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Une Italienne d’origine marocaine, tête de liste de l’extrême droite pour briguer la mairie de Rome

La Ligue du Nord est à la péninsule italienne ce qu’est le FN à l’Hexagone, tonnant, tempêtant contre l’islam, les musulmans et l’immigration, jetant sans relâche de l’huile sur le feu pour embraser les esprits soumis à forte pression et facilement impressionnables.

Affichant sa posture autoritaire, populiste et islamophobe de manière fracassante, on ne s’attendait guère à ce que l’extrême droite néo-fascisante d’Italie mise sur sa caution « beur » bien à elle, sous les traits de Saoud Sbai, d’origine marocaine.

Partir à la conquête de Rome, la cité éternelle et multiculturelle, lors des élections municipales anticipées qui se dérouleront au printemps 2016, méritait bien de donner l’illusion de la diversité au sein d’un parti qui passe le plus clair de son temps à la vouer aux gémonies, et au petit jeu de la supercherie politicienne, Souad Sbai se pose là !

Farouchement anti-mosquées, anti-réfugiés et anti-immigration, la tête de liste idéale de la Ligue du Nord pour surfer sur les peurs en se faisant plus royaliste que le roi n’est pas sans rappeler le carriérisme et les basses compromissions des créatures issues de l’immigration post-coloniale promues sous les ors de notre République laïque.

C’est Matteo Salvini, le n°2 de la Ligue du Nord, qui a révélé publiquement l’investiture, par ailleurs très controversée en interne, de celle qui bat déjà la campagne en clamant à toutes les tribunes combien elle est « laïque », s'evertuant à faire plus italienne que les Italiens eux-mêmes.

"Je suis romaine, je parle romain et je suis supportrice d’une équipe de Rome (…) Je connais bien la ville parce que j’y réside", s'époumone-t-elle à en perdre haleine, en se disant comblée par une investiture qu’elle vit comme une véritable consécration au sein d’un parti viscéralement raciste et xénophobe. 

Il est des triomphes assurément plus glorieux et moins contre-nature, mais pas pour Souad Sbai, cette ancienne journaliste et islamophobe pleinement assumée, qui tire à boulets rouges sur l’actuel maire de Rome, Ignazio Marino, issu du Parti démocrate (centre gauche), et dont on comprend mieux la dérive inévitable vers l’extrême droite à la lumière de son passé peu reluisant de députée de Forza Italia, la formation du scandaleux Silvio Berlusconi.

 

 

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