Hassan Al-Tourabi, leader du Congrès Populaire Soudanais : « L’ONU doit intervenir au Darfour, mais sans les Américains, les Anglais et les Français » 
Par Ian Hamel
mercredi 4 juillet 2007

- Hassan Al-Tourabi dans sa villa de Riyadh au Soudan
Hassan Al-Tourabi, 75 ans, est devenu la bête noire du régime soudanais. Il avait pourtant appuyé le coup d’Etat militaire du lieutenant général Omar Hassan Ahmad Al-Bachir en 1989. Mais depuis, le dirigeant islamiste alterne les séjours en prison et en résidence surveillée. Il est actuellement en liberté et dirige le Congrès Populaire Soudanais, important parti d’opposition.
Longtemps présenté comme l’éminence grise du terrorisme international, pour avoir accueilli Oussama Ben Laden et Carlos au Soudan dans les années 90, Hassan Al-Tourabi tient aujourd’hui un discours très modéré. Il considère qu’une musulmane peut fort bien épouser un chrétien. Le Coran, assure-t-il, « n’interdit pas un tel mariage ». La femme étant l’égale de l’homme, « il n’y a pas de raison qu’elles ne puissent devenir imams ».
Grand, mince, tout de blanc vêtu, Hassan Al-Tourabi ne correspond absolument pas à l’image que l’on donne généralement de lui. N’a-t-il pas été longtemps présenté dans la presse occidentale comme « le pape noir du terrorisme » ? N’a-t-il pas fait appliquer la Charia au Soudan, pays pourtant peuplé de chrétiens et d’animistes ?
Très cultivé (il parle anglais, français et allemand et a passé une thèse à la Sorbonne en 1964), chaleureux, Hassan Al-Tourabi multiplie les bons mots et les anecdotes. Il nous a reçu pendant près de deux heures, en compagnie d’un journaliste soudanais, dans sa villa de Riyadh, près de l’aéroport. Un quartier bourgeois de Khartoum. Oussama Ben Laden, jusqu’en 1996, habitait à moins d’un kilomètre de chez lui.

- Ian Hamel aux côtés de Hassan Al-Tourabi
Rencontreriez-vous souvent Oussama Ben Laden lors de son séjour au Soudan ?
Non. Il est venu me rendre visite une seule fois. Je reçois beaucoup de monde, des politiciens, des hommes d’affaires, des dignitaires religieux, des journalistes. Lorsqu’il vivait au Soudan, Oussama Ben Laden était un entrepreneur. Il construisait des routes. Il possédait des exploitations agricoles. Contrairement à ce qui a été écrit, Ben Laden n’était pas un personnage si important que cela au Soudan. Et je peux vous rassurer, Al-Qaïda n’est pas implantée dans notre pays.
Vous avez pendant longtemps été présenté comme l’éminence grise du régime du général Al-Bachir, occupant la présidence du Parlement soudanais. Que reprochez-vous au pouvoir actuel ?
D’être totalement corrompu, non démocratique. La population ne profite absolument pas de la manne pétrolière. Et, ce qui est plus grave, Khartoum continue de détenir tous les pouvoirs. Il n’y a pas un vrai fédéralisme, une vraie décentralisation.
C’est ce qui explique la situation au Darfour. C’est pourquoi il y a eu cette guerre sanglante avec le Sud. J’ai passé une partie de ma vie en prison. Et bien, à mon âge, je préfèrerai encore être jeté dans une cellule plutôt que négocier avec le pouvoir soudanais actuel. Au moins en prison, je pourrai écrire des livres…
Est-il exact qu’au Darfour vous soutenez le Mouvement Justice et Egalité, un groupe rebelle ?
C’est exact. Et je ne supporte pas que le Mouvement Justice et Egalité, je soutiens tous ceux qui se battent contre le pouvoir. Je connais très bien le Darfour. La plupart des observateurs oublient que cette région, grande comme la France, a été indépendante jusqu’au début du XXe siècle. Qu’a fait pour les Darfouriens le régime actuel ? Rien, ni routes, ni écoles, ni électricité. Toutefois, mon parti, le Congrès populaire, ne participe pas aux combats.

Etes-vous pour une intervention de l’ONU au Darfour ?
Oui, car il y a bien eu une forme de génocide au Darfour. Je ne dis pas que le pouvoir de Khartoum a voulu tuer tout le monde. Mais de fait, il y a eu des dizaines de milliers de morts. Les 20 000 soldats de l’ONU pourront aider au rétablissement de la paix, car actuellement, il est impossible de circuler librement dans cette région.
Toutefois, je ne souhaite pas la présence de militaires américains, britanniques et français. Elle serait perçue comme de l’impérialisme par les Soudanais. Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, la France s’est totalement alignée sur les Etats-Unis. En revanche, j’ai plus confiance dans le nouveau Premier ministre anglais, Gordon Brown, que dans son prédécesseur, Tony Blair, pour prendre du recul vis-à-vis des Américains.
Pensez-vous que les pays occidentaux vous accorderez aujourd’hui un visa ?
Les Américains et les Britanniques ? Sans doute pas. La France, peut-être. Savez-vous que je suis souvent invité par l’ambassade de France à Khartoum ?
Certains vous accusent d’apostasie. N’avez-vous pas dit que les musulmanes pouvaient épouser des chrétiens ou des juifs ?
A condition bien entendu que ces chrétiens ou ces juifs soient tolérants. Par ailleurs, rien ne s’oppose à ce qu’une femme puisse devenir imam s’il elle en a les qualités. Je ne suis pas sectaire. Je ne suis pas sunnite, je ne suis pas chiite, je suis musulman. Quand je repense à ce qui s’est passé en Afghanistan après le départ des Soviétiques, où les Afghans, tous musulmans, se sont battus entre eux, je me dis que les musulmans ont encore beaucoup de progrès à faire sur cette planète.
Parlant de Tariq Ramadan, auriez-vous dit qu’il était « l’avenir de l’islam » ?
Non, car personne est l’avenir de l’islam. Dans l’islam, nous n’avons pas d’évêque, d’archevêque, de cardinal, que je sache. J’ai rencontré la plupart des grandes personnalités du monde musulman. A aucun je n’ai donné ce qualificatif. Je connaissais surtout Saïd Ramadan, son père. Je l’ai souvent vu en France, pendant mes études, et en Suisse. A cette époque, son fils Tariq devait être un enfant.
