Jeudi 23 février 2012

Libye : Kadhafi, portrait total

Retour sur le sombre bilan de celui qui aura été le héraut de l’unité arabe avant de devenir un allié objectif des États-Unis et d’Israël. En 42 ans de pouvoir erratique, le chantre de l’unité arabe aura été l’un des fossoyeurs du nationalisme arabe, le démineur par excellence des menées américaines dans la sphère arabe, le meilleur allié objectif d’Israël et le fossoyeur de son peuple.

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La révolte arabe 2011 : Un ça va, trois…Bonjour les dégâts

Zine el Abidine Ben Ali (Tunisie), en janvier, Hosni Moubarak (Egypte), en Février, Mouammar Al-Kadhafi, aux Ides de mars…

En hommage à la révolte du peuple arabe, première révolution démocratique du XXI eme siècle, en ce qu’elle se fait, contrairement à celle des peuples d’Europe orientale dans la décennie 1990, sans soutien extérieur, contre leurs oppresseurs et les protecteurs de leurs oppresseurs, par articulation de la dialectique de l‘ennemi intérieur sur l’ennemi extérieur.

Avec mention spéciale pour les peuples en lutte (Arabie saoudite, Bahreïn, Jordanie, Irak, Yémen, Algérie, Maroc, Somalie, Djibouti), dont le combat marque la faillite de la doxa officielle occidentale et la déconfiture de l’élite politico-médiatique occidentale.

L’annonce samedi 25 février 2011 par l’ancien ministre de la justice de Libye, M. Moustapha Abdel Jalil, de la formation à Benghazi d’un gouvernement provisoire représentatif de toutes les provinces du pays et de ses couches socio politiques en vue de piloter la transition de l’ère post Kadhafi a porté le coup de grâce à la légitimité et à la représentativité du guide de la Jamahiriya.

Au dixième jour des combats marqués par le ralliement à la contestation populaire de tous les survivants du groupe des officiers libres, tombeur de la dynastie senoussie, en 1969, de la quasi-totalité des provinces et des tribus du pays, de larges couches de l’administration civile, des forces armées et de la sécurité, le ministre démissionnaire a fait planer la menace de poursuites pénales internationales sur le dirigeant libyen, affirmant détenir de preuves sur la responsabilité directe du Colonel Mouammar Kadhafi dans la destruction du Boeing américain au dessus de la localité de Lockerbie (Ecosse).

Arcbouté sur la garde prétorienne du régime, une milice de 30.000 hommes dirigée par ses quatre fils, Mou’tassem Bilal, Saadi, Khamis et Hannibal, épaulés par un duo de collaborateurs sulfureux, son chef des services secrets Abdallah Senoussi, impliqué dans l’attentat anti-français de l’UTA au dessus du Ténéré, et de son ministre des affaires étrangères, Moussa Koussa, abandonné par ses anciens frères d’armes, y compris le commandant en chef de l’armée, le commandant opérationnel des forces spéciales et le ministre de l’intérieur, le colonel Mouammar Al-Kadhafi subit le dernier quart d’heure de son long mandat, retranché dans la caserne militaire d’ Al Azizya, à Tripoli, qui lui tient lieu de résidence, ployant sous l’assaut de son peuple dans une véritable guerre de libération populaire contre sa dictature.

Bilan de 42 ans de narcissisme : Du fossoyeur de la cause nationale arabe au fossoyeur de son peuple.

1ère partie – Le fossoyeur de la cause nationale arabe

Doyen des chefs d’Etat arabe depuis l’an 2000, et, paradoxalement, parmi les moins âgés des dirigeants arabes, Mouammar al-Kadhafi a longtemps été leur benjamin. Sa longévité, loin de consolider sa maturité, a accentué sa fatuité et accéléré les rythmes de ses foucades jadis juvéniles, désormais séniles.

Son accession au pouvoir en 1969, au lendemain de la traumatisante défaite de juin 1967, en pleine guerre d’usure le long du Canal de Suez, a fait l’effet d’un séisme stratégique. En amputant le camp occidental de deux importantes bases, une américaine, la base aérienne et d’interception des communications de Wheelus Air Field, à Tripoli, et la base anglaise d’El Adem, à Benghazi, chargée de formater et de contrôler la police libyenne, la garde prétorienne du régime monarchique, Kadhafi a dégarni l’alliance atlantique d’une large portion de la façade maritime de la Méditerranée orientale au profit du camp soviétique.

Des trois coups d’état qui ont sanctionné la défaite arabe de 1967 -le coup d’état baasiste de juillet 1968 en Irak, le coup d’état nassérien du Soudan du général Gaafar al Nimeiry, en Mai 1969, et le coup d’état de Mouammar al-Kadhafi, en septembre 1969, le basculement pro nassérien de la Libye aura eu l’effet le plus durablement dévastateur sur le dispositif occidental en Méditerranée orientale, zone de mouillage de la VI me flotte américaine, zone de maillage de la zone pétrolifère arabe, avec les bases anglaises d’Akrotiri et de Dékhélia (Chypre), de Massirah (sultanat d’Oman), ainsi que la base navale du protectorat britannique d’Aden et la plateforme aéronavale américaine de l’île de Diego Garcia (Etats-Unis), dans l’Océan indien.
Si la révolution de mai 1969 au Soudan a élargi le champ de manœuvre égyptien en faisant du Soudan l’arrière base stratégique de l’Egypte, le point de regroupement de la flotte des bombardiers à long rayon égyptiens, le coup d’état de Kadhafi a amplifié la percée soudanaise, neutralisant au passage les effets de la perte du sanctuaire nassérien en Irak.

