Dans une tribune publiée lundi 26 mai dans Libération, près de 300 écrivains d’expression française, dont Annie Ernaux, J.M.G. Le Clézio, Leïla Slimani, Virginie Despentes et Mohamed Mbougar Sarr, appellent à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et dénoncent un « génocide » en cours. Un appel fort, mais tardif, que les signataires reconnaissent eux-mêmes : « Nous avons trop tardé à parler d’une seule voix. »
« Nous ne pouvons plus nous contenter du mot “horreur”, il faut aujourd’hui nommer le “génocide” à Gaza », écrivent-ils, en écho aux constats de juristes internationaux et d’organisations de défense des droits humains. Les signataires dénoncent la destruction systématique de la vie civile, culturelle et intellectuelle dans l’enclave palestinienne : bibliothèques, universités, lieux d’écriture et même les écrivains eux-mêmes sont ciblés, disent-ils.
La tribune exige l’imposition de sanctions contre l’État d’Israël, la libération des otages israéliens encore détenus, mais aussi celle des milliers de prisonniers palestiniens emprisonnés sans jugement. Elle alerte également sur la responsabilité morale des intellectuels face à ce qu’ils qualifient comme une tragédie historique : « Nous avons trop tardé à parler d’une seule voix. »



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