Mercredi 23 mai 2012
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Le complexe du Goy. Ces « amis » français d’Israël qui flirtent avec l’antisémitisme

Dans ce texte inédit, le politologue Vincent Geisser essaye d’analyser les ressorts de la position pro-Israël défendue par de nombreux responsables politiques, intellectuels et leaders d’opinion en France. Adhésion affective ou calcul politique ? Position réfléchie ou simple opportunisme ? Culpabilité ou peur de déplaire ? Parmi les explications avancées, il y voit entre autres l’expression d’une forme inversée d’antisémitisme qui consiste à ethniciser à outrance l’appartenance au judaïsme et à fantasmer l’idée d’une « puissance juive » dans l’Hexagone. En somme, judéophobes viscéraux et pro-Israéliens radicaux partagent le même préjugé : les Juifs formeraient une puissance occulte, qu’il faut combattre pour les uns, soutenir pour les autres. Au risque de surprendre, l’antisémitisme goy est sans aucun doute l’un des ressorts méconnus de ce soutien très franchouillard à l’Etat d’Israël.

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Dans ce texte inédit, le politologue Vincent Geisser
essaye d’analyser les ressorts de la position pro-Israël défendue par de
nombreux responsables politiques, intellectuels et leaders d’opinion en France.
Adhésion affective ou calcul politique ? Position réfléchie ou simple
opportunisme ? Culpabilité ou peur de déplaire ? Parmi les
explications avancées, il y voit entre autres l’expression d’une forme inversée
d’antisémitisme qui consiste à ethniciser à outrance l’appartenance au judaïsme
et à fantasmer l’idée d’une « puissance juive » dans l’Hexagone. En
somme, judéophobes viscéraux et pro-Israéliens radicaux partagent le même
préjugé : les Juifs formeraient une puissance occulte, qu’il faut
combattre pour les uns, soutenir pour les autres. Au risque de surprendre,
l’antisémitisme goy est sans aucun doute l’un des ressorts méconnus de
ce soutien très franchouillard à l’Etat d’Israël.

Une fascination malsaine pour l’Etat d’Israël

Contrairement à une idée reçue, le premier soutien
d’Israël en France procède moins de l’action d’un quelconque
« lobby » mais d’abord de la lâcheté et de l’hypocrisie de nombreux
leaders d’opinion qui fantasment la puissance de la communauté juive. Leur
relation à Israël se greffe moins sur un amour sincère pour l’Etat hébreu que
sur une représentation ethnicisante de la communauté juive qui flirte parfois
avec l’antisémitisme et débouche sur une posture politique : « Je
suis avec Eux pour ne pas avoir d’ennuis 
 ». Le problème est que ce
« Eux » tend à la fois à essentialiser l’appartenance au judaïsme, à
particulariser le rapport des Juifs de France à l’identité nationale (ils
seraient des Français pas tout à fait comme les autres) et à assimiler, sur un
mode simpliste, identité juive/Etat d’Israël.

En somme, cette forme de soutien « très
franchouillard » à Israël conduit à faire des Juifs de France une
« tribu » au sein de la Nation française, et renoue indirectement
avec les vieux thèmes antisémites du siècle dernier. Du coup, loin de
normaliser l’Etat d’Israël en le considérant comme un « Etat comme les
autres
 » - soumis aux mêmes règles du droit international que les
Etats souverains – ce type de soutien verse dans une relation malsaine qui
consiste à faire de l’Etat hébreu une sorte de « monstre
géopolitique », que l’on s’interdit surtout de critiquer. Pire, elle en
vient à assimiler totalement identité juive et nationalité israélienne, en
venant à accréditer l’idée que les Juifs de France formeraient une sorte de
« tribu d’Israël » au sein même de la Nation française.

 La principale conséquence d’une telle représentation
communautarisante à l’excès du judaïsme, c’est finalement de dépolitiser toute
lecture ou interprétation du conflit, en le réduisant en un affrontement
religieux séculaire entre « Juifs » et « Arabo-musulmans ».
Loin de faire reculer l’antisémitisme franco-français, cette posture
communautarisante participe à l’entretenir, en confortant l’idée que la France
serait constituée d’une Majorité culturelle (catho-laïque) et de deux minorités, l’une
juive (minorité majorée), l’autre musulmane (minorité minorée), que l’on
continue à traiter comme des parties exogènes du corps national. On en arrive à
cette figure paradoxale d’un sentiment pro-Israélien, se greffant sur une
attitude globalement antisémite qui, si elle ne se traduit pas dans les actes,
est, malgré tout, fortement ancrée dans les esprits franchouillards.