Dotant l’Egypte des infrastructures aéroportuaires militaires anglo-américaines alimentées par les gigantesques réserves pétrolières libyennes, il a atténue quelque peu les effets de la défaite de 1967, en privant de surcroît les occidentaux d’un point d’observation et d’intervention sur le flanc méridional de la Méditerranée. Mais très vite ce double avantage va se transformer en handicap et la promesse d’une ère nouvelle du combat arabe tourner au cauchemar du fait des revirements du soudanais et des reniements du libyen.

Parvenu très jeune au pouvoir, en 1969, à l‘âge de 26 ans, à la faveur d’un coup d’Etat, Mouammar al-Kadhafi s’y maintient depuis 42 ans, univers indépassable de trois générations de Libyens, au point que dans les recoins du pays beaucoup s’imaginent que la Jamahiriya -littéralement la populocratie (le gouvernement des masses)-, est sa propriété et non la propriété du peuple, tel qu’il l’a décrétée il y a trente ans.

Plus fort que les wahhabites, Kadhafi. Unique pays arabe portant le nom de son fondateur, l’Arabie saoudite, propriété de fait de la Famille al-Saoud, a tout de même vu se succéder depuis 1969 quatre monarques : Faysal, Khaled, Fahd et Abdallah. En Libye, Kadhafi se succède à lui-même.
Dirigeant nationaliste arabe, en 1969, il sera au gré des appellations journalistiques de la presse occidentale en manque de sensation mais non d’imagination, un chef de file du « trotskysme musulman », un « révolutionnaire tiers-mondiste », un « sage africain » pour finir sa mutation en chantre du pan capitalisme financier proaméricain. Mais par ses faits et ses méfaits, il aura été le meilleur allié objectif des Etats Unis et d’Israël, contribuant activement à la liquidation physique de ses alliés potentiels, les chefs de file du combat anti-américain et anti-israélien. Nul depuis n’a réussi à égaler sa performance.

Adoubé par Nasser, le plus populaire des dirigeants arabes de l’époque, qui voyait en lui son héritier, le fougueux colonel a fait chavirer le cœur des foules par son allure fringante et ses coups d’éclat : Nationalisations de l’industrie pétrolière, nationalisation de la gigantesque base américaine de Wheelus Airfield, rebaptisée « Okbah Ben Nafeh » du nom du grand conquérant arabe, nationalisation de la base anglaise d’Al Adem rebaptisée base « Gamal Abdel Nasser », Tripoli était surpeuplée d’hôtes nombreux qui logeaient à bord de bateaux ferries pour fêter l’évènement. Pas un mois sans qu’un festival, un colloque, une conférence des Indiens d’Amérique, une manifestation des musulmans de l’Île philippine de Mindanao ne donne lieu à des réjouissances. Beyrouth et Alger servaient de plateforme opérationnelle aux mouvements de libération du tiers-monde et Tripoli tenait de la kermesse permanente.

L’Euphorie aura duré deux ans. Jusqu’en 1971. A partir de cette date, chaque année apportera son lot de désolation, détournement d’un avion de ligne anglais pour livrer au Soudan des dirigeants communistes aussitôt décapités à Khartoum, évaporation sans raison du chef du mouvement chiite libanais Moussa Sadr, soutien résolu au Président soudanais Gaafar al-Nimeiry, pourtant un des artisans du transfert vers Israël de plusieurs milliers de juifs éthiopiens « Falashas ».

Un phénomène d’hystérésis se produisit alors. Mais Kadhafi, et son entourage l’en persuadait, s’imaginait encore en phase avec son auditoire. En saltimbanque, le dirigeant libyen se livrait périodiquement à des exercices d’équilibrisme devant un public de plus en plus sceptique, à la réceptivité tarifée.

Retour sur le sombre bilan de celui qui aura été le héraut de l’unité arabe avant de devenir un allié objectif des États-Unis et d’Israël.
En 42 ans de pouvoir erratique, le chantre de l’unité arabe aura été l’un des fossoyeurs du nationalisme arabe, le démineur par excellence des menées américaines dans la sphère arabe, le meilleur allié objectif d’Israël et le fossoyeur de son peuple.

Tombeur de la dynastie Senoussi, première conséquence directe de la défaite arabe de juin 1967, l’héritier présomptif de Nasser sera propulsé au firmament politique lors de sa nationalisation des installations pétrolières anglo-saxonnes et de la gigantesque base aérienne de Wheelus Air Field, en juin 1970. Mais, simultanément, l’homme de la relève s’appliquera fougueusement à dilapider systématiquement le capital de sympathie qu’il s’était spontanément constitué et à affaiblir méthodiquement son propre camp.

Éternel second de la politique arabe réduit à un rôle d’appoint, Mouammar Kadhafi, épris de rêves de grandeur mais affligé d’un mouvement pendulaire, n’a jamais cessé d’osciller entre les deux pôles du monde arabe, le Machreq (le Levant) et le Maghreb (le Ponant), épousant toutes les formes d’union – confédération, fédération, fusion – tour à tour avec les États de la vallée du Nil (Égypte-Soudan), en 1970, avec les bureaucraties militaires prosoviétiques (Égypte, Syrie, Libye, Soudan), en 1971, puis avec l’Égypte seule, avant de se tourner vers le Maghreb avec la Tunisie (1980), puis l’Algérie… pour finalement jeter son dévolu sur l’Afrique dont il s’est appliqué depuis le début de ce siècle à jeter les bases d’un État transcontinental.

Par ses pulsions, impulsions et compulsions, ce fringant colonel n’aura jamais tiré le moindre coup de feu contre ses ennemis déclarés, Israël et les États-Unis. Mais sur son sombre tableau de chasse, il épinglera, tragiquement, certaines des figures les plus emblématiques du mouvement contestataire arabe, le chef charismatique du Parti communiste soudanais, Abdel Khaleq Mahjoub, en 1971, ainsi que le chef spirituel de la communauté chiite libanaise, l’imam Moussa Sadr, en 1978 (1).

