Samedi 25 October 2014
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Intifada : Muraille de signes

Intifada : Muraille de signes
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Une nation s’est vue déportée de ses terres, ôtée de toute personnalité juridique, privée de ses biens, interdite de circuler librement sur le sol hérité de l’aïeul philistin. On se souvient dès lors, avec horreur, des lois raciales de 1933 votées contre d’autres humains en Europe.

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« Il n’y a pas de Palestiniens. Ce n’est pas comme s’il y avait un peuple palestinien en Palestine, se considérant eux-mêmes comme un peuple palestinien, et comme si nous étions venu les mettre à la porte et leur prendre leur pays. Il n’existe pas » Golda Meir, in Sunday Times, 15 juin 1969.

Décidé dès le début du vingtième siècle, l’humanicide perpétré par les sionistes contre le peuple palestinien, révèle au grand jour le point culminant du fanatisme des violeurs de Sion.

Une nation s’est vue déportée de ses terres, ôtée de toute personnalité juridique, privée de ses biens, interdite de circuler librement sur le sol hérité de l’aïeul philistin. On se souvient dès lors, avec horreur, des lois raciales de 1933 votées contre d’autres humains en Europe.

Le Congrès terroriste organisé par Herzl à Bâle a décidé en 1896 de la tournure géostratégique du globe pour tout le siècle avenir. La déclaration Balfour concrétise vingt et un an plus tard le plus grand Hold-up du siècle. Dès lors le peuple palestinien lance, au nom de son droit d’existence, l’insurrection générale (1). Elle est dirigée dans les années trente contre le mandataire britanniques et les milices terroristes sionistes. La rue organise instinctivement des manifestations qui tournent en grèves générales. Certains verront dans ce soulèvement populaire de résistance, la toute première Intifada. En trois ans, la répression des forces britanniques et de l’Haganah feront quelques 3000 morts, plus d’une centaines de lynchages de dirigeants de la résistance et plus ou moins 6000 arrestations. Un peuple suffoque mais résiste.

Le Haut Comité arabe propose à Londres un déblocage naïf du dessein colonisateur. En effet, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, les représentants arabes acceptent de délivrer aux juifs ayant fuit les crimes nazis, entre autres, la nationalité palestinienne et ce au même titre que tout les autres citoyens du pays. Le sort était au malheur de la population arabe déjà scellé.

En 1948, David Ben Gourion proclame la légalisation de l’attaque à mains armées d’une région du Proche-Orient. Il blanchit la terre volée par Israël. La boulimie de son gouvernement n’aura de cesse de ronger les territoires voisins. Ainsi donc, leurs appétits gargantuesques se partageront en cinq guerres, celles de : 1948, 1956, 1967, 1973 et 1982. Chaque conquête territoriale s’accompagne de mesures de déportations massives et d’exterminations.

Les agissements de la Tsahal sont fidèles à celle du référant biblique de Josué (2) d’il y a 3300 ans. Par le recensement de populations, la disparition de villages, les rafles massives et le parcages dans des réserves à l’indienne, les sionistes auront vite enclenchés l’agonie d’un peuple né dans le berceau des civilisations. Ainsi, à l’exemple de la bande de Gaza, les territoires occupés se transformeront en un vaste réservoir de main-d’œuvre servile. Ce cheptel d’hommes ne franchira quotidiennement les frontières du camp (3) vers la terre prise, que pour le labeur. Voilà encore un spectacle au parfum de déjà vu. On se torture l’esprit afin de chasser de nos mémoires le triste processus de la ghettoïsation Heydrichienne de Lituanie et de Pologne ! La nausée. Promiscuité des familles, bidonvilles, malnutrition, avenir déjà passé, carence d’eau potable … En décembre 1987, la brèche s’effrita. Des enfants né dans l’exclusion rappelèrent au monde leur existence par le soulèvement des pierres, ce fut l’Intifada des Mosquées. C’est elle qui rappela au monde que la soif de Liberté ne peut être cantonnée. Puis, en septembre 2000, c’est un nouvel éveil nommé Intifada d’al Aqsa qui vit le jour cette fois. Des Etres que l’on tues au quotidien ont décidés de ne plus mourir dans le silence. La Knesset vie favorablement le détournement de la couverture médiatique du monde sur l’anéantissement par le gouvernement Bush du peuple afghans. Elle profite de l’aubaine lâchant sa meute sur les jardins d’enfants. Mais rien n’éloignera notre regard d’Al Aqsa. La commémoration de cette Intifada est et restera un appel aux vivants. Mais ou résident les Hommes dignes d’un humanisme actif qui un jour se sont exclamés, au lendemain du procès de Nuremberg, du massacre des Rwandais, du joug de l’Apartheid, du massacre des millions de jeunes du Continent africains, de l’éradication des Indiens d’Amérique, de l’égorgement des Musulmans de Bosnie, du Kossovo et d’Albanie : « Plus jamais ça » !

 

1. Cf. Garaudy R., Palestine, Terre des messages divins, Beyrouth, Editions Al-Fihrist, 1998, 3ème partie, Chap. IV La résistance palestinienne, pp. 443- 460.

2. Cf. ibid., annexe V : Une illustration populaire de la mythologie sioniste, (Art. Goren S., in Journal de Genève, 23 janvier 1983.)

3. La bande de Gaza s’étend de 40 Km de la côte méditerranéenne à une largeur de 8 km au cœur des terres. Cette languette de terre infertile comprend une des plus fortes densité de population de la planète.

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