On comprend dès lors le succès, ces dernières années, du
thème de « l’antisémitisme arabo-musulman » qui fonctionne chez de
nombreux Goys comme une entreprise de déculpabilisation collective, sur le
registre : « Nous aimons Israël, les Juifs sont nos amis et les
vrais antisémites sont les ‘petits Beurs’ de banlieues qui pour des raisons
religieuses s’en prennent aux synagogues
 ».

La boucle est bouclée : la désignation d’un ennemi
commun (le Beur antisémite, le musulman antisioniste) permet de faire
l’économie de toute réflexion critique sur les ressorts de l’antisémitisme
franco-français (qui sont loin d’être éteints) et, surtout, de refouler toute
lecture raisonnée et raisonnable de la politique de l’Etat d’Israël, selon
l’idée : « Ce n’est pas notre affaire, c’est l’affaire des Juifs
et des Arabes !
 ».



Du notable de province au leader national : le tabou israélien

Tout observateur averti de la vie politique française ne
peut qu’être frappé par l’inconsistance totale du discours de nos responsables
politiques sur la question d’Israël. Quand ils n’adoptent pas purement et
simplement une forme de mutisme (la peur de parler), les leaders politiques se
réfugient souvent dans un discours prétendument pacifiste et équilibré sur le
couplet désormais classique : « Nous sommes pour la sécurité
totale d’Israël et aussi…pour la création d’un Etat palestinien 
 ».

Là aussi, on pourrait croire que les leaders politiques
français adhèrent majoritairement à la vision idyllique d’« Israël,
seule démocratie dans un océan de dictatures et de tyrannies arabes
 »
ou encore à la représentation mythique d’« Israël, incarnation suprême de
l’Occidentalité menacée par le despotisme arabo-musulman
 ». Il est
vrai, qu’aux lendemains de la Seconde guerre mondiale et de la découverte des
horreurs de la Shoah, le soutien occidental a Israël a pu jouer le rôle
de purification démocratique et d’exorcisme humaniste pour des Etats européens
qui s’étaient très largement compromis par leur collaboration active ou passive
avec le national-socialisme. Encore aujourd’hui, il est incontestable que le
soutien à Israël participe de ce même processus de purification symbolique des
sociétés européennes, coupables d’avoir « laisser faire » ou, pire,
d’avoir participer, à l’entreprise d’extermination de six millions de Juifs.

 C’est un sentiment de culpabilité parfaitement légitime
et qui doit nous inciter à rester vigilants par rapport aux discours et aux
actes antisémites qui refleurissent aujourd’hui, notamment dans les nouvelles
démocraties d’Europe orientale mais aussi dans de nombreux pays
arabo-musulmans, dont les régimes en faillite sont tentés d’utiliser la haine
du Juif à des fins populistes. Toutefois, l’hypothèse de purification
démocratique et d’expiation humaniste des crimes européens ne saurait expliquer
à elle seule le soutien des responsables politiques français à l’Etat d’Israël.

Il y aussi des raisons bassement matérielles qui relèvent
précisément de ce complexe de l’antisémitisme pro-israélien. Celui-ci procède
d’un rapport profondément ambivalent aux communautés juives locales, comme si
celles-ci étaient dotées d’un pouvoir magique de punition, de représailles et,
encore davantage, de disqualification politique. L’identification Juifs de
France/Etat d’Israël
est si fortement ancrée dans l’esprit de nos responsables
politiques français, qu’ils la vivent comme une sorte d’épée de Damoclès placée
en permanence sur leur tête.

Car, - et c’est probablement l’une des raisons principales
de cette israélophilie très « franchouillarde », les
leaders politiques, à l’échelon national, comme sur le plan local, fantasment
très largement l’existence d’un « lobby juif ». Nous assistons
probablement à un tournant de notre démocratie française, où l’utopie d’une communauté
de citoyens,
si chère aux penseurs universalistes, est en train de décliner
au profit d’une conception segmentaire de la représentation nationale.

Celle-ci débouche sur une praxis politique :
pour être efficace électoralement, il faut parler aux dites
« communautés » et notamment à celles qui sont perçues comme les plus
influentes, d’où l’importance démesurée accordée aux prétendus « conseils
représentatifs », aux voyages en Israël et aux fameux
« dîners », où se précipitent, dans la plus pure hypocrisie, tous nos
politiques, du petit notable provincial au secrétaire national de parti.

En définitive, par leurs discours, leurs attitudes et
leurs comportements, de nombreux responsables politiques français, y compris à
l’échelon le plus modeste (maire, conseiller municipal, conseiller général…),
contribuent à accréditer l’existence d’un « lobby juif », renforçant
ainsi les pulsions antisémites qui se manifestent dans certains secteurs de
l’opinion publique.