La disparition du chef charismatique des chiites libanais, une communauté longtemps négligée par les pouvoirs publics libanais, qui se trouvait alors en pleine phase de renaissance trois ans après le début de la guerre civile libanaise, de surcroît en pleine montée en puissance de la Révolution islamique iranienne, a conduit à une radicalisation des Chiites Libanais et, au terme de nombreuses scissions, à la création du mouvement Hezbollah.

Autres victimes célèbres des turpitudes libyennes, Mansour Kikhiya, ancien ministre des Affaires étrangères de Libye et militant éminent des Droits Humains, porté « disparu », depuis décembre 1993, au Caire, où il a été vu pour la dernière fois, tout comme Jaballah Matar et Izzat Youssef al Maqrif, deux personnalités de l’opposition libyenne « disparu », également au Caire, en mars 1990.

Fantasque il ordonnera un jour le rasage du crâne de Ibrahim Bachari, l’ancien chef des services de renseignement, coupable d’avoir déplu au Guide, et sa rétrogradation au rang de factotum en affectation en faction dans une guérite devant le palais présidentiel. Bachari trouvera la mort quelque temps plus tard, à la manière du général Ahmad Dlimi, son compère marocain, par accident de la circulation.

Autre supplicié célèbre, Daif al Ghazal, journaliste au quotidien gouvernemental « Al-Zahf al Akhdar » (La marche verte), puis au journal en ligne « Libye al-Yom » (la Libye aujourd’hui), assassiné pour avoir dénoncé la « corruption et le népotisme » du Colonel Kadhafi. Son cadavre, mutilé, particulièrement les doigts de sa main qui soutenaient sa plume, a été retrouvé le 1er juin 2005 dans la région de Benghazi (Nord-est de la Libye), le jour même de l’assassinat à Beyrouth de Samir Kassir, mais, mystère du journalisme à sensation, alors que l’assassinat du journaliste franco-libanais du quotidien beyrouthin « Al-Nahar » faisait l’objet d’une légitime condamnation unanime et de non moins légitimes commémorations régulières, le supplice du libyen était frappé du sceau de l’anonymat le plus complet.

En 1984, Une tentative de coup de force déclenchera une véritable chasse aux opposants de tous bords. Luxe de raffinement, pour réprimer la tentative de coup de force dirigée contre sa résidence, la caserne militaire de Bab Al-Azizyah, le 8 mai 1984, le Colonel Kadhafi s’est fait délivrer un permis de meurtre légal par les « Congrès populaires de base », l’instance suprême du pouvoir dans ce pays.

Dans la foulée du vote de cette motion, le 13 mai 1984, autorisant la constitution d’« unités suicides » pour « liquider les ennemis de la révolution à l’étranger », deux ressortissants libyens -Oussama Challouf et Ibrahim al Galalia- présentés comme des membres de l’organisation intégriste des « Frères Musulmans » et « Agents de la CIA », les services de renseignements américains, étaient exécutés le 17 mai.

En 1979, une motion identique avait été votée contre les dissidents libyens résidant à l’étranger et neuf d’entre eux avaient été assassinés entre Février 1980 et Octobre 1981, à Athènes, Beyrouth, Londres et Rome notamment. Trois attentats particulièrement meurtriers ont en outre été imputés à la Libye, le premier contre une boite de nuit de Berlin « La Belle » et deux autres contre des avions de ligne occidentale.

À son actif aussi, au passif de la cause qu’il était censé promouvoir, la destruction des avions de lignes commerciales, un appareil de la compagnie américaine Panam à Lockerbie (Écosse), en 1988, un avion de la compagnie française UTA au dessus du désert tchadien, ainsi qu’un attentat contre une discothèque à Berlin. Ces deux attentats, l’attentat contre le jumbo de la Panam au dessus de Lockerbie (Ecosse), le 21 décembre 1988, et celui contre l’avion de la compagnie française UTA, en Afrique, l’année suivante, le 19 septembre 1989, auront fait, à eux deux, 440 morts. 270 pour Lockerbie et 170 pour celui de l’UTA.

Son palmarès en la matière, sans doute l’un des plus impressionnants au monde, soutient la comparaison avec les tyrans les plus redoutables de la planète. Menant une traque tous azimuts, il pourchassera aussi bien les figures de proue du chiisme, du communisme que du libéralisme, portant une responsabilité particulière, mais non exclusive, dans l’absence du pluralisme dans le Monde arabe.

L’épisode des six infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne, –incarcérés « en guise de monnaie d’échange » pendant huit ans en Libye et torturés pour leur prétendue responsabilité dans l’inoculation du virus du Sida à des jeunes Libyens–, demeure en mémoire pour qu’il soit besoin de le rappeler.

L’engouement occidental pour la Libye ne saurait occulter les singulières méthodes du dirigeant libyen, dont les turpitudes passées le rendent passibles, selon les critères en vigueur, de la Justice Pénale internationale. L’homme est en effet coutumier de l’effet de surprise et des procédés tortueux. C’est ainsi qu’il mettra à profit un déplacement à l’étranger du vieux Roi Idriss Ier pour s’emparer du pouvoir, par un coup d’état, le 1er septembre 1969.

Il mettra en pratique cette même méthode à l’encontre de ses opposants et épinglera sur son tableau de chasse de prestigieuses personnalités arabes, opérant en toute quiétude et en toute impunité tout au long de ses 42 ans de pouvoir.

Au regard de ce bilan, les démarches de la communauté internationale pour traduire devant la Justice internationale les auteurs de l’attentat contre l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri, le 15 février 2005, paraissent sinon dérisoires du moins anachroniques, en tout cas frappées du sceau de la partialité et de la duplicité.