Propos recueillis par Ian Hamel
Ian Hamel
Journaliste, auteur du livre « La vérité sur Tariq Ramadan, sa famille, ses réseaux, sa stratégie » aux éditions Favre, préface de Vincent Geisser.
Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article
salem alikoum je suis mesulmane et je suis trés amoureuse d’un chrétien et lui aussi il me especte et respecte ma religion,mais ne peut et ne veut se convertir en islam. un homme avec beaucoup de valeurs et de principes, genereux,respectueux.. je voudrai avoir une réponse claire, je suis agée de 38 ans, aucun mesulman ne m’a demandé en mariage. une mesulmane
salamaleykoum, en lisant certain commentaire je ne saisi que trop bien les raison de notre decadence. Voilà un homme qui a consacré sa vie a la cause d’ALLAH ta3Ala, et qui parle de ses freres au darfour et de leur souffrance, de renouvaux de la pensée islamique, de democartisation tout en restant fidél au valeur qui sont celle d’une nation islamique...etc. Et tout ce qu’on auras retenu, la seul chose pour laquel on le harcel de questions, c’est cette malheureuse fatwa qui froisse l’honneur et l’égo d’une communauté decidement tombé bien bas. "Quand les doigt montre la lune l’imbecile regarde le doigt." Dans ce siecle ou nous sommes dominé sur tout les domaines, (militaire, scientifique, intellectuel, economique...) Nos femmes sont effectivement la dernières chose que l’on domine. Quel sacrilège avez vous fait là Dr Tourabi ! Vous meritez d’etre excomunier ! La houwla wa la Qouwa ila b’ILAH, qu’ALLAH nous guide.
Je ne suis pas sexiste, mais je trouve que cette histoire de priere mixte est insensee. Les musulmans des USA veulent tout simplement montrer au Americain apres le 11/09 que l’Islam est moderne contrairement a ce qu’ils pensent. Je ne suis pas contre le principe, mais on va pas comme meme transiter du fanatisme a la naivite. Les hommes et les femmes doivent rester separer dans les mosquees. Sinon, les mosquees pourront se transformer en des lieux de rencontres, et de dragues pendant que l’Imam preche. Et pourquoi pas distribuer des boissons pour que l’atmosphere devient plus convivial.
Je rappel, je ne suis ni sexiste, ni fondemmentaliste, mais il y’a des limites comme meme.
la teneur du discours de Tourabi est révélatrice d’un vieil intellectuel aux abois qui a toujours rêvé de jouer un rôle public et de jouir des fastes du pouvoir, faux savant animé par un égo démesuré, il tombe bien bas et se déshonnore pour bénéficier en bon opportuniste des désagréments de Khartoum au Darfour , il invite la communauté pseudo internationale a le choisir comme interlocuteur . Quant aux larbi et consorts , il faut savoir que le site d’Oumma . com attire tous les islamophobes en particuliers ceux qui sont missionnés par les consulats(moukhabarat) maghrébins laicistes et corrompus.
Bonjour
La question de la femme musulmane enflamme bien des esprits, et pourtant j’aimerais bien qu’on cesse de se focaliser sur la femme et penser l’avenir de l’homme musulman, car je crains qu’il ait lui aussi bien des difficultés.
La femme musulmane ne cherche par à être Imamesse à la place de l’Imam, elle demande juste à l’Imam d’assumer pleinement la portée de ses propos, y compris sociales....car les conventions sociales comptent et à force de chercher seulement l’égalité, on finit par se trouver certes égal, mais tout seul devant son ordinateur à broyer du noir et glosser sur la condition humaine...
La sourate la Lumière est très claire à ce propos, chacun s’ il veut aspirer à une vie équilibrée se doit de trouver un partenaire qui lui correspond, c’est à dire qui partage ses valeurs et son degré de piété....et n’oublions pas une chose on est pas obligé d’être musulman....Et s’il reste un minimum de lumière dans son coeur ne peut-on pas exiger un minimum, à savoir reconnaître Dieu et son prophète Mohamed devant les hommes quitte à ne par être particulièrement pratiqueant à l’instar de la grande majorité des musulmans. Il vaut mieux avoir pour note 4/10 que 0/10, car les 4/10 sont plus proche de la moyenne...Ceci est valable me semble t-il pour les musulmanes d’occident comme moi.
Quant aux hommes, s’ils souhaitent se marier avec une femme issue des gens du livre, qu’ils assument pleinement la portée de leur choix, car n’oublions pas, la transmission de la culture, de langue et de la foi se fait essentiellement via la femme.
Salam
AIDA BOUCHADAKH
Il
A Larbi : Si vous pouviez avoir seulement un dixième de la culture et de l’intelligence de Tariq Ramadan, nous serions déjà bien barré !
Je suis une femme et je reste toujours sidérée par les réactions des internautes quant au statut des femmes en islam. Il serait temps d’expliquer qu’entre la théorie et la pratique il y a souvent un gouffre, qui s’explique par l’interprétation que l’on peut faire d’un texte qu’il soit sacré ou non. La plupart des gens qui méconnaissent l’islam font une fixette sur le statut des femmes. à ceux là je souhaiterai leur rappeler qu’il suffit de lire l’ancien et le nouveau testament pour se rendre compte que le statut des femmes dans ces deux livres sacrés n’a rien à envier à celui des musulmanes, au contraire. Il est important de rappeler que l’islam a libéré la femme. Maintenant ce qui peut se passer dans la réalité, celà est dû en grande partie à une interprétation sommaire du coran d’une part et des pratiques culturelles d’autre part. Il est interessant aussi de se renseigner sur le taux de violence exercer sur les femmes dans les pays chrétiens. Il n’est pas besoin de rappeler qu’en Espagne, en Italie, en France et dans beaucoup de pays occidentaux : une femme meurt par jour sous les coups de son mari. Est ce dû au christianisme ? Alors au Diable ces préjugés sur les hommes musulmans qui martyrisent leurs femmes, qui les enferment et empêchent leur épanouissement. Les hommes musulmans n’ont pas le monopole des violences, des injustices, et du mépris des femmes dans le monde, loin de là. Une petite visite dans certains pays dits chretiens comme le Bresil, le Mexique etc vous prouvera que les femmes là bas ne sont pas mieux loties. Est -il besoin de rappeler le statut, le sort, et les conditions des femmes sous le colonialisme en Algerie. A cette époque ce n’était pas la religion musulmane qui gouvernait le pays. Qu’a apporté le christianisme aux femmes algerienne pendant 135 ans de colonisation ? Pourquoi le christianisme en Algérie n’a pas libérés les femmes ?