Ces Beurs pro-Israël qui fantasment le « lobby juif »

Dès le milieu des années 1980, dans le sillage de
l’antiracisme médiatique, s’est manifestée chez certains courants de la
mouvance beur une sorte d’attirance irrationnelle pour ce que certains
appelaient à l’époque le « modèle juif ». Celle-ci était fondée sur
le présupposé que les « Juifs avaient réussi à s’organiser et qu’il
fallait donc faire comme eux !
 ». Encore une fois, ce
« Eux » renvoyait les Juifs de France à une forme d’extériorité au
corps national mais, dans le même temps, à une sorte de proximité avec les
Beurs (« nos cousins feujs »), qu’ils convenaient donc
d’imiter.

Ces mouvements beurs ont mis un point d’honneur à
développer des relations étroites avec les organisations communautaires juives,
à la fois comme parrains et passeurs, comme si celles-ci étaient
incontournables pour accéder aux médias et aux cercles de décideurs :
« Fais toi parrainer par un cousin, tu auras plus de chances de réussir ! ».

Cette croyance présente chez certains Beurgeois participe
du fantasme de la « puissance juive » qui n’est plus simplement
l’expression des Goys gaulois mais aussi des Goys beurs, croyance
qui les a souvent incité à développer un discours pro-israélien, non par
adhésion lucide à la politique de l’Etat hébreu mais par mimétisme
communautaire. Rien n’est en soi choquant qu’un citoyen français d’origine
maghrébine et arabe soit favorable à l’Etat d’Israël. Dans un Etat démocratique
comme la France qui, a fortiori, se réclame de la culture laïque et
républicaine, il apparaît totalement légitime qu’un citoyen français puisse se
déterminer en fonction de ses convictions personnelles et non de sa supposée
ethnicité ou de son appartenance religieuse.

Fort heureusement, il existe en France de nombreux
« Juifs » qui soutiennent le droit du peuple palestinien à avoir un
Etat et de nombreux « Arabes » qui défendent le droit à l’existence
de l’Etat d’Israël. En revanche, ce qui paraît plus choquant, d’un point de vue
éthique, ce sont ces élites Beurs qui versent dans une israélophilie à
base ethnique, nourrissant finalement les mêmes fantasmes que les pires
antisémites. Ces Beurs pro-Israël en arrivent à véhiculer une rhétorique
totalement manichéenne sur la situation politique au Moyen-Orient (Démocratie
israélienne versus despotisme arabe ; Israéliens pacifistes versus
terroristes arabo-musulmans ; gentil CRIF versus méchants barbus
islamistes, etc.).

Ces discours pro-israéliens sonnent d’autant plus faux
qu’ils se fondent sur aucune analyse politique rigoureuse, si ce n’est que sur
le « complexe du Goy beur » qui veut paraître à tout prix intégré (et
non intégriste) et se donnait par-là l’illusion qu’en étant pro-israélien, il
gravira d’autant plus rapidement les différents échelons du système politique
français.



Les « Frères » et le complexe du CRIF

Dans les milieux religieux musulmans français, les
discours pro-israéliens sont rarissimes, pour ne pas dire inexistants. Si la
prudence est de mise sur les questions géopolitiques et internationales –
notamment depuis la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) – les
prises de positions officielles des organisations musulmanes en appellent le
plus souvent à la solidarité avec la Palestine et au soutien humanitaire des « frères palestiniens ».

 Leur rhétorique repose principalement sur le registre de
l’émotion et la fibre religieuse, la Palestine étant présentée comme le symbole
d’une oumma musulmane martyrisée et meurtrie. Toutefois, cette palestinophilie
musulmane n’est pas non plus exempte d’une représentation ethnicisante de la
société française, avec une véritable fascination pour certaines organisations
comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui,
rappelons-le, est d’abord une organisation politique et non une fédération
religieuse.

Les grandes associations musulmanes françaises ont
d’ailleurs passé davantage de temps à essayer de construire des relations avec
une organisation politique et ouvertement pro-israélienne – en occurrence le
CRIF ne s’en cache pas – qu’à jeter les bases d’un véritable dialogue
interreligieux avec les rabbins de France ou les croyants ordinaires.

L’une des explications de cette orientation politique
réside précisément dans ce fantasme communautaire qui a très largement touché
les milieux religieux musulmans : dialoguer avec le CRIF, c’est se donner
l’illusion d’acquérir une crédibilité et une légitimité auprès des pouvoirs
publics français (« être un musulman propre sur soi »), quitte
d’ailleurs à perdre son âme.