L’animateur du groupe des « Officiers libres » libyens, ainsi dénommé sur le modèle de leurs aînés égyptiens, fera cause commune avec les Britanniques, au mépris de son aversion déclarée pour ses anciens colonisateurs, au mépris des règles de la navigation aérienne internationale, au mépris des règles sur le Droit d’Asile, en ordonnant le déroutement d’un avion de ligne de la BOAC (British Overseas Airways Corporation), en juillet 1971, pour livrer à son voisin soudanais, les auteurs communistes d’un coup de force, notamment le colonel Hachem Al Attah, un des plus brillants représentants de la nouvelle génération des jeunes officiers arabes, contribuant ainsi à décapiter le plus grand parti communiste arabe.

Les remords marmonnés en 1976 devant cet acte de forfaiture ne l’empêcheront pas de récidiver deux ans plus tard contre l’imam Moussa Sadr, mystérieusement disparu, en 1978, au paroxysme de la guerre du Liban. Le tortionnaire soudanais se déconsidérera par la suite, et son complice libyen avec, en supervisant le premier pont aérien d’Éthiopiens de confession juive vers Israël. Saluée par la presse occidentale comme un acte de bravoure, l’opération dans la foulée de la double décapitation du plus grand parti communiste du monde arabe et du premier mouvement militant chiite du monde arabe (Amal), a affecté durablement les capacités combatives du camp progressiste et renforcé les capacités démographiques d’Israël avec l’apport de 80 000 juifs d’Éthiopie.

L’homme fera le délice des journaux occidentaux trop heureux de cette aubaine médiatique. Mais sa désinvolture suscitera des pulsions mortifères dans de larges couches du monde arabe. En 1982, dans Beyrouth assiégée, à Yasser Arafat ployant sous le pilonnage de l’aviation israélienne face à un immobilisme arabe quasi-général, l’homme de Tripoli, confortablement tapi à Aziziah, la caserne militaire transformée en résidence officielle, à des milliers de kilomètres du camp retranché libanais en ruines, plutôt que de forcer le blocus israélien pour voler au secours du chef palestinien, plutôt que de se taire, lui conseillera, affligeant conseil, non le « martyr », la sublimation symbolique de la mort au combat, mais le suicide, infligeant une épreuve supplémentaire au supplice palestinien.

Quatre ans plus tard, terré une semaine dans son abri tripolitain au premier coup de semonce de l’aviation américaine, en avril 1986, Kadhafi, orchestrera, sans crainte du ridicule, une campagne médiatique visant à élever Tripoli au rang de « Hanoi des Arabes », occultant le combat singulier des Beyrouthins durant les soixante jours de siège israélien, s’attirant par la même le sarcasme des correspondants de guerre plutôt avertis des réalités du terrain.

L’homme fera aussi la fortune des marchands d’armes et la ruine de son pays. L’impressionnant arsenal militaire dont il s’est doté dès son arrivée au pouvoir en 1970 par des achats massifs d’armes à la France – dont le contrat du siècle portant sur la livraison de 75 avions de combat Mirage, de l’ordre de 15 milliards de francs de l’époque (environ 2,3 milliards d’euros) – sera carbonisé en 18 mois par son propre fournisseur français par suite de retentissants revers au Tchad, en 1985 et 1986, notamment à Wadi Doum et Faya Largeau.

Sans égard pour les conséquences tragiques de sa décision, Kadhafi ordonnera l’expulsion de 200 000 travailleurs égyptiens, au début des années 1980, pour sanctionner l’équipée solitaire du président Anouar el-Sadate dans ses négociations de paix avec Israël. Récidiviste, il ordonnera cinq ans plus tard, en 1984, l’expulsion de près d’un million de travailleurs africains pour sanctionner les réticences des dirigeants africains à l’égard de son activisme belliqueux.

Nul dans son entourage n’a osé lui souffler alors que le chantre de l’Unité Africaine ne pouvait être crédible en ordonnant l’expulsion de près d’un million d’Africains, que le chantre de l’Unité Arabe ne pouvait être audible après sa décapitation des chefs de file du camp anti-impérialiste.

Références

1 – Le parquet militaire libanais a lancé le 5 Août 2007 un mandat d’arrêt, par défaut, pour un procès par contumace, à l’encontre de quinze personnalités libyennes qui pourraient être impliquées par cette disparition. Parmi les personnes recherchées figurent le Commandant Abdel Salam Jalloud, à l’époque N°2 du régime Libyen, évincé en 1993, Ali Abdel Salam Triki, à l’époque ministre des Affaires étrangères, le Commandant Wakil Al Roubeihy, commandant de la police de Tripoli, Ahmad Chehata, chef du bureau de liaison des relations internationales au ministère des Affaires étrangères ainsi que Mahmoud Ould Daddah, ambassadeur de Mauritanie en Libye.

M. Abdel Moneim al-Houni, ancien membre du « groupe des officiers Libres, a affirmé que Moussa Sadr a été assassiné et enterré dans la région de Sebha dans le sud du pays. Le pilote Najmeddine al-Yaziji, à l’époque pilote de l’avion de Kadhafi, avait été chargé de transporter le corps de l’Imam Sadr pour l’enterrer dans la région de Sebha.

Peu de temps après, al-Yaziji a été lui-même liquidé par les renseignements libyens pour que l’affaire de l’assassinat de Sadr ne soit pas divulguée, a ajouté M. Abdel Moneim al-Houni, dans une interview au quotidien Al Hayat, mercredi 24 février 2011, après sa défection de son poste de représentant de Libye auprès de la Ligue arabe. L’Imam Sadr était accompagné de son bras droit, cheikh Mohammad Yacoub, et, du journaliste Abbas Badreddine. Il y avait été vu pour la dernière fois le 31 août 1978. Depuis cette date, les trois hommes n’ont plus donné aucun signe de vie.

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Commentaires

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Très bon article, avec un portrait assez complet de celui qui de héros, passa à mégalomane.

