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Un artiste revêtu d’une burqa bleu-blanc-rouge fait sensation

Quand la création artistique chatouille, et gratouille la liberté d’expression, en se parant de l’atour qui fait grincer les dents des plus ardents défenseurs de l’excès de caricatures, cela donne une scène saisissante : un artiste de 34 ans gesticulant sous une burqa bleu-blanc-rouge au centre ville de Caen, en guise de pied de nez à la loi anti-voile intégral considérée comme “une incitation à la xénophobie”.

Un théâtre de rue qui, pour être contestataire, ne cherchait pas moins à dérider les passants, et qui a failli coûter cher à son audacieux bateleur, Yohann Leforestier, au cœur de la tourmente, et menacé d’une inculpation pour « utilisation dégradante du drapeau ».

Finalement relaxé, le tribunal de police estimant que « les agissements qui (lui) étaient reprochés étaient couverts » par les limites fixées en juillet dernier par le Conseil d’Etat, élargissant le délit d’outrage au drapeau, le saltimbanque, qui a fait le pari de faire sourire pour éveiller les consciences, a défendu chèrement la liberté de la satire artistique.

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