D’aucuns diraient que cette fascination musulmane à
l’égard du CRIF traduit également la volonté secrète de certaines associations
islamiques de s’ériger, à moyen terme, en véritable « lobby
musulman » de France, en signant leur CRIM (Conseil représentatif des
institutions musulmanes) ! Résultat : le dialogue judéo-musulman ne
s’est jamais aussi mal porté qu’aujourd’hui, moins en raison d’ailleurs des
événements internationaux que de l’attirance malsaine des grandes organisations
islamiques pour un « modèle communautariste » totalement
contre-productif pour la cohésion sociale et la démocratie française.

Dans tous les cas, le CRIF a eu le dernier mot : les
Frères lavés pour un temps du « péché d’islamisme » sont redevenus
aujourd’hui « les intégristes » sous-marins du Hamas en France… A
choisir les « mauvais » interlocuteurs, on finit toujours par se
brûler la djellaba.



Les Goys et Israël : un « Etat d’exception » ?

Les Français parviendront-ils un jour à surmonter ce
« complexe du Goy » ? Il est clair, qu’en l’état actuel, la
situation apparaît compromise, et cela d’autant plus que ce complexe se fonde
sur un sentiment profondément ambivalent à l’égard des Juifs de France et de
l’Etat d’Israël, échappant à toutes les catégories normales du raisonnement et
de la critique.

L’Etat hébreu reste perçu majoritairement comme un
« Etat d’exception », suscitant finalement plus de crainte que
d’admiration. Comme nous l’avons analysé tout au long de cet article, le
sentiment pro-israélien, exprimé par de nombreux élites politiques,
intellectuels ou éditorialistes français, est moins le signe d’une adhésion
claire et consciente à la politique de l’Etat d’Israël que le produit d’une
lecture ethnicisante et stigmatisante de la réalité sociale, dont certains
traits convergent avec les préjugés antisémites.

Il n’est d’ailleurs pas étonnant que des activistes
antisémites d’hier, anciens militants des groupes de l’extrême droite radicale
(Ordre nouveau, Parti des forces nouvelles, etc.) deviennent aujourd’hui les
premiers défenseurs de l’Etat d’Israël, non pas tant qu’ils aient mûri mais,
parce qu’ils ont reconverti leur antisémitisme négatif en vision
sémitisée
du monde, avec d’un côté, les « gentils Juifs » - et
par extension les « gentils Israéliens » et, de l’autre, les
« méchants Arabo-musulmans ».

Pour autant, leur grille d’analyse n’a pas véritablement
changé, contribuant à traiter les « Juifs » de France sur le mode de
l’exceptionnalité communautaire, car dans l’esprit de nombreux Goys, les Juifs
et les Israéliens sont, certes, des « amis », mais, des amis fort
étranges.

Antisémites hier, pro-israéliens aujourd’hui, et demain ?

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Commentaires

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J’hésite à commenter sur un sujet aussi glauque. L’admiration que quiconque ("goy" ou non) peut avoir pour l’Israël n’a qu’une explication : celle d’une fascination pour le fascisme et pour le racisme "en actes". Cette explication, je ne la trouve malheureusement pas dans cet article.

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Salam aleykoum à tous

Merci Mr Geisser pour cette analyse honnête et sincère. Vous touchez des thématiques qui concernent des problématiques fondamentales.

Contrairement à ce que vous avancez, il ne me paraît pas que la charge anti-sémite soit aussi forte que vous ne le pensez dans le soutient de certains Français Non-Juifs envers Israel.

Je crois que le vieil anti-sémitisme français prend bien la forme conventionnelle qu’on lui attribue : une haine sous forme de jalousie envers la réussite et l’influence des Juifs en France qui n’ose plus vraiment se dévoiler ailleurs que derrière la cause légitime de la Palestine.

Pour un anti-sémite : Israel serait une "preuve" de la méchanceté juive alors qu’en fait Israel et son idéologie sioniste s’inscrivent plutôt dans la violence du mouvement d’expansion européenne à travers le monde.

Si Israel se permet de braver si allègrement les règles élémentaires de bonne conduite vis-à-vis de la seule morale vraiment universellement partagée -les valeurs et lois du droit internationale- c’est parce que les joueurs dominant du système interétatique et économique mondiale le lui permette et l’encourage explicitement et implicitement.

Il me semble donc plutôt qu’Israel représente pour le monde eurochrétien tout simplement ce qu’Israel affirme être au Proche-Orient : "le mur de la civilisation occidentale face à la barbarie asiatique".

La thèse du soutient antisémite à Israel me paraît plus plausible dans le cas des Évangélistes américains qui soutiennent Israel parce que son existence serait un signe annonciateur de la fin du monde, ses derniers prédisant et souhaitant la disparition pure et simple du judaisme à travers la personne du Christ.