On regrette que Kadhafi se soit laissé emporté par la folie et l’ivresse du pouvoir plutôt que de chercher à construire vraiment son pays, et le soulèvement de nos frères lybiens face à cette mascarade de président est totalement justifié.

Je trouve aussi un peu dommage que la population, pas aussi éduquée qu’en Tunisie ou en Egypte (la faute à Kadhafi), manque de vision stratégique, et s’oriente vers une forme de destruction irréfléchie de certains biens publiques associés à tort au pouvoir (bâtiments publiques, avions et hélico de transports non armés), alors qu’il serait bon de les conserver pour l’après-Kadhafi. De même, certains biens coûteux du dictateur, plutôt que d’être cassés, ne devrait-ils pas plutôt être conservés puis vendus aux enchères ? Les fonds récoltés pourraient ainsi servir à rénover/construire des orphelinats ou des mosquées...
Mais bon, les manifestants cherchent avant-tout à déverser leur colère en détruisant des symboles de l’opulence du pouvoir je suppose.

Cependant, je suis optimiste, l’embryon de gouvernance et d’état-major qui est en train de se constituer à Benghazi est une bonne initiative, prions pour que les évènements ne dégénèrent pas plus qu’ils ne l’ont déjà fait, et que Kadhafi parte rapidement.

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Salam,

Article fort intéressant.
Cette phrase :

« L’homme fera aussi la fortune des marchands d’armes et la ruine de son pays »

me fait furieusement penser à un article lu il y a qq mois concernant la course à l’armement de 2 pays du Maghreb que sont l’Algérie et le Maroc. Ci-dessous un extrait :

"« Les dépenses militaires algériennes et marocaines connaissent ainsi chaque année une forte progression. Le budget consacré par les deux pays à la défense en 2009 illustre, on ne peut plus clairement, cette frénétique course qui inquiète bien des nations. Le budget militaire algérien pour l’année 2009 s’élève à 383 milliards de dinars, l’équivalent de 6,25 milliards de dollars. Soit une augmentation d’environ 10% par rapport à 2008. Le budget consacré par le Maroc à la défense pour l’année 2009, quant à lui, monte à 34,625 milliards de dirhams (DM), soit 16% du budget général de l’Etat consacré à la gestion et l’investissement et 4,6% du PIB. Des sommes colossales sont ainsi allouées par ces deux pays au secteur militaire qui occupe la première place en termes de budgétisation »

(article de e-jousseur-net, portail société civile Maghreb/Machrek)

Est-ce que M. Naba pourrait nous expliquer pourquoi cette débauche d’armement de l’Algérie au détriment de son système éducatif et sanitaire ?

Quels sont les pays susceptibles d’attaquer militairement l’Algérie et contre lesquels elle se prémunirait ? Merci par avance

Salam

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Bon, j’imagine qu’il y aura au moins une deuxième partie, mais tant pis, je trépigne ! Je suis une incorrigible "cafteuse".

D’abord ce qui aurait été son :

Bunker

Saccagé, lui aussi, comme le déplorait, à juste titre, Sentinelle.

Et puis, faut parler de son pote Chavez qui (se fait moins bavard), en 2009, lui offrit la réplique de l’épée de Simon Bolivar en le décorant de la plus haute distinction :

l’« Orden del Libertador »

Olé !

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Merci Monsieur René Naba pour ce portrait en clair-obscur du dictateur en "Guide Suprême" narcissique. Piètre histrion d’opérette, qui a amusé la galerie internationale pendant plus de 40 ans, sauf son peuple, bien sûr. S’il est une qualité que l’on peut trouver encore par les temps qui courent chez les peuples arabes c’est cette espèce de résignation et de patience, cette endurance pieuse à supporter de pareils phénomènes de foire, avec tout ce que cela comporte comme dérives et comme délires du culte de la personnalité jusqu’aux passe-droits faits à la famille, aux proches et aux courtisans. Un mégalomane déguisé, entouré d’un gynécée d’amazones, campant sous une tente bédouine et buvant du lait de chamelle,du folklore en somme. Qui se prend selon la position du soleil et la météorologie de la semaine, tantôt pour Omar Al Mokhtar, si ce n’est Omar Ben Al Khattab, à la différence qu’il n’a ni le courage du premier, ni l’équité et l’humilité du second. Un petit Néron sénile et égo maniaque et versatile dans son affect, traitant ses sujets de "rats "et de "microbes" à la fois, et se vantant devant les caméras du monde de leur affection portée à sa personne auguste. Sinistre comédien, doublé d’un simulateur, chevauchant la plus grosse fortune d’Afrique . Dilapidée pour ses futiles desseins propres et ses caprices fantasques et rêves de grandeur de « Roi des Rois d’Afrique ». A l’instar d’un Négus autiste nourrissant dans l’enceinte du jardin de son palais ses chiens danois alors que le peuple d’Ethiopie crève de faim. Sauf qu’il s’agit ici de la Libye dont le développement est à peine entamé.
Eh oui les dictateurs vieillissent mal et s’endorment un jour sur leurs lauriers avec cette certitude que l’amour de leurs peuples et l’éternité leurs sont acquis. Malades mégalomanes, malades imaginaires, malades de leur personne. Dictateurs liberticides et affameurs de leurs peuples, qui à la longue finissent un jour par les manger. Marhoum

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Portrait trés à charge ! Kadhafi serait-il le seul homme de pouvoir "fou" et mégalo ? J’en doute.

La partie visible de son régime c’est lui, mais autour et en bas s’active une foule de petits dictateurs qui sont la partie invisible, mais néanmoins active au quotidien.

Et que dire de la responsabilité des libyens qui se réveillent 42 ans aprés ? Que dire des connivences des puissants, et pas seulement avec Kadhafi, mais avec des régimes tout aussi ignobles ? Il faut aller voir du coté des dictatures africaines ou asiatiques pour comprendre de telles connivences !

