Le voile médiatique

Et si « la question du voile à l’école » avait été inventée par les journalistes et les politiques

lundi 19 septembre 2005

Le voile médiatique

Et si « la question du voile à l’école » était une fausse question ? Et si elle avait été inventée par les journalistes et les politiques ? Ce livre de Pierre Tévanian raconte l’histoire édifiante de la construction médiatique d’une affaire qui a pris peu à peu des proportions gigantesques, conduisant au vote d’une loi répressive et à la déscolarisation de centaines d’adolescentes. Comment une loi programmant ces exclusions a-t-elle pu être votée avec un large consentement de « l’opinion publique » ? Comment ce foulard, qui suscitait des contentieux de plus en plus rares et facilement résolus, a-t-il pu être présenté comme un problème crucial, au sein d’une école pourtant traversée par des problèmes d’une toute autre nature et d’une tout autre ampleur ?

A partir de données chiffrées et d’analyses précises, ce livre déconstruit les mécanismes qui ont fabriqué et imposé un faux problème, sélectionné les « experts autorisés » et, écartés la plupart des voix discordantes. Il montre également comment la question a été posée en des termes suffisamment abstraits pour occulter les conséquences de la prohibition du voile, en particulier l’exclusion scolaire. Il montre enfin comment ce débat empoissonné a installé et, en quelque sorte, autorisé un climat général de racisme anti-musulman.

Pierre Tévanian, « Le voile médiatique. Un faux débat : « l’affaire du foulard islamique » éditions Raison d’Agir, Paris 2005 .

 

Introduction

Les questions auxquelles il faut répondre par oui ou par non sont souvent des questions idiotes. Elles réduisent des problèmes qui engagent des dimensions multiples à une simple opposition entre un « pour » et un « contre », alors que la question du degré est parfois essentielle. Cela ne signifie pas qu’il soit toujours absurde de poser de telles questions. L’idée même de choix, d’engagement, suppose que soient affirmées des ruptures, des actes tranchés qui comportent une part d’arbitraire. Il faut « en être » ou « ne pas en être », « prendre » ou « laisser ». Mais faire le bon choix suppose au moins que les termes du choix aient eux mêmes été bien choisis. Or, la « question du voile » est l’une de ces fausses questions, propres à piéger quiconque accepte de se la poser. Cette question - « faut-il interdire le voile à l’école ? » - n’a pas de sens, parce qu’elle ne se pose pas - ou plutôt parce qu’elle ne se posait pas et, sans un prodigieux travail social et médiatique, elle n’aurait jamais dû se poser. Les pages du Voile médiatique se proposent de dévoiler les mécanismes d’imposition qui ont conduit à transformer le foulard de quelques centaines d’écolières en« problème de société » national voire international - jusqu’à rendre finalement envisageable, puis effectif, le vote d’une loi répressive par le Parlement de la République Française.

Le but de ce livre est donc de parler à nouveau du « problème du voile » - mais d’en parler autrement. La réflexion ne portera pas sur le voile, considéré comme un problème objectif, mais sur le « problème-du-voile » et sa genèse, c’est-à-dire sur la manière dont des acteurs du champ politique et du champ journalistique ont imposé l’idée a priori absurde selon laquelle la présence de quelques élèves portant un foulard dans certaines écoles était en soi problématique. Car, on le verra, ce sont bien des dirigeants politiques qui ont lancé le « débat », et ce sont bien les grands médias qui ont élevé « le voile à l’école » au rang de « problème de société » authentique - sans d’ailleurs que les journalistes soient toujours conscients de ce qu’ils faisaient, et sans même qu’ils se donnent la peine d’expliciter la nature dudit problème : il leur a suffit de multiplier les émissions ou les articles de presse consacrés au sujet. Cette imposition de problématique est l’objet du premier chapitre, qui rappelle la place énorme que ces médias ont accordé au « voile » par rapport à des questions sociales de première importance (comme la réforme des retraites, le chômage, la précarité, les discriminations ou les inégalités scolaires), à un moment où aucune demande particulière n’émanait sur ce sujet ni du corps enseignant, ni des élèves, ni de l’ensemble de la population.