La condamnation d’Israel est une double condamnation qui est tout simplement indigérable pour trop d’Européens et d’Américains : une faute "occidentale" vis-à-vis des Juifs qui ne peut être résolue par la faute de la colonisation.

À travers Israel, la civilisation européenne qui digère mal le rééquilibrage mondial de la puissance, continu d’entretenir l’illusion de son monopole de la violence juste et légitime dans les affaires internationales.

C’est une illusion à laquelle elle s’accroche contre le meilleur intérêt de tous.

Et certes Dieu -Exalté Soit-Il- Est plus Savant.

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Anlayse d’un egrande finesse qui dévoile les motivations des pseudos pro-israéliens.

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D’accord avec vous, Monsieur Geisser sur le fait incontestable qu’il existe une espèce de fantasme "antisémite" de "la main invisible" juive et/ou sioniste qui exercerait son pouvoir occulte dans les sphères sociale et politique...

Mais de fait, cette angoisse maladive gagne même les sphères de la recherche académique dans la mesure où beaucoup de vos collègues, même les plus engagés (pas forcément musulmans)en faveur de la cause palestinienne par exemple, craignant d’éventuelles retombées négatives, se sont complètement effacés pendant les massacres de Gaza.. .C’est bien que par là, chacun cultive, à des niveaux certes différents ce "fantasme" pas forcément antisémite du reste. On croit qu’il s’agit d’un fantasme tant qu’on n’ est pas réellement confronté, dans sa chair, aux fourches caudines d’un sionisme bien réel qui exploite parfois, par la violence sociale et politique, le filon du soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël.

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Cher Vincent, Rédaction de Oumma, au-delà du grand intérêt de ce texte, dont je partage parfaitement les analyses et les amplifie à une échelle qui englobe au moins l’Union Européenne, hormis les spécificités françaises

En outre, je profite pour dire que je suis frappé et (scandalisé) par la profusion de propos antisémites dans la presse espagnole pourtant très sioniste, dont le cas le plus choquant il y a presqu’un mois de l’écrivain Rafael Sánchez Ferlosio, Prix Cervantes de Littérature, que j’ai dénoncé dans mon blog (en espagnol) :

http://abenyusuf.wordpress.com
/2009/01/22/rafael-sanchez-ferlosio-antisemita-en-el-pais/

En quelques mots pour ceux qui ne lisent pas l’espagnol : ce mélange de genres extrêmement forcé ne peut s’expliquer à mon avis que dans l’intention délibérée de dissoudre la consistance de la très minoritaire critique antisioniste radicale dans mon pays dans un vague antisémitisme qui fait le jeu de l’ambassadeur Israélien à Madrid, un expert de l’intox, M. Schultz.

Merci pour votre attention.

Bien à vous,

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Brillant de bout en bout Vincent Geisser. Votre texte permet de nous éclaire sur les positions notamment de certains beurs qui se présentent souvent comme démocrate et antiraciste. Mais leur inconscient our leur calculs les trahient.

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Ce passage du texte de Monsieur Geisser est tout simplement un régal !!!!!Bravo M.Geisser)

"Contrairement à une idée reçue, le premier soutien d’Israël en France procède moins de l’action d’un quelconque « lobby » mais d’abord de la lâcheté et de l’hypocrisie de nombreux leaders d’opinion qui fantasment la puissance de la communauté juive. Leur relation à Israël se greffe moins sur un amour sincère pour l’Etat hébreu que sur une représentation ethnicisante de la communauté juive qui flirte parfois avec l’antisémitisme et débouche sur une posture politique : « Je suis avec Eux pour ne pas avoir d’ennuis ».

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Ce texte fera date. Il s’imposait. Je remercie Vincent Geisser pour son courage et sa lucidité qui n esont plus à démontrer.

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"Antisémites hier, pro-israeliens aujourd’hui, et demain ?" Question terrible. Allah seul connaît la réponse.

Mais une chose est sûre : ces gens "caméléons" ne sont que de vulgaires pions qu’Allah manipule à sa guise pour les mener droit à l’abîme. In challah !

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J’ai toujours été surpris par le soutien ou le silence des militants issus de la diversité au sien des partis politiques par rapport à l’agression de Gaza. Nous n’avons jamais vu aucun d’eux prendre la parole publiquement pour condamner le fait colonial israélien. Comme le rappelle justement Vincent Geisser, la peur et la lâcheté les poussent à adopter une telle attitude. Ils pensent ainsi faire carrière en politique. Or seul le courage permet de faire carrière en politique.

