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Syrie : le président syrien par intérim al-Sharaa accuse Israël de semer “le chaos et la destruction” à Sweida

Le président syrien par intérim, Ahmad al-Sharaa, a accusé jeudi Israël de chercher à plonger la Syrie dans le chaos après une série de frappes meurtrières sur Damas et la région de Sweida, à majorité druze. Dans une déclaration télévisée, al-Sharaa a affirmé que l’État syrien “protègera ses citoyens druzes” et qu’il “tiendra pour responsables” ceux qui ont pris part aux violences.

Ces frappes israéliennes, qui ont visé notamment le ministère de la Défense et des sites proches du palais présidentiel, marquent une escalade sans précédent. Sous prétexte de défendre la minorité druze, Tel-Aviv a ciblé les infrastructures d’un pays déjà à genoux, attisant les tensions et les divisions internes. « Nous refusons d’être les marionnettes d’intérêts étrangers », a lancé al- Sharaa.

Sur le terrain, les combats opposant Druzes et Bédouins ont fait plus de 350 morts en cinq jours, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Des témoins affirment que les forces gouvernementales, censées rétablir l’ordre, se sont en réalité jointes aux milices bédouines contre les Druzes. Des images circulant sur les réseaux montrent des exactions humiliantes : des dignitaires druzes contraints de se raser publiquement, des maisons incendiées, des drapeaux piétinés. Face à cette situation explosive, Israël ne joue pas les protecteurs mais les pyromanes. Encouragée par une partie de sa propre communauté druze, l’armée israélienne multiplie les incursions, aggravant un conflit interne sous couvert d’humanisme. Derrière le vernis sécuritaire, c’est une opération politique brutale visant à disloquer un peu plus la Syrie post-Assad.

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Al-Sharaa a également dénoncé « le ciblage à grande échelle d’installations civiles et gouvernementales » par Israël, affirmant que cela avait « sérieusement aggravé la situation et précipité la région vers une escalade majeure ». Il a ajouté : « Le peuple syrien ne reculera pas. Si notre dignité est menacée, nous saurons nous défendre. » Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU est prévue ce jeudi, alors que les États-Unis, la Turquie et plusieurs pays arabes auraient entamé une médiation pour éviter une extension régionale du conflit. Mais sur le terrain, la colère gronde, et beaucoup redoutent que le pire ne soit encore à venir.

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