Il me semble que le but de ce site n’est pas de denigrer les intelectuels mais d’argumenter de maniere constructive afin de contribuer a l’enrichissement intelectuel et spirituel des lecteurs.
L’interpretation du texte coranique doit etre individuelle car elle sanctifie la relation personelle du musulman avec le createur afin de rejoindre Djanna.
En ce qui concerne les marriages inter-confessionels la conduite a suivre pour les est clairement etablie dans le texte coranique : 2 ;221 et 5 ;5. La conduite a suivre pour les filles de musulmans est identique que celle des hommes musulmans.C’est a dire qu’elles peuvent epouser des Kitabis. En effet le construction de l’aya 2 ;221 est de type symetrique et indique l’egalite des droits et devoirs pour les 2 categories de personnes concernees.
La confusion provient de l’aya 60 ;10 qui, clairement, donne des instructions a propos des femmes converties a l’islam. Celles-ci ne devraient pas rejoindre leur epoux non-musulman.
Les instructions contenues dans 60 ;10 ont ete etendues a toutes les musulmanes par les 4 ecoles de jurisprudence. C’est la raison pour laquelle la majorite des musulmans considere que toute musulmane doit se marrier avec un musulmans.
Bismillah Ar-Rahman Ir-Rahim
Autant j’apprécie les articles de Oumma.com autant je suis dégoûté par le grand nombres d’internautes qui prennent le forum de discussion pour une cour de récréation d’une école primaire : insultes, rabaissements, invectives et autres haines qui se cristallisent trop souvent autour de la personne de Tariq Ramadan.
Qu’elle est cette obsession maladive ? Croit-on franchement aider ou illuminer qui que ce soit avec des insultes ? Enfin, ne pourrait-on donc pas lire un livre de Mr Ramadan avant de débitez des propos stériles a pleurer ?
Et cela ne concerne qu’accessoirement T Ramadan. Que ce soit ce dernier ou un autre, l’anathème est une forme très prisée sur ce site. N’y-aurait-il rien de plus constructif pour apprendre, partager, faire connaitre et prendre position ?
Je conviens qu’il y a nombre d’islamophobes qui utlisent des sobriquets à consonnance musulmane pour déverser leur fiel haineux et ignorant sur ce site mais n’y a-t-il pas des limites ?
Tous les lanceurs d’insultes ne peuvent être des non-musulmans déguisés. De toute façon, musulman ou non, c’est lamentable. L’objectif de ce site est d’édifier et non de rabaisser et calomnier.
Honte à nous tous.
Même dans la plus grande des oppositions, le respect de soi passe par le respect d’autrui sinon on devient comme ceux qu’on accuse ou pire encore.
À bon entendeur, salut.
Dieu Est Le Plus Connaissant.
Karim B. de Montréal
réponse à l’arbi ( le 1 er commentaire),
Si vous auriez réellement lu ou écouté tariq ramadan , vous ne parleriez pas de lui de la sorte parce que les discours du hallal et haram ....il est le 1er à les combatre .
Amicalement.
Salaam,
Certains semblent toujours vouloir adapter l’Islam a leur humeur du moment. Si les regles de l’Islam vous genes, soyez autre chose, c’est pas compliqué, mais pas la peine de vouloir se la jouer "ouvert, on a tout compris et les musulmans pratiquants non". Le reflexe sur la defensive traduit bien d’ailleurs un malaise explicite face a des comportements non islamique, de la part de gens qui ne veulent pas admettre, pour des raisons culturelles, qu’ils sont musulmans par habitude...et non par mode de vie !
Merci larbi et c’est peu dire qu’on est mal barré ! ce qui intéresse Tariq Ramadan c’est son avenir avant tout quant à ces supporter ils commencent tout doucement à se réveiller de leur léthargie.
Si l’avenir de l’islam repose sur Tariq Ramadan, on est mal barré. En quoi Tariq Ramadan représsente un espoir hormis pour ses supporters qui sont des adeptes di haram et hallal.
Je pense qu’il faut être sincère dans la vie. Les chrétiens, lorsque l’on leur demande si Mohammad, salût et bénédictions d’Allah sur lui, est un prophète, réponde que non. Et pourtant Mahammad, psl, affirme qu’il est un envoyé de Dieu.Comment qualifie t-on quelqu’un qui prétend être ce qu’il n’est pas ? Moi je répond un usurpateur, un menteur, dans tous les cas quelqu’un qui n’a pas un message divin. C’est comme cela que la plus part des chrétiens considère le prophète Mohammad,psl. Comment un musulman sincère et consciencieux, peut donner sa fille musulmane à un chrétien qui croit fermement qu’elle suit un usurpateur, un menteur. Je pense qu’un chrétien sincère qui marie une musulmane va tout mettre en oeuvre poiur qu’elle le rejoigne dans sa voie, puisqu’il est convaincu qu’elle est dans l’erreur. Je pense que la sourate kafiroun est claire, ils ont leur réligion, nous avons notre réligion. Un chrétien qui croit que Mohammad est un prophète est un musulman. Qu’Allah fasse de nous des musulmans sincères. Amin
Salam
Que soit sur la prise en compte nécessaire des préoccupations dans la communauté musulmane de al part de ceux qui veulent proposer une alternative, ou de la communauté dans sa majorité et de ses reflexes de toujours approcher les choses par l’angle du halal et du haram et de ne plus se pencher sur les questions fondamentales, sur les orientations de la sharia, sur l’apport et l’objectif du message universelle de l’islam. dans le premier cas, il semble important de constater qu’il ne pourra avoir une alternative efficiente, sans être à la base des préoccupations de la communauté. On entend trop souvent des penseurs, des intellectuels et des engagés, que la communauté musulmane ne se préoccupe que de problème secondaire, et délaisse les questions essentielles, les fondements, si la question des priorités est central, ce discours sur la comunauté musulmane, manque de réalisme, parce qu’il ne pourra avoir d’alternative efficiente sans tenir compte de la vie des gens, la révélation, comme le prophète(alayhi çalat wa salam) au plus fort du djihad, pour la survie du message de l’islam, n’a jamais ignorer les problème des gens, et le discours qui nous dit la cause islamique transcende nos problèmes personnels, si elle a sa vérité, elle a aussi ses limites, que la sharia à toujours reconnue et inscrit dans la conception et la norme du message, sourate ad douha est un très bon exemple de cette compréhension, et plus tard durant la période médinoise, le coran établira cet équilibre entre témoignage de l’islam et prise en compte des préoccupations de la vie de la communauté, d’ailleurs le lien entre les deux est évident. de l’autre coté, ce reflexe que nous