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Le titre de cette analyse et plus que problématique. Le soutien à Israël est transformé en "faute juive" par l’emploi du mot "goy" qui a acquis, en français en tout cas, une forte connotation péjorative. C’est comme si, à cause des "Juifs", le "Goy" soufrrait d’un complexe..
si des institutions ou des individus soutiennent Israël, c’est pourtant bien de leur responsabilité. Autre problème, la question de "l’ethnicisation" des Juifs pour cause d’Israël : du pur républicanisme. Israël ou pas, les Juifs sont une communauté qu’on peut difficilement qualifier qutrement que d’ethnique. Où serait le problème ? C’est interdit ?

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Bonjour,

Cet article est interessant car il a le mérite de poser un débat autour du lobby.
Cependant il ne cible pas les véritables enjeux.

Audela des complexes goy dont le fondement serait plus fantasmé que réel, l’auteur n’aborde pas l’existence dans de nombreuses sociétés de l’utilisation de l’ arme de l’antisémitisme pour taire toutes critiques à l’égard de la politique israelienne.
Il aurait été fort utile de decrypter les mécanismes qui sous tendent ce véritable terrorisme, cette tyrannie intelectuel, cette sorte d’intimidation qui empêche la formulation d’idées critiques vis à vis d’Israel.
De nombreux intellectuels et politiciens en ont fait les frais : Daniel Mermet, Edgard Morin, Noam Chomsky, P. Boniface qui l’a dénoncé sur ce site même parlant de volonté de disqualification professionnel P. Boniface étant directeur de l’IRIS, ... jusu’à aujourd’hui avec l’affaire Kouchner - Péant ou l’arme de l’antisémitisme est utilisée pour taire toutes critiues à l’égard de M Kouchner, T. Ramadan bref tout le monde peut trouver des exemples dans l’actualité passée ou présente ...
Je suis étonné que M Geisser fin analyste des enjeux de société passe outre ce type de pression qui explique de manière prépondérante la posture de nombreux intellectuels, politiciens qui n’ose faire de critiue par PEUR de pression.
Et les exemples sont nombreux pour rappeler la capacité de disqualification qui peut s’abattre sur des intellectuels de renom et voir qu’ils sont réellement destabilsés.

ENfin au sujet du lobby il ne faut pas parler de lobby juif mais de lobby pro-israelien officiel aux Etats Unis. D’ailleurs je recommande un bon livre John Mearsheimer et Stephen Walt : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine

Aus Etats Unis ce Lobby agit au grand jour est ce qu’on ne peut pas emettre l’hypothese qu’il existe un lobby pro israelien qui agit de manière non officiel comme le lobby des boissons alcolisés, le lobby des agriculteurs ...

Quand on entend Strauss Kahn dire que la responsabilité de tout homme qui s’investi en politique et de rendre service à Israel, "Se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël" on peut s’interroger !!!

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Voilà un texte comme je les aime. Avec Vincent Geisser, c’est toujours 10/10.

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Mais les gens des pays scandinaves eux, semblent bien moins atteints par ce complexe et ils parviennent sans problème à voir qu’Israël est en train de réaliser une épuration ethnique.

Comment l’expliquer ?

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Je suis entièrement d’accord avec faridb qui touche au même titre que moi-même le coeur de la démonstration (à savoir le prétendu "antisémitisme pro-israélien" beur ou "profane"). Ce qui amène à sérieusement nuancer la critique de Monsieur Geisser.

Si je puis me permettre, les marques d’éloges systématiques des internautes à l’endroit de chaque ligne écrite par le talentueux et engagé Vincent Geisser n’aident pas à l’expression d’un jugement critique...Tout ce qui flatte notre sentiment premier est apprécié sans considérer les présupposés très discutables sur lesquels repose l’argumentaire de l’auteur...

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Moi qui suis très souvent en désaccord avec Vincent Geisser à cause de ses textes racoleurs et très réducteurs, je dois admettre que ce son dernier billet est admirable.Il pointe avec beaucoup de lucidité les ressorts de cette nouvelle judéophilie gauloise et parallèlement cette admiration de certains "beurs" à la communauté juive.

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Merci M. Geisser pour ce texte d’une qualité exceptionnelle.

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il ne faut pas aller plus loin.regarde des pays limitrophes de la france comme la belgique et l’espagne qui essayent de trainer les responsables de crime israeliens devant les tribunaux internationaux...

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Je me suis délecté à la lecture de cette analyse en tout point remarquable de Monsieur Geisser. Magistral

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enfin.. pour faire court.. remarque que tout au long de l’article il s’agit de critiquer les "faussement" pro israel... donc l’auteur stigmatise les beurs.. en flou des arrivistes en politique et autre.. il ne dit mot sur les "vraiment" pro israelien..