Cela dit, si la multiplication des émissions et des articles consacrés au sujet a indéniablement provoqué un effet de dramatisation, propice au développement d’attitudes de peur et de rejet à l’égard des élèves « voilées », elle aurait pu aussi bien être l’occasion d’un travail d’enquête, de questionnement et de débat contradictoire, permettant de définir et d’analyser précisément les termes du « débat » (par exemple les concepts de « laïcité » ou de « communautarisme »), d’introduire des nuances et des distinctions (par exemple entre le port du foulard à Kaboul et à Aubervilliers, ou entre les agents et les bénéficiaires du service public d’éducation) et enfin de restituer la complexité des faits sociaux (qu’il s’agisse des significations du port du foulard ou des problèmes de l’école face à ses « nouveaux publics »). Pour qu’au contraire le « bruit médiatique » joue de façon univoque en faveur de la logique prohibitionniste (c’est-à-dire dans le sens de l’interdiction du foulard à l’école), il a fallu que l’espace de parole théoriquement ouvert soit immédiatement refermé, par une très stricte sélection des locuteurs autorisés à prendre part aux discussions. Le second chapitre met en évidence cette partialité, en reconstituant la liste de tous ceux qui étaient personnellement, professionnellement ou politiquement, concernés par la question de la prohibition du voile à l’école, et à qui la parole a très largement été refusée : les élèves « voilées », leurs condisciples et leurs professeurs, mais aussi les chercheurs et les militant-e-s laïques et féministes anti-prohibitionnistes.

Dès lors, le champ était libre pour les partisans de la prohibition : quasi quotidiennement, par presse, radio ou télévision interposée, ils ont eu tout le loisir de déployer leur vision de la laïcité, de la République, de l’Islam, du voile et de la dignité des femmes, avec pour principaux contradicteurs des responsables associatifs musulmans suffisamment bien choisis pour être facilement disqualifiables (de sexe masculin, et le plus souvent membres d’organisations conservatrices). Le troisième chapitre du livre analyse la construction de ce « monologue prohibitionniste » : un discours qui, parce qu’il s’est affranchi de tout souci de la parole de l’autre, a pu s’abstraire des enjeux concrets de la controverse - et notamment du plus concret de tous : le risque d’exclusion et de déscolarisation d’adolescentes. Abstraction, dénégations, généralisations, essentialisation, amalgames : ce dernier chapitre analyse les différentes opérations qui ont abouti à la formulation d’une question biaisée, abstraite et manichéenne : pour ou contre le voile ? - et à la production d’un consensus islamophobe, faisant de l’élève voilée le vecteur de tous les maux et de toutes les menaces.

Car il faut bien l’admettre : au-delà des stratégies clientélistes ou de la volonté de diversion et de division qui, en amont du « débat » médiatique, permettent d’expliquer le lancement de « l’affaire » par des acteurs politiques[1], la « question du voile » semble avoir constitué, dans le champ médiatique, mais aussi au-delà, dans « le public », l’exutoire inespéré à un racisme latent, que l’on retrouve dans tous les milieux sociaux et toutes les « familles politiques ». Sans doute cette révélation est-elle douloureuse. Sans doute est-elle inaudible pour une bonne partie du « peuple de gauche », qui a pris l’habitude de faire du voile le symbole par excellence de l’oppression des femmes, de l’obscurantisme religieux ou de l’enfermement communautaire. Le propos de ce livre n’est pas de dire que de telles menaces n’existent pas ; il est simplement de montrer que les quelques centaines d’élèves qui portaient le foulard n’étaient pas cette menace, et d’attirer l’attention sur une autre menace : celle que fait désormais peser sur la société française une loi dont le seul effet est de priver d’école des dizaines d’adolescentes - et de stigmatiser une partie des habitants de ce pays sur des bases qu’il est difficile de ne pas qualifier de racistes.

