Identité nationale : la politique de l’autruche d’Eric Besson !

Aux plus sceptiques et vindicatifs d’entre nous, aux trublions publics qui ne s’en laissent pas conter, Er

lundi 4 janvier 2010

Aux plus sceptiques et vindicatifs d’entre nous, aux trublions publics qui ne s’en laissent pas conter, Eric Besson, dans une nouvelle démonstration d’autosatisfaction sidérante, l’a clamé haut et fort aujourd’hui en conférence de presse : « Non, le débat sur l’identité nationale n’a pas dérapé ! », poursuivant « Non, il n’est pas focalisé sur l’immigration et l’islam ! »… Fermez le ban.

La tête enfouie dans le sable, sourd et aveugle à l’avalanche de critiques virulentes qui ont appelé à la dissolution de son ministère de l’infamie, tout en dénonçant la sombre machination politicienne qui tire les ficelles d’un débat vicié, le nouveau séide de Nicolas Sarkozy réinvente une politique de l’autruche, subtil alliage de couardise, de suffisance et de servilité, qui laisse passer, sans remise en cause, ce qu’il a le tort de considérer comme un petit orage saisonnier …

Les esprits académiques les plus brillants et avertis n’ont qu’à revoir leurs copies, les chercheurs en sciences sociales n’ont plus qu’à ravaler leur salive, rien n’infléchira la posture du félon le plus célèbre de la gauche, qui l’affirme dans une langue de bois dont on connaît toutes les roueries : « Certains observateurs se sont focalisés au cours des derniers mois sur quelques dérapages très isolés. Ils n’ont pas réussi à faire sortir le débat de son cadre républicain ; L’immigration et l’islam représentent moins d’un tiers des 26 000 premières contributions reçues sur le site dédié ».

Sous l’œil bienveillant du porte-parole de l’UMP et fidèle second couteau du chef de l’Etat, Frédéric Lefebvre, qui décrie les "caricatures" du débat, Eric Besson est néanmoins en butte aux sarcasmes de son clan d’adoption, dont certaines voix désavouent une obstination préjudiciable, jusqu’au second porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, qui reconnaît l’impérieuse nécessité « d’améliorer la formule », en veillant à privilégier « ce qui nous rapproche, et l’avenir que l’on peut établir en commun ».

De Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts, qui déclare sans ambages qu’« Eric Besson nous baratine", au président du MoDem, François Bayrou, qui a évoqué sur les ondes de France Info "un débat microcosmien" à mille lieux des préoccupations essentielles des citoyens français, en passant par Yazid Sabeg, le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, qui martèle dans tous les médias que « l’identité nationale doit se construire avec et pas sans l’islam », il serait grand temps pour Eric Besson de sortir la tête du sac, de retirer ses œillères et d’humer l’air du temps…

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