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Il y a beaucoup de réticences, on le lit ici, à considérer que le départ de Kadhafi est à la fois une bonne chose pour l’Occident et son propre peuple. Certains allant même jusqu’à considérer que son aversion pour l’Occident va d’une certaine façon manquer.

Tant que les peuples arabes, et les ardents défenseurs de leurs causes, surtout ceux confortablement installés devant leur écran de télé en Europe, considéreront que toute démarche qui va à l’encontre des intérêts de l’occident et du capitalisme, est par définition une bonne chose, il y a peu de chance d’aller dans la bonne direction, pour peu que celle-ci nous conduise vers une convergence d’intérêts entre l’Occident et les populations arabes.

Sacrilège !

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"Et que dire de la responsabilité des libyens qui se réveillent 42 ans aprés ?" Lisa

Les peuples arabes ont de tout temps été réveillés, c’est seulement la peur instaurée par ces régimes policiers et répressifs qui les dissuadaient de passer à l’acte. Aujourd’hui, c’est chose faite et je ne veux pas abuser de dire que la peur a changé de camp.Et si Lisa a tant de compassion pour le Guide, personne ne l’empêche de lui offrir l’asile politique et de l’héberger chez elle. Marhoum

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@Pancole, tout le monde est d’accord pour le départ de Kadhafi, si son peuple l’exige. En revanche, tous sont contre une intervention étrangére ! Ceux qui interviennent sont préts à mourir pour les intéréts des puissants mais surement pas pour les arabes libyens ! Soyons honnétes, les interventions purement humanistes ça n’existe pas en politique.

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@Marhoum, On sait que la foule est irrationnelle. Pour ma part j’aurais aimé une transition pacifique, par étapes, avec la maturité politique qui est le fruit du temps, mais qui ne se décréte pas par des destructions et des luttes fratricides. Ceux qui luttent contre Kadhafi veulent aussi le pouvoir. Que vont-ils en faire ? Nul ne le sait ! Aprés 1789, la France, aprés sa révolution, a connu une longue instabilité politique, des guerres, des luttes.

Enfin, je crois que le changement politique ne va pas de pair avec le changement des mentalité et l’éducation des masses. Et comme on dit : "La démocratie c’est cause toujours" et la dictature "ferme ta gueule". Cela résume parfaitement la situation des gens qui veulent calquer un modéle en croyant naivement que cela va résoudre leur probléme ou les délivrer du joug néo-économico-colonial, qu’il vienne de Chine qui monte ou d’occident.

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Puisque désormais l’opposition frontale à Kadhafi est formelle, un retournement de la situation en sa faveur serait des plus préjudiciables pour les intérêts occidentaux, car il y a fort à parier que le raïs nous garderait un chien de sa chienne.
Ce qui ferait apparaitre une fois de plus que si l’Occident intervient, il a tort et que s’il n’intervient pas il a tort aussi.

La neutralité qu’on pouvait reprocher vis à vis des régimes dictatoriaux était donc jusqu’ici la bonne posture politique. L’Europe et les USA entretenant des relations diplomatiques et économiques avec des états reconnus et siégeant à l’ONU et non pas avec les régimes politiques fussent-ils corrompus et iniques.

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Merci pour les reactions de Pancole,
il a ecrit ce que je comptais ecrire.

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La question à se poser : pour quelle raison il n’y a pas de leader arabe capable d’avoir une vision historique pour eux mêmes, leurs peuples et toute l’humanité qui dépasse leurs intérêts personnels et tribales, ici et maintenant ?

Partout dans les pays arabes nous avons le même profil psychologique de ces dictateurs. En quoi les peuples arabes méritent-ils ces "leaders" ?

Qu’avons nous perdu pour être atteint à ce point de cette schizophrénie ? Plusieurs personnalités dans la même identité ?

Pourtant nous avons une belle culture arabo-musulmane renforcée par les valeurs humanistes du Qur’aan et de la Sunna ? D’où nous vient cette course à l’égoïsme ? Qu’avons-nous fait pour laisser entrer "le monstre" en nous ?

Cet article thérapeutique a le mérite de nous aider à nous voir en pleine lumière. Un malade ne peut se débarrasser de sa pathologie qu’à une seule condition : qu’il reconnaissance sa maladie et fasse tout pour s’en guérir.

Hommage aux martyrs et aux combattants de la liberté en Tunisie, en Egypte, en Lybie, au Yemen, etc.

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Nabhila, vous deviez être fort jeune ou pas encore née mais le Maroc a attaqué l’Algérie en 1963 et des français à sa solde ont saboté un bateau dans le port de Annaba ou Skikda, je ne me rappelle plus exactement . Il y donc "des pays" suceptibles d’attaquer l’Algérie.

Je ne ferai pas d’autres commentaires pour ne pas donner du "petit lait" à boire à Pancole et consorts.

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Je crois que tout le monde à été dérouter sur le compte de kadhafi ! Je savais que c’est quelqu’un de prévisible et d’humeur changeante ! Mais là le masque est tombé , et on découvre le vrais visage de cette énergumène et de son entourage , surtout son fils le clou rouillé de l’Islam , et non seïf al-islam . Comme quoi le pouvoir absolu d’un être humain ne mène qu’à la folie !

Si kadhafi est resté au pouvoir 42ans - Moubarak 32 ans - Ali Abdellah Saleh 32 ans - Ben Ali 23 ans et les généraux depuis 1962 qui mettent à chaque fois une marionnette manipulable à souhait à la tête de l’état ! C’est à qui la faute ? A ces dictateur ou aux peuples qui les ont élus , soutenus et applaudit ? On a que les dirigeants qu’on mérite ! Et quand j’entends ici même , qu’on appelle l’occident au secours , je me rends compte de cette réalité triste au goût amère ; que ce n’est pas demain qu’on sera libre et indépendant ! Pourtant nos frères iraniens ont réussis . Nous on est les champions de la tchatche . Les blablabla et les discours creux qui ne mènent nulle part , là on est imbattable .