Extrait du premier chapitre

Il s’agit, en somme, de déconstruire le récit mythique selon lequel un « problème objectif » aurait précédé et engendré une « inquiétude » populaire, qui aurait elle même « alerté » des médias « au service du public » et une classe dirigeante « à l’écoute du peuple » - pour reprendre les termes de Béatrice Gurrey, journaliste au Monde  : ce serait « la pression de l’opinion » qui aurait « convaincu le chef de l’État » de légiférer[2]. Car tout indique au contraire qu’un choix politique est à l’origine de « l’affaire », que les grands médias ont relayé l’initiative politique, et que « l’opinion » n’a fait que suivre. Jacques Chirac n’était pas à convaincre, il s’était déclaré dès 1995 favorable à une loi interdisant le voile[3], et c’est au contraire la campagne politique et médiatique qui a exercé une pression sur l’opinion, et qui a fini par la convaincre d’« opiner » à la proposition d’interdire le voile.

L’évolution des sondages le confirme : en avril 2003, au moment où la question de l’interdiction du voile a été relancée, il n’y avait qu’un différentiel de 4% entre les sondés favorables et les sondés défavorables à une telle loi ; et ce n’est qu’au terme d’une longue campagne que, progressivement, un consentement massif a été arraché à l’opinion. Le tableau qui suit le montre clairement. Il laisse apparaître un rapport de proportionnalité entre les progrès de la position prohibitionniste et l’évolution du « bruit médiatique » (mesurée ici au nombre de dépêches AFP et d’articles de presse parus au cours des trente jours qui ont précédé chaque sondage[4]). On peut également remarquer, dans ce tableau, que ce ne sont pas les « convaincus » qui ont fait pencher la balance, mais plutôt les sans-conviction : ce sont les « plutôt favorables » qui ont le plus nettement augmenté (+15% entre avril et décembre 2003), tandis que les « tout à fait favorables » n’augmentaient que de 5%, pour culminer à moins d’un tiers des sondés (32%).

Question posée : Êtes vous favorables à l’interdiction des signes religieux à l’école ?[5]

 

 

1. Avril 2003

2. Octobre 2003

 

3. Novembre 2003

 

4. Début décembre 2003

 

5. Mi- décembre 2003

 

6. Septembre 2004

Total Favorable

49

55

53

57

69

76

Tout à fait favorable

27

 

25

29

34

32

-

plutôt favorable

22

30

24

23

37

-

Total défavorable

45

40

42

41

29

20

Plutôt opposé

24

23

18

18

15

-

Tout à fait opposé

21

17

24

23

14

-

Ne se prononce pas

6

5

5

2

2

4

Différentiel Favorable-défavorable

+4

+15

+11

+16

+40

+56

Nombre de dépêches AFP consacrées au « voile islamique »

29

61

98

95

132

922

Nombre d’articles sur « le voile islamique » parus dans la presse quotidienne nationale

24

145

295

304

115

84

 

En mettant ainsi en évidence le rôle des médias, il ne s’agit pas de nier la responsabilité des politiques, ni de minimiser le poids d’une islamophobie qui préexistait à la « campagne du voile » (il faut notamment reconnaître qu’une résistance populaire au matraquage médiatique s’est manifestée à l’occasion du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, et qu’elle ne s’est pas manifestée sur « le voile »). Il s’agit simplement de montrer qu’il ne faut pas surestimer le poids des préjugés : aussi considérable soit-il, il n’aurait pas suffi, sans la contribution des grands médias, à rendre acceptable la déscolarisation forcée de dizaines d’adolescentes (cf. le sondage paru dans La Dépeche du Midi le 28 avril 2003, qui montre que seules 22% des personnes interrogées se disaient alors prêtes à assumer cette déscolarisation).