avons à nous pencher, prioritairement et , rapidement sur la question des ahkam, du halal et du haram, avec bien souvent comme cela à été signalé un délaissement du spirituel, mais il ya un autre aspect que cette opposition être le liéral et le spirituel dans l’approche des textes ,qui à prioduit de nombreuse polémiques, dont on ne peut pas dire que certains soufis, aient propager un discours assez arrogant sur leur frères et soeurs, de la mème façon que certains ont top vite comdamné certains milieu qui se réclame du souffisme, dont il faut quand dire, les égarements, surtout à notre époque ou certaines tendances du soufisme sont mise en avant et qui ne sont pas parmi les plus orthodoxes,cela semble plus préocupant, en terme que des sujet comme l’imamat. De nombreux savants ont suent, témoigner dans leur vie et leur travaux de ette équilibre entre respect de la norme et la présence du coeur, on connait de très célébres comme Hassane al basri, ibn moussayib, Jounayd, al Mouhassibi, abdel qadir al Jilani, ibn Taymyia, ibn Qayim et bien d’autre qui leur ont succèdés. la particularité de ses savants au-dela de l’équilibre ente norme et spiritualité, est qu’ils avaient le scrupule constant de faire reposer leur enseignement sur les sources de l’islam et des etres de références(hommes et femmes) parmi les Sahaba et ceux qui les ont suivi. ces savants avaient aussi en commun cette vision globale de l’islam et ses objectifs grandiose et salutaire pour l’humanité(lil alamine)tout en ne sous estimant pas les préoccupations des gens. Nous devons prendre exemple sur leur façon d’approcher l’islam, savoir réformer notre regard, sur les textes, revenir a la conception globale ,plutot que de toujours nous fixer sur le hala et le haram, illest vrai que s’en préocuper est un signe de respect de la volonté d’allah, mais s’en préocuper dans l’exès, au point de négliger les objectifs et les orientations de la sharia, peu produire le contraire de la fidelité, chose que tariq ramadan à très bien exposer par son moratoire sur les chatiments corporels, dans le mème élan il serait interessant qu’un travail émerge quand à la question de l’enfant,on parle souvent de la femme, parce que sous pression occidental la plupart du temps,, mais l’enfant est qui est un sujet bien négliger, dans la communauté musulmane que ce soient dans les pays majoritairement musulmans ou aileurs dans le monde, y compris en occident. certains penseurs ou savants ont pris l’initiative d’une charte pour l’enfant, si l’on peut saluer cela, bien que il faudra bien qu’un jour, cela prenne une forme plus contraignante que des textes. on peut etre d’ailleurs étonner que des savants est un discours très dure quand il s’agit de domaine économique, ou dans le cas d el enfant à tout ce qui touche la question du fétus, mais qui dès que l’on en vient au vécu de l’enfant les discours soit très vague, sans jamais de rapport à la loi, il faudrait protéger un fétus, mais ne rien dire par la loi, de ce que vive dans leurs quotidiens des enfants , étonnante relation la justice de la sharia. ce qui est le plus inquètant dans cette charte(en ligne sur le site islamophile) c’est le fait de lier la liberté d’expression de l’enfant , à la sécurité national, ce type de condition demanderait à etre sérieuement questionner au regard dela sharia, et es une porte ouverte , au orientation sécuritaire des politique des pays majoritairement musulmane, mais aussi de plus en plus en occident. il semble que de plus en plus de loi dite de sécurité semble plus aujourd’hui mise en place pour proteger des pouvoirs, et des types de sociètès néo-libérales, dont la particularité n’est pas la protection de tout les citoyens mais d’une parti d’enre eux, seulement, derrière le bricolage social et de diversité, c’est bien vers cela que s’oriente la république sarkoziste, en France soutenue par le silence et l’hypocrisie polititcienne du parti socialiste, ou du modem. Il est d’ailleurs a craindre le type de relation que la france va établir, avec avec des pays comme l’algérie, le maroc et la tunisie, qui derrière les plus nationaliste et d’ une législation répressive contre tout ceux qui soient disant s’en prennent à l’image de la nation, ces pays écrasent leur peuple par une économie néo-libérale dont bien peu dans la communauté musulmane , porte ne voie de justice social et de dignité, si l’on prend le cas du mariage, on peut parler pendant des années sur de question de halal et de haram, aujourd’hui dans ces pays comme en occident d’ailleurs, ce qui empèche beaucoup de se marier, et qui produit les conséquences, que l’on connait, et que malheureusement ceux qui font une fixation sur la morale ne font que dénoncer, au lieu de travailler pour que les gens est les moyens de vivre dans la fidélité de cette morale. Il est clair de la part de certains savants, penseurs et intellectuels musulman(es) qu’il est plus facile de stigmatiser la jeunesse, qu’un pouvoir , plus facile de critiquer l’ignorance et l’égarement supposé de la jeunesse, que la déconnection de discours les savants qui s’égarent et qui égarent. Mais tout cela est aussi la responsabilité de toute la communauté, il ne faut pas passer son temps à attendre de ceux déjà engager, des savants ,des penseurs et intellectuels, qui fournissent un effort, un temps de leur vie, dont notre reconnaissance devrait être plus grande encore, au moins par nos doua. Il faut certes, que ceux qui ont reçu les avoir, donnent les outils au plus grand, nombre. ces outils, quoi que l’on dise de Tariq Ramadan, il est de ceux qui en donne beaucoup, sa façon de rendre accessible au coran, dans la fidélité et la profondeur et surtout en phase avec notre vie, est un bienfait que l’on ne considère pas assez, il en est de même de son travail sur la sira, on retrouve la démarche de savant come ibn Qayim, qui revenait aux source pour en extraire une compréhension profonde. Espérons que les commentaires du coran de la part de Tariq Ramadan reprennent du service, insha Allah, tellement ils sont utiles, pour les cœurs et les intelligences, surtout à notre époque, ou la révélation du seigneur des mondes est si bassement traiter par ceux qui s’arrogent la prétention et le droit, de donner des leçons de fidélité, de spiritualité, de rationalité, et de modernité à l’ensemble de la communauté musulmane. Allahou Alam Qu’Allah nous protège de la disparition de ses bienfaits, de la dureté des épreuves, et le la joie des ennemis.