Cela étant dit , ça me rappelle ce qu’à dit un général sioniste borne : << les arabes ne lisent pas , et quand ils lisent , ils ne comprennent pas , et quand ils comprennent , ils ne font rien >> et un marocain d’ajouter , et quand ils font quelques choses , ils le font mal !!!

Allah nous l’a pourtant bien recommandé dans ce verset : << Ne dites pas ce que vous ne faites pas >>

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"totophe a dit :
Merci pour les reactions de Pancole, il a ecrit ce que je comptais ecrire."

Oups, quand les grands esprits se rencontrent !

Vous auriez dû rajouter à ce qu’a dit Pancole : Tant que l’occident et les ardents défenseurs des dictateurs arabes les soutiendront encore et toujours "...il y a peu de chance d’aller dans la bonne direction"

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A Nabhila :"Quels sont les pays susceptibles d’attaquer militairement l’Algérie et contre lesquels elle se prémunirait ? "

Mais aucun voyons...pas assez riche l’Algérie. Ce tout petit pays coincé entre le Maroc et la Tunisie ne vivant que d’agriculture n’attise aucune convoitise, le pétrole et le gaz dans ce pays ne sont que mythe ... et c’est pour un mythe que la France à perdu des milliers d’hommes, dans cette guerre de 7 ans !

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"Son palmarès en la matière, sans doute l’un des plus impressionnants au monde, soutient la comparaison avec les tyrans les plus redoutables de la planète"

Et oui, et il etait devenu ainsi le heros de bien des arabes.

"L’animateur du groupe des « Officiers libres » libyens, ainsi dénommé sur le modèle de leurs aînés égyptiens, fera cause commune avec les Britanniques, au mépris de son aversion déclarée pour ses anciens colonisateurs"

Les Anglais ont colonise la Lybie ?

"soutien résolu au Président soudanais Gaafar al-Nimeiry, pourtant un des artisans du transfert vers Israël de plusieurs milliers de juifs éthiopiens « Falashas »."

Je ne vois pas pourquoi le "pourtant". C’est un probleme d’avoir laisse des juifs rejoindre Israel ?

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@Amazone.
Cher Monsieur, personne dans ce forum ne soutien aucune dictature. Mais certains d’entre nous essayent de tirer la sonnette d’alarme quand ils voient qu’il y a quelque chose de louche dans l’affaire, c’est tout. Il ne faut pas aller loin avec votre esprit et surtout il ne faut pas porter des jugements de valeur sur les personnes sans preuve ni fondement ou argument valable.
Il y a une émission sur la chaîne aljazeera qui me plais beaucoup et qui s’intitule l’avis et l’autre avis( en arabe : el-rray wa el rray el ekhar). On doit s’inspirer de cette émission à mon avis dans ce forum.

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@ hxlhxlhxl ! Revois ta copie d’histoire !la Grande Bretagne n’a jamais colonisée la Libye . Il y avait une tentation Allemande , mais c’est l’Italie qui s’est imposée ! Quand tu viens sur un site musulman , il faut savoir de quoi et de qui tu parles ! Tu n’es pas sur libération , mais sur oumma.com .

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Je vois que la parano sur laquelle s’appuie le régime militaire pour garder le pouvoir depuis + de 50 ans, et maintenir la population dans la misère, fonctionne même en dehors de l’Algérie.

L’agriculture qui nourrit les hommes a été abondonnée au profit de quelques chimères. De même que l’on voit de plus en plus de chantiers de BTP dévolus à des entreprises chinoises qui n’y emploient que des chinois.

Pendant ce temps les jeunes algériens croupissent dans la misère, le désespoir, et risquent leur vie pour gagner la France.

Les marchands d’armes attisent allègrement le sentiment de peur et les rivalités existant entre états mitoyens en Afrique, Maghreb et Moyen-Orient.

Le Maroc et l’Algérie ne fabriquent pas d’armes ; ils sont donc dépendants des pays qui les leur vendent.

salam

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l’ancien opprimé :

"Cher Monsieur, personne dans ce forum ne soutien aucune dictature."

Je vais vous étonnée, mais je ne suis pas un MOnsieur, je suis une femme...

Je n’ai jamais dit que qui que ce soit sur ce forum soutiennait les dictatures.

Je parle des pays et non des personnes, je parle des gouvernants et non des gouvernés.

Je ne porte aucun jugement de valeur sur des personnes mais sur des décisions politiques.

Revoyez votre copie au vue de mes interventions, que vous semblez avoir interprété au gré d’une lecture en diagonale !

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A Nabhila :’

"L’agriculture qui nourrit les hommes a été abondonnée au profit de quelques chimères." Lorsque je parlais d’agriculture dans ma précédente intervention C’était de l’humour, Nabhila...c’était en réponse à votre question :"Quels sont les pays susceptibles d’attaquer militairement l’Algérie et contre lesquels elle se prémunirait ?"

Croire que je soutiens le régime militaire algérien est une erreur de votre part.

D’autant plus que je sais, comme vous, à quoi ont servi les armes en Algérie, et ce à partir de 1988 en particulier.

Je sais qu’ils n’ont servis et ne servent toujours, comme dans la majorité de nos pays arabes, qu’à réprimer les peuple, et asseoir par la force, des pouvoirs illégitimes.

Et comme le disait un homme en Egypte lorsque Moubarak réprimait les manifestations pacifistes, sortant tout l’arsenal militaire flambant neuf :

" Où étaient tes chars Moubarak quand Ghaza se faisait bombardés ?"

Où sont les armes achetés à coups de milliards, par nos pays arabos musulmans ?

