Menu
in ,

19 militants de Génération Identitaire devant le tribunal de Bobigny ce jeudi 12 mars

Quand ils ne crient pas « Sus à l’islamisation de la France », sous leur bannière déployée crânement sur des édifices qu’ils ont pris d’assaut – comme ce fut le cas à Poitiers, sur le chantier de la mosquée locale, en octobre 2012 – les nervis du groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire (GI) crient haro sur les étrangers avec la même fureur.

         La Mosquée de Poitiers assiégée par Génération Identitaire en 2012

Adeptes des actions coup de poing, ces ultras du nationalisme revanchard avaient une fois encore vomi leur détestation du multiculturalisme en mars 2019, au sommet du bâtiment de la CAF de Bobigny (Seine-Saint-Denis), sur lequel ils s’étaient hissés de manière fracassante.

« De l’argent pour les Français, pas pour les étrangers », réclamait alors une vingtaine d’entre eux, tous gonflés à bloc et les poings levés, sur le coup de 7h30 du matin, réservant un réveil brutal à la population locale et une bien mauvaise surprise aux employés les plus matinaux… Des employés qui se sont dit « extrêmement choqués et indignés » par leur intrusion intolérable et d’une grande violence, car « portant atteinte aux valeurs de la CAF », ainsi que l’a rappelé récemment Bernard Deryck, directeur adjoint de la CAF de Seine-Saint-Denis, dans un entretien au Figaro.

Un an après cette énième démonstration de force hautement répréhensible, qui ne leur a valu aucune médaille honorifique mais plutôt d’être frappés d’opprobre, 19 militants jusqu’au-boutistes de GI (17 hommes et 2 femmes) doivent comparaître ce jeudi 12 mars devant le tribunal de Bobigny. Poursuivis pour « entrave concertée avec voies de fait à l’exercice de la liberté du travail », ils encourent trois ans de prison et 45.000 euros d’amende au titre de l’article 431-1 du Code pénal.

Publicité

Quelques heures avant d’emprunter le chemin du prétoire, leur avocat, Me Lambert, a affirmé que ses clients abordaient ce procès relativement « sereins », tout en s’insurgeant contre « un dossier ayant d’importantes dimensions politiques et médiatiques » et « l’infraction totalement artificielle » qu’on leur impute. Mais dans quel état d’esprit sont la fachosphère et le ramassis de nazillons qui font bloc derrière eux, à coup de menaces et d’intimidations ? Ces redoutables semeurs de troubles, furieusement islamophobes et xénophobes, dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont rien de citoyens tranquilles… Là est la question.

Bernard Deryck, directeur adjoint de la CAF de Seine-Saint-Denis, veut croire en « la condamnation de ces militants ». Si une banderole devait être déroulée aujourd’hui, ce serait sans conteste pour exiger une peine exemplaire.

Laissez un commentaire

Quitter la version mobile