Salam
Beaucoup de filles musulmanes n’ont pas attendu l’avis de Monsieur Tourabi, de Monsieur Tariq Ramadan, ou je ne sais quelle autre savant pour épouser un non musulman. L’amour n’ a pas de frontière ni de religion.
Dans un entretien au journal Asharq Al-awsat Hassan Turabi developpe un peu plus la question du mariage. Lundi le 24 avril 2006
Question : Vous avez fait paraître des fatwas controversées déclarant permis le mariage entre une femme musulmane et un homme de persuasion chrétienne ou juive. Voulez-vous dire que les femmes qui se convertissent à l’Islam peuvent rester mariées avec un mari non-musulman, ou qu’une femme musulmane peut épouser un homme non-musulman ?
Réponse : D’abord, nous devons examiner cette question dans son contexte, et, en particulier, celui de l’Ijtihad quand il en vient aux questions générales de la condition des femmes dans l’islam. Le discours islamique moderne et contemporain sur les femmes accuse un retard considérable sur les règles et les principes islamiques authentiques du fait que les musulmans contemporains ne réfléchissent pas assez profondément à ces principes quand il s’agit du mariage de leurs filles.
La fatwa était une réponse aux questions qui avaient surgi dans la communauté musulmane aux Etats-Unis. Il y avait un incident dans lequel une femme américaine est allée à un des centres islamiques pour se convertir ; cependant, elle voulait rester mariée à son mari non-musulman après s’être convertie. Les fonctionnaires du centre lui ont dit que si elle était sincère dans son désir de devenir musulmane elle commencerait des procédures de divorce, malgré les dépenses énormes que cela impliquait et même si cela signifiait qu’elle perdrait la garde de ses enfants. Ils n’ont pas réalisé que c’était trop demander de quelqu’un qui en était à faire ses premiers pas vers l’islam. Une telle attitude fait que beaucoup de femmes sont peu disposées à se convertir.
Bien sûr, avant de publier ma décision, j’ai dû entreprendre beaucoup de recherches concernant la loi islamique, en particulier en lisant des livres de jurisprudence islamique qui avaient été écrits à différentes périodes historiques. Toutes les fatwas passées qui ont interdit le mariage de femmes musulmanes aux hommes non-musulmans ont été publiées pendant des périodes où sévissaient des luttes politiques entre musulmans et non-musulmans. D’autre part, je n’ai pas pu trouver un seul mot qui interdit un tel mariage dans le Coran ou la Sunna.
Dans le cas particulier de la femme qui a voulu se convertir aux Etats-Unis, mon avis est qu’elle aurait dû rester mariée avec le non-musulman. Elle pouvait devenir la raison pour que son mari non-musulman se convertisse. Peut-être même d’autres familles de femmes américaines converties auraient suivi le même chemin. Beaucoup de personnes sont restées perplexes devant ce que j’ai dit et m’ont attaqué pour cela. Quelques-uns ont même décidé que j’étais maintenant un infidèle ! Ils ont parlé de toute cette question comme si c’était une question d’honneur. Cependant, si vous la regardez objectivement, la conversion et la conduite islamique de la femme aurait pu influencer positivement le mari. C’est le genre d’influence dont ont besoin les musulmans occidentaux.
Nous devons laisser les minorités musulmanes, qui vivent parmi ’les Gens du Livre’ en Occident, évaluer cette question et décider ce qui est approprié pour eux, puisqu’ils sont le premier groupe concerné. Ils concluraient qu’ils doivent permettre à leurs filles d’épouser des juifs et des chrétiens parce que ces mariages attireront peut-être les maris à l’islam ou, du moins, les femmes resteront musulmanes. En Occident, les libertés individuelles sont généralement plus étendues : qu’ils soient libres de décider de leur comportement individuel ou collectif. Voilà mon point de vue sur ce problème.
Question : Donc vous dites que les femmes qui se sont converties à l’Islam peuvent rester mariées à leurs maris non-musulmans, mais qu’il est interdit à une femme musulmane d’épouser un homme non-musulman ?
Réponse : Non, j’avais parlé précédemment de ce type de mariage et je crois que le mariage entre une femme musulmane et un homme non-musulman est valable puisque rien dans le Coran ou la Sunna n’en ordonne autrement. De plus, la décision doit aussi prendre en compte chaque cas particulier ; en somme, en me basant sur les enseignements accumulés des savants passés, je ne peux pas dire que ce type de mariage est interdit.
Ces enseignements nous disent par exemple que le consensus (Ijma&) est le consensus de juristes à chaque époque mais ce que le Coran dit est totalement différent. Il faut donc nous en détourner. Les mêmes énonciations accumulées des savants ont aussi recommandé que nous devions obéir à un dirigeant même s’il a saisi le pouvoir par la force. Le Coran n’approuve pas du tout cela. Nous devons toujours nous référer aux fondements qui sont le Coran et la Sunna.”
Que recherche Hassan Tourabi. Cherche-t-il une réhabilitation ? Ou est-il réellement sincère ? Je ne me permettrais pas de répondre à cette question. Mais il ne suffit pas d’affirmer ce que le Coran permet ou pas encore faut-il fonder sa démonstration sur une construction théologique. Ce qui n’est pas le cas, j’attends donc la suite avec une certaine impatience....
L’entretien avec Hassan Al-Tourabi est particulièrement surprenant, mais de là à dire que la modernisation et la rénovation de l’islam viendra du Soudan, c’est un pas que je ne franchirais pas. Toutefois je note des propos modérés qu’ on ne peut balayer d’un revers de main.
