al-Kharj, troquait, pour sa part, avec émotion sa licence américaine contre sa licence saoudienne.

« Conduire pour les femmes signifie bien plus que simplement s’asseoir sur le siège conducteur. Cela forge le caractère, renforce la confiance en soi et augmente la confiance que les autres ont en vous, cela responsabilise la personne et démontre sa capacité à prendre des décisions, à être autonome, à faire preuve de civisme, sans parler des dimensions économiques et sociales de la conduite », a-t-elle commenté.

Mais cette avancée notable pour les droits des femmes saoudiennes masquerait-elle une vaste pantalonnade politicienne ? Au moment même où la monarchie saoudienne célébrait, à grand renfort de communication, la remise des tout premiers permis de conduire à des femmes sélectionnées avec soin, une douzaine de militantes féministes, jugées sans doute un peu trop frondeuses, étaient jetées en prison pour avoir osé revendiquer le droit de conduire et demander l’affranchissement de la tutelle masculine. Un contraste pour le moins saisissant…

La vidéo devenue virale 

6 commentaires

Laissez un commentaire
    • Le moyen age était un age d’or pour les musulmans,
      Actuellement les musulmans n’ont pas de présent, c’est la punition d’Allah.
      Les musulmans croyaient qu’Allah ne punit que les juifs, personne n’est à l’abri.
      Quand on montre les gens du doigt, cela veut dire qu’on est les prochains.

  1. La famille al saoud interdit et autorise, au nom de leur père saoud.

    On interdit à une femme de conduire, et on autorise des dansing mixtes, depuis un siècle, et on appelle ça Islam.

  2. Il est normal que les femmes veulent conduire ,c’est une obligation de nos jours. La société à besoin de véhicules, l’on ne peut pas sans passé ,Allah alem wa salam wa likoum .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Comment est déterminée la date de l’Aid el-Fitr ?

Londres : deux grandes mosquées inscrites au patrimoine historique du Royaume-Uni