in ,

Les retrouvailles émouvantes entre un père palestinien et ses deux fils pendant le Hajj

A la faveur du grand pèlerinage, au milieu de longues processions de fidèles emplies d’une belle ferveur religieuse, des retrouvailles particulièrement poignantes entre un père palestinien et ses deux fils ont eu lieu à La Mecque, mettant un terme à une douloureuse séparation qui aura duré dix-sept ans.

Ces trois pèlerins, bouleversés, se sont longuement étreints, les larmes se mêlant aux effusions de joie, dix-sept ans après avoir subi l’épreuve cruelle de l’éloignement et les affres de la tyrannie israélienne à Gaza, la plus grande prison à ciel ouvert du monde d’où ils sont originaires.

Inséparables, les deux frères Ayman et Ziad Abu Younes ont quitté l’enclave palestinienne, si chère à leur cœur, pour s’installer en Norvège il y a plusieurs années de cela, sans jamais avoir été autorisés à revenir, ne serait-ce que pour embrasser leurs parents. Tous deux désespéraient de pouvoir à nouveau serrer dans leurs bras leur papa vieillissant, quand la perspective du Hajj a fait naître en eux une lueur d’espoir.

C’est au cours d’une conversation téléphonique que l’idée de se retrouver sur le sol saoudien a germé dans leur esprit, leur père leur ayant annoncé qu’il avait reçu un permis pour prendre part au pèlerinage.

« C’est alors que je me suis dit : nous pourrions, peut-être, nous revoir là-bas » a expliqué Ziad. Ni une ni deux, les deux frères se précipitèrent vers l’ambassade d’Arabie saoudite à Oslo, afin d’obtenir les précieuses autorisations pour effectuer le grand voyage de leur vie.

« Lorsque nous sommes arrivés, un employé nous a dit que le délai pour solliciter des permis était dépassé. Nous avons immédiatement demandé à être reçus par l’ambassadeur pour le sensibiliser à notre requête et ce dernier nous a fait l’honneur de nous consacrer du temps », a relaté Ziad, plein de gratitude envers les autorités saoudiennes, en se rappelant la fébrilité qui était la sienne, lorsqu’il pénétra dans l’imposant bureau de Issam Abed.

A l’issue de leur entrevue, le haut diplomate saoudien s’était engagé à délivrer aux deux frères des permis exceptionnels. Ce ne fut pas une promesse en l’air puisque, quelques jours plus tard, un coup de fil les transporta de joie : les autorisations, tant espérées, leur avaient été octroyées et n’attendaient qu’eux à l’ambassade.

« Nous étions euphoriques et très émus à la fois. Imaginez un peu, nous allions enfin voir notre père au bout de 17 ans ! », s’est exclamé Ziad, les yeux brillants et la voix étranglée par l’émotion.

Après un terrible éloignement vécu comme une souffrance pendant plus d’une décennie, les deux frères palestiniens ont eu l’immense bonheur de pouvoir se jeter dans les bras de leur père tendrement chéri, qui plus est en Terre sainte, lors d’un Hajj à forte charge émotionnelle.

Un commentaire

Laissez un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Israël arme l’armée birmane en pleine répression des Rohingyas

Une ville antique découverte au large des côtes tunisiennes