Certains s’appuient sur les décisions du conseil européen de la fetwa pour tenter de faire passer cette institution religieuse pour moderniste, alors qu’elle est l’incarnation même de l’archaïsme religieux. Les "savants" ou appelés tels ne sont que les tenants d’un islam perçu comme une code juridique, une conception en totale décalage avec les réalités des musulmans d’europe.
Salam aleykoum sur la question du mariage d’un non musulman avec une musulmane ceci à été débattu au sein du conseil européen de la fatawa si à l’origine le couple n’était pas musulman et suite à cela la femme se convertissait à l’Islam elle lui était possible de rester avec son conjoint car elle se devait de respecter avant tout le contrat de mariage.
Pour ce qui est de Hassen Tourabi il n’a jamais présenté la question comme ce qui est présenté dans l’article, mais sa position rejoignait celle du conseil européen et même celle du grand savant Ibn’oul Quaim .Attention !
Tourabi cite Ramadan, on aimerait connaître l’avis de Tariq Ramadan sur le mariage d’une musulmane avec un non musulman, lui Tariq Ramadan qui se définit comme un "reformiste" (sic) tendance frères musulmans, alors qu’il me semble que Tariq Ramadan désaprouve ce type de mariage. Qu’en est-il Monsieur le "réformiste" Ramadan.
Ce qui est problématique avec ce genre d’interview et surtout d’accroche c’est que l’on n’est pas à même de saisir le raisonnement ici de Hasan al-Tourabi. Pourquoi cette position au sujet du mariage inter-confessionnel ? Et que veut-il dire par "si ils sont tolérents" ?
Ce que je comprend pour avoir lu à l’époque la transcription de la fameuse interview sur al-Jazeera, c’est qu’il met en parallèle deux aspects de la sharî`ah ou plus précisement de l’explication des savants sur le pourquoi de la permission du mariage d’un homme avec une "femme vertueuse parmi les Gens du Livre" et l’interdiction de la réciproque.
Les commentateurs expliquent ceci par le fait que l’Islâm garantie de base les pratiques cultuelles des non-musulmans, reconnait naturellement pour en être la continuité le judaisme et le christianisme et qu’il en va de même donc pour les épouses chrétiennes ou juives qui ne peuvent être contraintes dans leur pratique religio-culturelle ce qui autorise donc la présence de jambons et autres spiritueux dans la maison, la croix au dessus du lit ou la bible sur la table de chevet.
Mais avant tout ce qui est important pour les juristes musulmans c’est l’islâm et particulièrement la transmission de la religion aux enfants. Pour les savants de l’islâm si un tel mariage est autorisé il faut néanmoins garantir aux enfants une éducation islamique. Ce qui n’est pas tant un problème pour eux vu que le mari a le devoir d’assumer les besoins de sa famille etc...sa position de "chef de famille" en quelquesorte fait qu’il a autorité pour garantir cet aspect.
Par contre à l’époque de la Révélation et même encore de nos jours en allait-il de même pour une femme qui aurait épouser un chrétien ou un juif et encore plus un polythéiste mecquois comme c’était le cas après l’Emigration à Médine où des femmes musulmanes (dont une des filles du prophète Muhammad salallâhu `alayhi wa salâm) se sont retrouvées séparées de leur mari malgré les liens affectifs mutuels mais leur vie, leur religion et donc leur mode de vie n’était plus viable à la Mecque. C’est sur cette base que les savants interprètent le verset interdisant le mariage des musulmanes avec les non-musulmans car il n’y a aucune garantie que la pratique religieuse de la femme musulmane serait respectée -et ce d’autant que les non-musulmans ou bien ne reconnaissent pas l’islâm ou haissent cette religion, ou bien qu’ils peuvent même être en guerre contre les musulmans- ou que les enfants soient élevés dans la tradition musulmane.
C’est donc sur cette base qu’il faut comprendre l’ijtihad (puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, ce qui implique donc d’éviter de lui attribuer des noms d’oiseaux voir pire, car si c’est une erreur de sa part il en sera malgré tout recompensé pour l’effort de reflexion et les musulmans ne devront pas suivre cette erreur) de Hasân al-Tourabi. Pour lui, c’est donc la tolérance qui est déterminante dans l’autorisation du mariage inter-confessionnel. Si le mari juif ou chrétien est tolérant au point de garantir la libre pratique cultuelle de son épouse et potentiellement de ses enfants, alors un tel mariage est possible.
Je ne suis pas pour ma part de l’avis de shaykh al-Tourabî bien que je l’apprécie énormément et que je le soutiens ainsi que les darfurîs dans leur combat contre le régime despotique d’al-Bachir, je me range à la réponse du shaykh al-Qardâwî qu’il avait donné quelques jours après sur al-Jazeera.
Néanmoins ces questions, comme celle de l’imamat de la femme qui est autorisé de base dans des cas bien spécifiques (aucun homme, ou bien lors des prières nocturnes de ramadan si elle est la plus connaisseuse du Coran dans sa famille voire parmi ses voisins selon certaines lectures) ont l’avantage de nous permettre de retourner à une recontextualisation du texte, à se réapproprier les textes pour savoir ce que Dieu, le Prophète, les compagnons ont rééllement dit sur ces questions plutôt que de s’arrêter aux législations actuelles des pays musulmans.
Et Dieu est Plus Savant.
Les propos ci-dessous sont d’une grande véracité ;
Toutefois, je ne souhaite pas la présence de militaires américains, britanniques et français. Elle serait perçue comme de l’impérialisme par les Soudanais. Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, la France s’est totalement alignée sur les Etats-Unis. En revanche, j’ai plus confiance dans le nouveau Premier ministre anglais, Gordon Brown, que dans son prédécesseur, Tony Blair, pour prendre du recul vis-à-vis des Américains.
Pour répondre à Tourabi, il y a déjà des femmes imams :
C’est aux Etats-Unis en mars 2005 que Amina Wadud, professeur d’études islamiques à l’Université de Virginie, à dirigé pour la première fois la prière du vendredi en présence de femmes et d’hommes.
En Italie Naïma Gohani, une femme d’origine marocaine, dirige une prière mixte dans la mosquée de Colle Val d’Elsa, près de Sienne, en Toscane.
Au Maroc 50 femmes ont été nommées imams par le Royaume du Maroc en Avril 2006, mais ces femmes n’ont pas le droit de diriger la prière.