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Bon texte, M. Geisser !
Une remarque pour vous aider à progresser encore : arrêtez d’opposer les termes "juif" et "arabe". Cette opposition participe d’une certaine vision sionisée du monde (et non sémitisée comme vous le dites très improprement en conclusion). Ma remarque n’est pas que réthorique ou nostalgique : la communauté juive irakienne est arabe et reste l’une des premières au monde, démographiquement parlant. Le négociateur palestien et ancien ministre Ilan Halevi se définit comme "100% juif, et 100% arabe".

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Ne pensez-vous pas que le fait que la France soit un gros fournisseur d’armes à Israël, contribue à expliquer la chape de plomb médiatique, particulièrement lourde dans notre pays, sur l’épuration ethnique menée par Israël et la souffrance des Palestiniens ?

Les groupes français d’armement ont des moyens financiers importants, et peuvent faire du chantage à l’emploi.

En plus on sait que les ventes d’armes donnent lieu aux versements de commissions (bakchichs) importantes (ces "frais" sont même officiellement enregistrés dans les contrats d’assurance de la Coface, organisme institutionnel français qui aide les exportateurs).

Ces flux de « commissions » on l’a vu pour la vente des « frégates » à Taïwan, et dans d’autres affaires, peuvent arroser beaucoup de monde.

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C’est avec un immense plaisir que j’ai découvert cet article ! Précis et tranchant : merci Mr. GEISSER !!!

On attend avec impatience le prochain...

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Pour une fois je ne suis pas d’accord avec cette classification simpliste des opinions.A vouloir trop formater et donner l’illusion de la rigueur scientifique, l’on théorise et l’on simplifie des comportements complexes mais dans l’explication politique est assez simple.N’importe quel citoyen doté de bon sens avec des facultés intellectuelles non altérés par le terrorisme intellectuel ambiant de notre cher pays la France, saurait distinguer la victime (Palestine) du bourreau (l’israel.Pour utiliser un language trivial, il ne faut pas être sorti de Princeton ou Harvard pour comprendre que le problème est avant tout politique et que si certains confondent parfois Juifs et israel ce n’est nullement pae idéologie mais tout simplement par ignorence de l’origine historique du conflit, biensûr que certains ont tout intérêt à nous attirer vers le terrain du conflit religieux et ceux là s’appellent des bonimenteurs manipulateurs de l’opinion. Je ne crois pas me tromper en disant que depuis les années 80 et sos racisme, la cause palestinienne est mieux compris et bien claire dans l’esprit des jeunes Arabes, Blacks ou Blancs, car à la base la justesse de celle-ci ne demandait qu’à sortir au grand jour malgré le silence complice des médias, et donc l’opinion est en majorité acquise aux Palestiniens pas pour leur beaux yeux mais parcequ’en tant qu’être humain on ne peut que s’identifier avec les faibles, les opprimés et leur souffrance c’est une qualité naturelle chez l’Homme...Et ça le terrorisme intellectuel n’y peut strictement rien

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Cet article de Vincent Geisser est du petit lait à consommer sans modération. On ne peut que se réjouir à la lecture de cet article.

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Tous les pro-israéliens opportunistes doivent réfléchir. Soutenir la cause palestinienne qui est une cause juste,est un devoir pour tout humaniste soucieux de la défense de droits de l’Homme.

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100% d’accord avec vous Vincent Geisser. Cessons de trembler et soyons clairs avec notre conscience. Cessons toute compromission pour chercher avant tout à plaire.

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Fantastique V. Geisser. J’espère que les beurgeois lirront cet article et leur fera en tirer tous les enseignements pour leur action politique future qui ne doit souffrir d’aucune allégeance. Ces beurgeois en oublient souvent que l’autonomie doit être la base de leur action politique.

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V.Geisser fait une analyse psychanaliste non dénuée d’intérêt sur l’attitude des pro-israéliens. En schématisant outrageusement, il existe selon lui des gens qui, en faisant de la propagande pro-israélienne, font de l’antisémitisme à leur insu, un peu comme un certain Jourdain qui faisait de la prose sans qu’il le sache.

Je n’y crois pas trop, mais c’est une idée qui a au moins le mérite de l’originalité.

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LE DRAME A GAZA NOUS REND MALADES D IMPUISSANCE

L HORREUR S APPELLE ISRAEL L INNOCENT S APPELLE LES MUSULMANS ET LE MENSONGE S APPELLE PROCESSUS DE PAIX HAHAHA
ON RIRAIT PAR DEPIT A DEFAUT D AGIR
COMBIEN FAUT IL ENCORE AU MONDE, DE CRIMES ET DE VICTIMES AU NOM DE LA VICTIMOLOGIE SIONISTE POUR COMBATTRE L’ETAT TERRORISTE SIONISTE.

