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Une jeune saoudienne jette une chaussure à la tête des représentants de la police religieuse

La rébellion d’une jeune fille saoudienne contre la tyrannie quotidienne exercée par la police religieuse, le fameux Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, serait-elle symptomatique de l’exaspération grandissante qui gagne les sujets de la monarchie wahhabite dans les villes, notamment la nouvelle génération ?

Cette petite armée qui voit le mal partout, en se gardant bien de balayer devant sa porte, est tombée sur un os en sermonnant une jeune femme pour son crime de lèse-majesté commis au beau milieu d’un gigantesque centre commercial : ne pas être voilée correctement. Tancée sévèrement, avant d’être mise à l’amende, la jeune fille en fleur, plus en colère qu’impressionnée, a déstabilisé les redresseurs de torts des bonnes mœurs en les accusant d’appartenir à l’Etat Islamique, tout en les renvoyant à leurs propres contradictions et dérives.

Joignant le geste symboliquement fort à la parole indignée, celle-ci a empoigné sa chaussure et l’a lancée à la tête, ahurie et déconfite, des représentants de la police religieuse qui, débordés par cet acte de mutinerie, ont laissé filer la jeune femme, ayant juste le temps de noter la plaque d’immatriculation du véhicule dans lequel elle s’est rapidement engouffrée.

Une plainte a été déposée contre la jeune saoudienne récalcitrante, dont le coup d’éclat en a fait voir de toutes les couleurs à une police tatillonne à l’excès, jusqu’à confiner parfois à l’ubuesque et sombrer la plupart du temps dans la cruauté moyenâgeuse.

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