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Angela Merkel enflamme les réseaux sociaux Outre-Rhin, après sa rencontre avec une jeune refugiée palestinienne

Jouer sur la corde sensible pour regagner le cœur de son électorat n’est pas l’exercice qu’affectionne le plus la Chancelière allemande, Angela Merkel, laquelle doit quelque peu forcer sa nature pour s'humaniser et conquérir la jeunesse allemande, l’une des cibles prioritaires de sa nouvelle stratégie de conquête.

A-t-elle suffisamment fait preuve d’empathie envers une jeune réfugiée palestinienne menacée d’expulsion, qui a fondu en larmes et ému l’Allemagne ? Là est la question qui fait débat, divise et échauffe les esprits sur les réseaux sociaux depuis mercredi 15 juillet, date de sa rencontre filmée avec des lycéens à Rostock et surtout de sa marque d’affection à l’égard de cette adolescente qui a contrasté avec ses paroles bien moins tendres, dictées par la realpolitik.

Voici la retranscription de cette scène (voir vidéo ci-dessous) qui crée des remous de l’autre côté du Rhin. Prenant la parole dans un allemand quasi parfait, la jeune palestinienne, venue du Liban il y a quatre ans, a interpellé la chancelière sur sa situation aujourd’hui dans l’impasse, et à laquelle elle ne peut se résoudre sans souffrir. « Je vais être expulsée, alors que je veux étudier en Allemagne. C’est vraiment mon souhait et un but que je voudrais vraiment atteindre, c'est ça, c'est vraiment très dur de voir comment les autres peuvent vraiment profiter de la vie et comment soi-même on ne peut pas en profiter aussi », s’est-elle épanchée, visiblement bouleversée, avant de s'effondrer.

Droite dans ses bottes, Angela Merkel, peu habituée à débattre avec la jeune génération et à se frotter à la réalité de l’immigration sous les traits d’une jeune fille très touchante, n’a pas trouvé les bons mots, et c’est un euphémisme, le pragmatisme de son discours l’emportant sur la compassion.

"Tu es une personne absolument sympathique, mais tu sais aussi que dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban, il y a aussi des milliers et des milliers de gens… Et si nous disons maintenant 'vous pouvez tous venir et vous pouvez tous venir d'Afrique et vous pouvez tous venir', ça, ça nous n'en avons pas les capacités. Nous sommes aujourd'hui tiraillés et la seule réponse que nous donnons, c'est : 'Il ne faut plus que cela continue à durer si longtemps jusqu'à que les décisions soient prises.' Mais certains aussi devront repartir", a-t-elle répondu, avant de se laisser finalement attendrir…

Allant vers la jeune palestinienne pour la réconforter, Angela Merkel lui a caressé le front en lui disant "Tu as très bien fait", tandis que l’animateur de l’émission s'est mis à critiquer son attitude condescendante, lui lançant : "Je ne crois pas, Madame la chancelière, qu'il s'agisse de bien faire, mais d'une situation très pesante..."

Une pique qui a fait mouche, piquant au vif la chancelière : "Je sais qu'il s'agit d'une situation pesante et c'est pourquoi je souhaite quand même la caresser." Et de s'adresser à nouveau à la jeune palestinienne : "Parce que nous ne voulons pas vous placer dans de telles situations, parce que tu es dans une situation difficile et parce que tu as très bien exposé pour beaucoup d'autres gens dans quelle situation on peut se retrouver, n'est-ce pas?", a-t-elle insisté, enflammant le Net.

Une chose est certaine, Angela Merkel, qui mène l’Europe à la baguette, a beaucoup à apprendre de la France et notamment de Sarkozy, son ex-homologue qui lui claquait la bise sans retenue, en matière d’instrumentalisation de la politique de l’émotionnel…

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