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« Voyager seule m’a appris à faire confiance à ma boussole intérieure » : le témoignage d’une femme musulmane qui bouscule les normes

Dans un récit publié sur le site Condé Nast Traveller — un magazine international dédié au voyage, mêlant récits inspirants, conseils pratiques et découvertes culturelles haut de gamme —, la journaliste Tahmina Begum raconte comment le voyage en solitaire a profondément transformé sa relation au monde et à elle-même. Fille d’immigrés sud-asiatiques, longtemps contenue par les normes culturelles et les inquiétudes liées à la sécurité des femmes, elle décrit comment son premier voyage solo, à 24 ans, lui a offert un espace inédit de liberté. À Lisbonne, entre les tramways grimpant les collines et les pastéis de nata dégustés dans les boulangeries historiques, elle dit avoir trouvé un sentiment d’appartenance inattendu.

Ses rencontres — vendeuses au marché, voyageuses musulmanes croisées sur son chemin — ont dessiné une communauté spontanée où chacune encourage l’autre à repousser les limites imposées. Le voyage solo reste parfois mal compris, note-t-elle, notamment parce que, dans certaines interprétations culturelles, il est encore attendu qu’une femme voyage avec un mahram, un accompagnateur masculin proche dont la présence vise traditionnellement à assurer sa protection. Pourtant, seule, elle dit entendre enfin sa propre voix : « Quand je suis seule, mon cœur retrouve un rythme normal. Je me sens exactement là où je dois être. »

Au fil de son témoignage, Tahmina Begum affirme que le plus grand cadeau de ces voyages est la confiance nouvelle qu’elle accorde à son intuition. Pour de nombreuses femmes musulmanes, souligne-t-elle, explorer le monde en solitaire n’est pas un luxe : c’est un geste d’autonomie, une respiration essentielle — parfois même une petite révolution.

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Le récit de Tahmina Begum met en lumière une dynamique souvent ignorée dans le discours dominant sur le voyage : lorsque les femmes musulmanes voyagent seules, ce n’est pas seulement un acte touristique, mais un déplacement symbolique puissant. Elles bousculent des normes culturelles, familiales et parfois religieuses détournées de leur sens originel. L’expérience du solo travel devient alors un espace d’existence affirmée, où se construit une forme d’émancipation calme, loin des clichés occidentaux d’individualisme absolu. Le témoignage de Begum rappelle ainsi que la liberté ne passe pas toujours par la rupture, mais parfois par la simple possibilité de marcher seule dans une ville étrangère en écoutant, pour la première fois, sa propre boussole intérieure.

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