Dans un entretien publié ce mercredi par L’Équipe, le directeur technique de la Vuelta affirme que « la seule solution pour que la course retrouve son calme est le retrait de l’équipe Israel-Premier Tech ». Il souligne toutefois que cette décision « ne relève pas des organisateurs mais de l’UCI ». « À un certain moment, il faudra que quelqu’un mesure s’il faut protéger une course internationale comme la Vuelta ou protéger une équipe », déclare-t-il, alors que la 11ᵉ étape à Bilbao a été perturbée par une manifestation pro-palestinienne.
Il explique avoir alerté l’UCI « avant même l’arrivée de la course en Espagne » sur les risques de contestation, mais ajoute que « jusqu’ici, aucun changement n’a été décidé ». Selon lui, la priorité reste « la sécurité des coureurs, des équipes et du public ». Le responsable insiste enfin sur les limites de son rôle : « Nous ne pouvons pas prendre la décision d’exclure une équipe. Notre obligation est de protéger la course et le spectacle. »
Au-delà du cadre sportif, et face à l’ampleur des manifestations dénonçant le génocide à Gaza, cette polémique illustre la colère croissante face à la normalisation d’une équipe portant le nom d’Israël, alors que l’État hébreu est accusé de commettre un génocide. Les mobilisations au Pays basque rappellent que, pour une partie de l’opinion publique, il n’est plus possible de séparer le sport des crimes de masse imputés à Israël.