LES ENFANTS QUAND ILS SE FONT INJURIER ILS REPLIQUENT AUX AUTEURS D INJURES :" C EST CELUI QUI LE DIT QUI L EST"
 »JE DIRAI C ’EST CELUI QUI A DIT QUE LES MUSULMANS SONT DES TERRORISTES QUI L EST. »

C’EST QUI, QUI S ’EST FAIT SOLENNELLEMENT HEBERGER PAR LES GENEREUX PALESTINIENS AVANT 1948 LES SACHANT PERSECUTES.

LES PALESTINIENS AVAIENT TOUT PARTAGE AVEC EUX. ILS LEUR ONT VENDU LEURS TERRES A DES PRIX DERISOIRES , SYMBOLIQUEMENT AFIN DE LES ACCUEILLIR ET DE LES PROTEGER DE CET OCCIDENT MEURTRIER QUI OUBLIE AUJOUR D HUI SES CRIMES ET LES FAIT PAYER AU MONDE MUSULMAN. UNE FACON DE DETOURNER LE PROBLEME AFIN QUE LES FAMILLES DE VICTIMES DEPLACENT LEURS VENGEANCES SUR LE VERITABLE BOURREAU…,
PAR L OCCIDENT REF : EPURATION ETHNIQUE (HISTORIENS ISRAELIENS ?)

LES BOMBES ATOMIQUES CE NE SONT PAS LES MUSULMANS ?
LES COLONISATIONS IMPERIALISTES MEURTRIERES RAVAGEUSES ET ANALPHABETISTES CE NE SONT PAS LES MUSULMANS ?

LES camps de concentrations ce ne sont pas les musulmans ?

Les lombargos et la mise à mal des populations ; Irak, Palestines, Afghanistan, ....ce ne sont pas les musulmans ?

Les 8000 morts Tchetchenes ce ne sont pas les musulmans.

A qui profite le crime du 11 septembre, certainements pas au musulmans et dieu seul sait qui en a été réellement les auteurs du crime quand on sait ce que cette horreur a ligitimé comme autres crimes justement contre les musulmans.

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la remarque de Zinedine est excellente, l’opposition arabe/juif provient d’une catégorisation occiddentale et coloniale ,que nous reprenons sans la critiquer bcp trop facilement.

évidemment les "juifs" depuis qu’ils ont découvert que les occidentaux les "aimaient" reprennent aussi cette opposition.

et comme tu dis les juifs du maghreb etaient arabisés comme tt le reste de la popualtion avant la colonisation bien sur.

ou alors c’est comme si nous arabes nous opposions juif à occidental.

ns subissons malheureusement les définitions des dictionnaires occidentaux.

n’opposons jamais juif à arabe ( on peut bien opposer juif à musulman),car en le faisant les occidentaux réduisent l’identité arabe à un attribut ethnique.

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excellente analyse, mais l’avant dernier paragraphe est incomplet, car il y a aussi des activistes antisémites d’extrême droite pro Palestiniens !

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L’analyse de Mr Geisser est fort interessante cependant, je ne partage pas entièrement cette analyse.

En effet, je crois trés sincèrement qu’il y a un lobby pro israelien. Il suffit de voir comment nos dirigeants, nos politologues, nos philosophes, font courbettes devant le crif ou encore comment est traitée l’information concernant Israel pour se rendre compte, que ce lobby va jusqu’à la mauvaise foi dans le traitement de l’information.

L’argument de l’antisémitisme est brandit en permanence, comme une arme, à chaque fois que quelqu’un essaye de parler des dérives d’Israel. C’est devenue une arme massive d’empêchement de la critique. Quand ce n’est pas une arme destinée à trancher toute tête qui dépasserait...à briser toute carrière ou à stigmatiser toute personne qui sortirait des sentiers battus. C’est aussi pour toutes ces raisons que certains se taisent ou prennent position de façon positive, même si au fond ils sont profondément antisémites et/ ou antisionistes. Parler d’Israel c’est marcher sur des oeufs...

C’est donc par le biais des "beurs "que certains politiciens, intellectuels et journalistes font passer leur message antisémit, une fois le message passé, ces derniers jouent alors le jeu de la division en faisant d’une pierre de coups : en stigmatisant les juifs (pour évacuer leur antisémitisme) et en montrant du doigts ces "beurs" (comme étant des antisémites). Le diviser pour mieux rêgner peut donc jouer à plein...à l’image de la situation coloniale en algérie où le loi crémieux a servi ni plus ni moins à diviser, arabes et juifs, tout en vouant une haine sans nom aux juifs, illustrer par les camps de concentration en France et la liste des juifs, pré établie dans les préfectures françaises, bien avant l’occupation nazi.