Que dit l’islam sur les femmes imams ?
Il n’y a pas de verset dans le Coran interdisant à une femme d’être imam et de diriger la prière et il semble qu’il n’y ait pas de consensus de savants de l’islam su ce sujet.
Pour la grande majorité des musulmans, une femme ne peut pas diriger une prière mixte. C’est ce que pense par exemple de Mohamed Sayed Tantaoui, Grand Cheïkh d’Al Azhar (Caire, Egypte), le Cheïkh Kardhaoui, Omar Abou Namous, responsable religieux au Centre Culturel islamique à New York...
Pourtant on entend quelques voix s’élever :
D’après un article publié sur realites.com : "Pour le Grand Mufti d’Egypte, le Cheïkh Ali Jomaa il n’y a pas de consensus interdisant à la femme de diriger la prière. S’il y a des hommes qui acceptent d’être dirigés par une femme, toujours en matière de prière, qu’ils le fassent. Pour lui une femme peut même être Mufti (la plus haute autorité en matière de jurisprudence religieuse)".
Toujours d’après realites.com, "Abou Thaour et le grand exégète et historiographe Tabari ont autorisé l’Imamat de la femme dans l’absolu (c’est-à-dire pour les hommes et les femmes)".
De même Ibn Arabi aurait accepté l’imamat des femmes pour diriger la prière mixte car pour lui la perfection de l’âme humaine serait accessible aux deux sexes.
Le point de vue de Tourabi sur le mariage est intéressant. Je suis de ceux qui pensent que le Coran se lit avec le coeur, pas avec le regard d’un juriste, d’un grammairien, ou d’un prince du culte. Dieu s’adresse au coeur des hommes pour le purifier. Il ne s’adresse pas qu’à leur cerveau, car leur cerveau flatte leur ego, et l’ego est l’ennemi de Dieu.
En lisant cet entretien, j’ai cru rêver. Le frère musulman Hassan Al Tourabi approuve le mariage d’une musulmane avec un chrétien. Tourabi est beaucoup plus progressiste que certains modernistes. On croit rêver
Quelques citations sur le mariage
" L’amour conjugal, c’est encore la plus admirable, la plus touchante, la plus féconde manifestation de la sensibilité humaîne " Marcel Prévost
" Soyez-vous l’un à l’autre un monde toujours beau, Toujour divers, toujours nouveau ; Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste " Jean de La Fontaine, Les deux pigeons
" L’homme nourrit la femme, apporte chaque jour, comme l’oiseau des légendes, le pain de Dieu à sa bien-aimée solitaire, Et la femme nourrit l’homme. A son besoin, à sa fatigue, à son tempérament connu elle approprie la nourriture, l’humanise par le feu, par le sel et par l’âme " Jules Michelet, L’amour
" Le respect et l’amour doivent être si bien proportionnés qu’ils se soutiennent sans que ce respect étouffe l’amour " Pascal, Discours sur les passions de l’amour
" ...l’amour conjugal qui persiste à travers mille vicissitudes, me paraît être le plus beau des miracles, quoiqu’il en soit le plus commun " François Mauriac, Journal
Pour ce qui est du mariage d’un musulman avec une femme athée, agnostique ou polythéiste (mushrika), il n’est pas possible selon l’islam. Le Coran dit : "Et ne vous mariez pas avec les femmes polythéistes tant qu’elles ne deviennent pas croyantes" (Coran 2/221). En revanche, un verset du Coran a rendu possible en soi le mariage d’un musulman avec une femme juive ou chrétienne : "Et [il vous est permis de vous marier avec] les femmes vertueuses parmi les croyantes et les femmes vertueuses parmi les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur douaire, ceci étant sous la forme d’un mariage et non en gens de mauvaise vie ni en preneurs d’amantes" (Coran 5/5).
Cette référence textuelle fait que le mariage d’un musulman avec une juive ou une chrétienne est en soi permis. Cette permission est cependant assortie des conditions suivantes : 1) Il faut que la femme soit réellement juive ou chrétienne, c’est-à-dire qu’elle croit réellement en Dieu, etc.... Car il existe des hommes et des femmes qui, même s’ils portent un prénom chrétien par tradition, sont en fait athées ou agnostiques. 2) Il faut que la femme soit vertueuse, comme l’a souligné le verset : "les femmes vertueuses parmi les gens qui ont reçu l’Ecriture avant vous". Le verset n’entend donc pas permettre le mariage avec une femme de mauvaise vie.
Beaucoup de musulmans et de musulmanes ignorent ou oublient lorsqu’ils emploient le terme "mariage mixte" : être musulman, ce n’est pas être d’origine orientale ou africaine. L’islam est une religion universelle, et quelqu’un qui est de type européen peut tout à fait être musulman, autant musulman que quelqu’un qui est né dans une famille musulmane. Aussi, une femme qui était non-musulmane et qui choisit de se convertir à l’islam n’est pas une non-musulmane, mais une musulmane à part entière, quels que soient son pays et sa famille d’origine et quelle que soit son ancienne religion. Le mariage d’un homme né dans une famille musulmane avec une femme convertie à l’islam (quels que soient son pays et sa famille d’origine et quelle que soit son ancienne religion) n’est donc pas concerné par votre question, car il s’agit bien là du mariage d’un musulman avec une musulmane. La question que vous posez concerne le mariage (nikâh) d’un homme musulman avec une femme qui garde sa religion non-musulmane. Et vous voulez savoir si l’islam permet ce type de mariage (nikâh).
Au sujet des mariages mixtes, je vous invite à lire l’entretien de Gérard Neyran. Il est le coauteur de deux ouvrages sur les mariages mixtes aux éditions de l’Harmattan : "Mariages mixtes et nationalité française" (1995) ; "Les couples mixtes et le divorce" (1996).
Les couples mixtes tirent-ils des bénéfices de leurs différences ?
Oui, même s’ils ne présentent pas leurs différences comme une motivation première de leur union - puisque comme dans la majorité des couples, c’est avant tout l’attrait pour le partenaire qui compte -, ils apprécient la possibilité de s’enrichir de la culture de l’autre. Cette ouverture s’accompagne souvent d’un esprit de tolérance. Même si des cultures très différentes peuvent entraîner
des décalages importants - dans le rapport au temps, au langage, du point de vue religieux, culinaire, etc., il semble que ces personnes réfléchissent et élaborent davantage leur union que les autres.