Il ne s’agit pas non plus d’accuser de manipulation délibérée le groupe, au demeurant très hétérogène, des « journalistes ». Même s’il est devenu fréquent de disqualifier toute critique des médias en la réduisant de la sorte à une « théorie du complot », notre propos est tout autre : il vise à montrer que, sans que quiconque ait à conspirer et donner des consignes, tout se passe comme s’il y avait un complot. Sans avoir à comploter, les grands médias, quasiment à l’unisson, imposent une thématique et les termes de la discussion, sélectionnent les locuteurs légitimes, autorisés à prendre part aux discussions, éliminent les autres, et contribuent finalement à extorquer à l’opinion publique un consentement majoritaire. Pierre Bourdieu a produit sur ce point des analyses qui s’appliquent aisément au traitement médiatique du « problème du voile à l’école ». Les grands médias, explique-t-il[6], peuvent très bien dire tous la même chose, ou du moins promouvoir la même vision du monde social, sans se concerter. Ils peuvent très bien relayer servilement la vision des dominants sans recevoir d’ordres, de consignes ou d’argent pour cela, simplement parce qu’ils y sont poussés par une série de logiques sociales, parmi lesquelles : l’homogénéité sociale et « ethnique » dans le recrutement des journalistes, qui se traduit par une homogénéité des habitus, des préjugés, des références culturelles et politiques ; le formatage idéologique réalisé par les écoles de journalisme[7] ; l’urgence de l’agenda médiatique, qui rend difficile le temps de la réflexion, de la remise en question des préjugés ou de la vérification des « informations » et de leurs sources ; et enfin les logiques de marché qui dominent le champ médiatique : la recherche de l’audimat, le sensationnalisme, la concurrence, le mimétisme et la surenchère - ce que Bourdieu a appelé « la circulation circulaire de l’information ».

 

Pierre Tévanian, ‘’Le voile médiatique. Un faux débat : « l’affaire du foulard islamique » ‘’, éditions Raison d’Agir, Paris 2005 .

 

Sommaire du livre :

I.  Une problématique imposée

Une préoccupation absente chez les élèves et les enseignants

Une demande inexistante dans l’opinion publique

Un consentement extorqué

II.  La parole confisquée

Les élèves voilées, leurs condisciples et leurs professeurs 

Les sociologues

Les organisations laïques et féministes anti-prohibitionnistes 

Les points de vue étrangers

« Les démocrates algériens »

« Les femmes iraniennes »

« Les beurettes »

III.  Evitement, amalgames et dénégations

Un débat manichéen et désincarné 

« Évidences » et « gros concepts » 

Amalgames en série

(Voile et viols ; intégrisme, terrorisme, fascisme, nazisme...)

L’essentialisation de « l’Islam » 

Dénaturalisations et expulsions symboliques 

La production d’un bouc émissaire 

Des exclusions invisibles 

Conclusion : Les effets d’un consensus

 



[1] Lorsqu’on reconstitue la genèse du « débat sur le voile » qui a abouti à la loi du 15 mars 2004, on s’aperçoit que l’initiative revient à la classe politique. En effet, si très peu d’enseignants réclamaient et encore moins d’élèves un débat et une loi sur « le voile à l’école », en revanche, plusieurs dirigeants politiques portaient de plus ou moins longue date le projet d’une telle loi. En particulier, Jack Lang annonçait, dès le début de l’année 2003, qu’il déposerait une proposition de loi visant à interdire le voile. Et entre août 2002 et novembre 2003, pas moins de sept propositions de loi furent déposées à l’Assemblée Nationale par des élus de toutes tendances politiques (Cf. A. Ferrari, « La lutte des symboles et lespoir du droit  : laïcité et voile islamique en France depuis le début du nouveau millénaire », Migrations Société, n°96, novembre 2004. Les auteurs de ces propositions de loi sont, par ordre chronologique, Jacques Myard (UMP), Maurice Leroy (UDF), François Aurtain, Jean-Yves Autexier et Paul Loridant (groupe Commuhnistes Républicains et Citoyens), Michel Charasse (PS), Didier Julia (UMP), Serge Lagauche (PS), Jack Lang (PS), Laurent Hénart (UMP)).

