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Une influente organisation musulmane américaine appelle Pékin à cesser sa répression contre les Ouïghours

Face au rouleau compresseur chinois de la répression qui, Ramadan après Ramadan, tente de briser la résistance des Ouïghours en criminalisant la pratique de leur foi et de ses grands rituels islamiques, l’influent Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) entend bien être le grain de sable qui parviendra à enrayer ce mécanisme de la persécution religieuse dans la province du Xinjiang.

Sans trêve et sous couvert de lutter contre le terrorisme, les mesures de rétorsion qui s’abattent à tout moment sur cette minorité musulmane et redoublent même de sadisme pendant le mois sacré par excellence – soit en infligeant des amendes prohibitives aux jeûneurs, notamment aux fonctionnaires, professeurs et étudiants, soit en les jetant en prison comme de dangereux malfrats, sans oublier les descentes policières fracassantes dans les foyers pour forcer des familles entières à s’alimenter -, ne sont plus tolérables aux yeux des dirigeants du CAIR qui montent aujourd’hui au créneau, depuis les Etats-Unis, pour exhorter à y mettre un terme.

C'est sous une plume alarmée et outrée que le directeur général de l'association, Nihad Awad, a exigé dans une lettre adressée au président chinois de cesser de martyriser les Ouïghours, mais aussi de nier la réalité d’une politique répressive aussi cruelle que criante.

"La capacité des musulmans du Xinjiang de pratiquer librement leur foi est totalement entravée par les autorités locales qui s’évertuent par la force à interdire le jeûne du Ramadan dans le cadre de la vaste répression qui s’exerce contre les pratiques religieuses islamiques et les traditions musulmanes locales", a-t-il vivement déploré, en condamnant "Ces actes de répression perpétrés contre l’islam et les fidèles Ouïghours n’ont pas de limites, et vont jusqu’à harceler et rendre hors-la-loi les hommes qui se laissent pousser la barbe et les femmes qui portent le voile ou des tenues islamiques". Il a également désapprouvé fermement "l’interdiction faite aux jeunes Ouïghours, de moins de 18 ans, d’étudier le Coran, leur famille écopant de très lourdes amendes en cas de flagrant délit de lecture des versets coraniques."

Et de poursuivre en appelant Pékin à respecter les termes de sa propre Constitution, allègrement foulés aux pieds de la même manière que sont piétinés les droits fondamentaux des Ouïghours : "La Constitution chinoise garantit la liberté de religion à ceux qui pratiquent l'islam. En tant que signataire de la Charte des Nations Unies, de la Déclaration universelle des Nations Unies des droits de l'homme et de la Convention internationale des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, la République populaire de la Chine doit veiller à ce que les musulmans du Xinjiang et du reste de la grande Chine aient droit à une égale protection de la loi contre toute discrimination de l'Etat et contre toute forme de discrimination".

"La communauté musulmane américaine, et le CAIR que je représente, demandent respectueusement et instamment à la République populaire de Chine de se conformer à ses propres lois et conventions internationales en supprimant tous les obstacles à la liberté religieuse pour les musulmans du Xinjiang, mais aussi pour les musulmans à travers la Chine et pour tous les autres croyants de votre nation", a conclu Nihad Awad, en sollicitant une réunion d’urgence entre l'ambassadeur de Chine à Washington et des représentants de la communauté musulmane américaine, ainsi que d'autres parties concernées.

Le Cair souhaite ardemment être ce petit grain sable salvateur qui stoppera la machine infernale chinoise dans la province de Xinjiang, reste à savoir, maintenant, si sa nécessaire et louable missive sera ou non une bouteille à la mer…

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