On dit pourtant que ces couples divorcent plus ?
C’est à mon avis une idée reçue, car ces personnes ont conscience de leur différence, elles dialoguent et échangent beaucoup pour construire leur relation et se marient en connaissance de cause, ce qui représente un facteur de stabilité du couple. Evidemment, il y a des divorces, mais à ce niveau, les traditions matrimoniales ont une influence plus importante que les différences culturelles. On voit bien, par exemple, que les personnes françaises mariées avec des Européens du Sud divorcent moins que celles mariées avec des Européens du Nord, du fait qu’on est plus favorable au divorce dans le Nord que dans le Sud de l’Europe. Et si aujourd’hui, on constate une augmentation des divorces chez les couples mixtes, c’est également parce que beaucoup de mariages ont été contractés avec des personnes dont les traditions facilitent le divorce, comme celles des populations africaines. L’autre variable à prendre en compte est le sexe du conjoint étranger : les ruptures sont moins fréquentes quand l’homme est français et la femme étrangère. Nos études ont montré qu’il y a trois fois moins de divorces quand la femme est issue d’un pays traditionaliste, car en épousant un français, elle se trouve souvent dans une situation d’émancipation et aura peut-être dû rompre avec sa famille pour se marier.
Quelles difficultés rencontrent les couples mixtes ?
La xénophobie est une dimension très difficile à gérer pour ces couples. S’ils attribuent rarement leurs difficultés à leurs différences de cultures, ils les renvoient largement à l’extérieur, c’est-à-dire au regard des autres, à la stigmatisation et l’impression
d’être mal vus. Ce regard social est quasiment absent dans les grandes villes. Dans un village, par contre, on se fait immédiatement identifier comme étant marginal. Ce sentiment de rejet est d’autant plus douloureux quand il est vécu au sein même de la famille. A ce niveau, si la naissance d’un enfant est un moment important dans n’importe quel couple, il l’est d’autant plus dans un couple mixte, car elle peut actualiser de nombreuses problématiques (le choix du prénom, de la religion, de l’éducation, etc...), ou au contraire, en résoudre : de nombreux couples éloignés de leurs familles d’origines se rapprochent de leur famille parce que les grands-parents veulent voir leurs petits-enfants.
Le code du Statut personnel, qui en Tunisie régit le statuts des membres d’une même famille est particulièrement moderne pour le monde Arabo-Musulman, et même par rapports à certains textes occidentaux. La place de la femme tend vers de plus en plus d’ égalité avec l’ homme, et des dispositions telles que le droit à l’avortement remontent à 1956. Cependants il reste quelques domaines qui peuvent s’améliorer, comme l’égalité face à l’héritage, ou les usages musulmans à l’égard de la mixité religieuse en matière d’ héritage, de mariage, d’ adoption ou de garde des enfants.
Le mariage d’une musulmane avec u non musulamn pas autorisé Allah ta’ala a dit :
Et n’épousez pas les femmes associatrices tant qu’elles n’auront pas la foi,… [Sourate Al Baqara – 221]
Et Allah ta’ala à dit aussi :
… si vous constatez qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu’épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu’époux] pour elles... [Sourate Al-Mumtahinah]
Elle ne peut y être forcé [à se marier] car Elle n’a pas à s’y soumettre et céder à ce genre de mariage.
Le prophète ( ) a dit : « Nul obéissance à une créature si c’est pour désobéir au Créateur » [Rapporté par Al Imam Ahmed dans son masnad]
Tariq Ramadan n’est pas l’avenir de l’islam. Il est un prédicateur parmi d’autres qui fait de son mieux, sans plus.
Bismillahi Rahmani Rahim
Voilà qui va ajouter à la confusion dans le monde musulman ; des femmes imames pouvant épouser un juif ou un chrétien... A force de se prostituer au média certains en arrive non seulement à perdre leur Islam mais arriverait aussi à induire la communauté dans l’erreur.
Oumma.com n’a t-il pas une responsabilité dans la diffusion de la "fitna" ? encore une nouvelle catastrophe comme si la communauté n’en subissait pas assez !
bonjour
Ou sont tous les pseudos intellectuels qui réfusent de voir les massacres des humains sous pretexte que la cause est de plus en plus defendue par des intellectuels juifs. Les musulmans doivent se reveiller et voir les choses clairement sans passion. Il y a des êtres humains qui meurent il faut s’engager à côté de tous ceux qui font de la cause humaine un objectif.
Pour un visa certains en viennent à dire vraiment n’importe quoi ;
Si Saydati Aicha ou Saydati Fatima n’ont jamais conduit la prière quelle folle oserait prendre la place de l’imam ?
Pas étonnant que le Soudan se trouve dans une telle situation avec ce genre de politicar.
Média et charia ne font pas bon ménage !
M Tourabi propose une lecture de la shar’ia pour le moins fantaisiste car les opinions des savants autorisés par la oumma convergent dans le sens contraire d’une telle lecture pour ce qui, en l’occurence, relève du statut des femmes tant dans l’imamat que par rapport aux modalités d’usage du mariage mixte.
On voit bien tout de même que le problème, de nos jours, n’est plus tant la lecture ou l’interprétation de la shari’a a proprement parler, on serait à la suite de monsieur, bien mal inspiré de remettre en question l’acuité du jugement des écoles de pensée orthodoxes sur ces points précis du fiqh. On comprend bien pourquoi d’ailleurs, en théorie, il est déconseillé pour une musulmane de se marier avec un chrétien, un juif ou un non-musulman, on comprend en outre, sur le plan symbolique l’incohérence d’une prière d’hommes dirigés par une femme.
Il n’en reste pas moins que si la femme souhaite partir se marier avec un juif ou un chrétien ou un boudhiste ,c’est peut-être aux musulmans de se poser des qustions quant à leur aptitude à épanouir leurs femmes. Pareil pour l’imamat, si les femmes commencent à se sentir prêtes pour diriger les prières de congrégation tout d’un coup, la question se pose de savoir si ce ne sont pas nos soeurs qui sont aujourd’hui les plus motivées pour prendre la direction des affaires de notre communauté.
C’est peut-être un signe des temps.. le temps pour les hommes de se réveiller sans doute !