POurquoi ne servent ils pas aujourd’hui pour venir en aide au peuple Lybien qui est victime d’un génocide ?

Amicalement,

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@Sidimouh, les USA et l’Angleterre étaient les alliés ultra intéréssés du roi Idris de Libye. C’est pour cela, que les rebelles contre Kadhafi ont planté le drapeau orné du portrait de Idris, laissant entendre que les anglo-saxons sont, peut-étre, derriére cette lutte fratricide qui dégénére en guerre civile, et ce pour le petrole.

C’est l’Italie faciste qui a colonisé la Libye. On raconte que le roi Idris aurait pardonné et exonéré l’Italie de toute responsabilité envers les libyens !

Faut bien reconnaitre que Kadhafi a rendu son honneur a la Libye. C’est quasiment le seul dirigeant arabe à porter le costume local, de parler arabe dans ses interview, et d’oser une tente bédouine à la place de hilton-hotel !

Certes, on peut aussi lui reprocher les atteintes au droit des personnes qui se pratiquaient aussi sous Idris idole des rebelles qui vont surement instaurer une "démocratie" à l’irakienne, avec, à sa téte, des exilés qui méprisent les libyens de base.

Enfin, il faut aussi dire que les héritiers de Kadhafi sont connu et méprisé pour leur comportement peu digne, s’affichant ou épousant des "dames" du show-biz, de petite vertu et de petit niveau : Actrices, mannequins.

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a oumma com. je suis dans une incompréhension totale.Une de mes intervention n’a pas été afficheé sur ce forum, d’autant qu’il me semble, ne pas avoir manqué à la déontologie de ce site et mes propos sont modérés.
Pouvez-vous m’éclairer et me préciser les termes ou les sujets à éviter et en un mot la ligne rouge à ne pas franchir ?
Dans l’attente de vous lire, vroyez à mes salutations les plus cordiales.

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@ Amazone.
Mes excuses pour la confusion, mais tout le monde semble se cacher derrière des paseudonymes qui ne différencient ni le sex , ni la race, ni.......
Par exemple l’amazonie est féminin me semble-t-il, mais ceux qui y vivent appartiennt pourtant aux deux sex et quand je dis Mme amazonie, auquel des deux sex je m’adresse ?
Croyez moi je n’ai jamais su bien lire en diagonale, ça me donne du torticolis et des vertiges.

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A l’ancien opprimé : Je ne comprends pas votre confusion. Mon pseudo n’est pas amazonie mais amazone (vous savez ces armées de femmes) ?
Pour le reste le débat est clos pour moi.

Bonne journée

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A sidimouh

Tu n’as rien compris a mon message ! Je m’etonnais de l’affirmation de Naba dans son texte car justement les Anglais n’ont pas colonise la Lybie !

Il faudrait apprendre a lire avant de reagir et d’insulter les gens

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Je crois que tout le monde à été dérouté sur le compte de kadhafi ! Je savais que c’est quelqu’un d’imprévisible et d’humeur changeante ! Mais là le masque est tombé , et on découvre le vrais visage de cette énergumène et de son entourage, surtout son fils le clou rouillé de l’Islam , et non seïf al-islam . Comme quoi le pouvoir absolu d’un être humain ne mène qu’à la folie !

Sidimouh, je suis content que vous progressiez dans la réflexion.

Le monde musulman est peut-être en train de changer : ENFIN ! Sidimouh, il faut se réjouir de voir un renouveau possible du monde arabe/musulman, et pourquoi pas, même si c’est plus difficile, de l’islam. Tout arrive...

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@ lisa : On quoi peut-on pardonner à ce dictateur ses manquements et ces crimes envers son peuple ! parce qu’il porte des habits traditionnels , parle arabe , et plante sa tente à paris ? c’est petit comme argument ! Mais est ce que tu sais à quel prix il obtient tout ça ! ce malade qui se prend pour le roi des rois d’Afrique , prends la Libye pour sa propriété privé , et sa richesse lui revient de droit , et tout ce que possède les libyens c’est comme une aumône ou un cadeau de sa part et non comme un droit !

Si les libyens ont ressorti l’ancien drapeau , c’est tout simplement , ils veulent tourner la page , et envoyer ce sinistre criminel qui bombarde son peuple ainsi que les 42 ans de son règne de terreur , dans la poubelle de l’histoire . Dire que c’est les anglais qui sont derrière tout ça est un peu simple , et surtout une insulte au peuple libyens et à la mémoire des martyres tombés sous les balles de ce bourreau criminel ! On dirait qu’au lieu de te réjouir de ce soulèvement populaire , d’être fière de cette jeunesse qui affronte mains nues la répression sauvage ; et d’admirer ces femmes fières et contentes de voir leurs enfants descendre dans la rue quitte à y laisser leurs vies ; toi , tu t’apitoies sur cette énergumène , quelque soit son " passé glorieux ou pas "

Quant tu regardes les images à la télé de ces pauvres gens sur qui on tire , qu’on bombarde et qui tombent comme des mouches , et dire ce que tu as dit sur ce criminel ! Est ce que tu n’as pas honte quand tu te regardes dans le miroir !!!

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@Sidimouh, je n’ai pas de télé !

Je déplore les guerres en général, et les guerres civiles en particulier. Point !

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@ Amazone.
Je connais bien la différence entre amazone et amazonie.
Quand je parle de l’Amazonie, je désigne la forêt Amazonienne et ses occupants.

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Avez-vous bien compris que la révolution en Lybie est avant tout un conflit inter-tribal ?
Une tribu celle de Kadhafi ayant pris le pouvoir au détriment des autres.

Ce sont là les vertus de la diversité culturelle.

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@Pancole.exactement la même configuration occidentale, c’est à dire la tribu socialiste, la tribu UMP, la tribu FN, la tribu UDF.......