 

Les motivations de ces acteurs politiques sont sans doute diverses, mais on peut mentionner malgré tout plusieurs hypothèses fortes.

Du point de vue de la droite, le « débat sur le voile » a sans nul doute constitué une aubaine, de par son pouvoir de diversion et de division face à une opinion publique de plus en plus mobilisée contre des mesures sociales impopulaires (le gouvernement Raffarin affronte au printemps 2003 l’un des plus forts mouvements sociaux des dernières années, contre les projets de décentralisation du service public d’éducation et la réforme des retraites). Plus largement, le recouvrement des clivages et des conflits sociaux par des problématiques ethnicistes ou culturalistes fait partie du registre habituel de la droite de gouvernement. Cette dimension ethniciste ou culturaliste est également présente à gauche, sous diverses modalités : « mentalité » héritée du passé colonial, perméabilité à l’idéologie dominante à l’échelle internationale - et notamment à la théorie du « choc des civilisations », hégémonique depuis l’après 11 septembre 2001...

S’y ajoutent, concernant le Parti socialiste, un calcul électoraliste (dont la pertinence est loi d’être certaine) en direction des franges de son électorat traditionnel qui lui ont le plus manqué lors de récentes échéances électorales : les classes populaires et le corps enseignant. Dans les deux cas, l’idée, théorisée explicitement par plusieurs dirigeants socialistes (notamment Jack Lang et Henri Weber), est que c’est le manque de « fermeté » (face à « l’immigration », face à l’insécurité », face au « voile ») qui a été reproché au PS et qui a apporté des suffrages populaires au Front National (Sur le caractère infondé de cette analyse du vote FN, cf. A. Collovald, Le « populisme » du FN. Un dangereux contresens, Éditions du Croquant, 2004). Et dans les deux cas, l’analyse et la stratégie qui en découle présentent l’avantage de ne pas être coûteuses sur le plan financier : on espère reconquérir les électeurs uniquement avec des symboles, sans avoir à déverser les grandes sommes que nécessiteraient une politique sociale et une politique éducative ambitieuses.

Il faut souligner enfin le rôle joué par des dirigeants d’extrême gauche dans le lancement de « l’affaire d’Aubervilliers » en septembre 2003, qui mériterait à lui seul une enquête et une réflexion approfondie.

[2] B. Gurrey, Le Monde, 18/12/2003

[3] Cf. Le Monde, 05/12/ 1995 : « M. Chirac souhaite une loi sur le port du foulard à l’école »

[4] Source : Pressedd.com

[5] Précisions sur les sondages :

1. Sondage CSA paru dans La Dépêche du Midi le 28/04/2003. La question posée dans ce sondage était sensiblement différente des sondages suivants : elle parlait d’interdiction « du voile », et non des « signes religieux » en général.

2. Sondage CSA / Le Figaro magazine réalisé le 29 octobre 2003 auprès d’un échantillon national représentatif de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas.

3. Sondage CSA / Le Parisien / Aujourd’hui en France réalisé les 24 et 25 novembre 2003 auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus

4. Sondage CSA / France EuropeExpress / France Info réalisé les 2 et 3 décembre 2003 auprès d’un échantillon national représentatif de 1001 personnes âgées de 18 ans et plus

5. Sondage CSA / Le Parisien / Aujourd’hui enFrance réalisé les 15 et 16 décembre 2003 auprès d’un échantillon national représentatif de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus.

6. Sondage CSA / Le Parisien, paru le 20 septembre 2004, réalisé auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 personnes.

Source pour le comptage des dépeches Afp et des articles de presse : pressedd.com

[6] Cf. P. Bourdieu, Sur la télévision, Raisons d’agir, 1996

[7]Cf. F. Ruffin : Les petits soldats du journalisme, Éditions Les arènes, 2002

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