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Quand un sociologue québécois évoquait avec une immense émotion le souvenir de la nourrice musulmane de sa fille

La scène se passe en 2011, lors d’audiences nationales organisées dans la Belle province, et force est de constater qu’elle n’a rien perdu de sa rareté et de sa forte résonance : Jean Dorion, un sociologue québécois de renom, ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, submergé par l’émotion, n’a pu retenir ses larmes devant l’aréopage de parlementaires qui l’écoutait religieusement évoquer le souvenir de la nourrice musulmane de sa plus jeune fille.

Intarissable d’éloges sur cette « nounou » voilée, tout en confessant humblement ses a priori négatifs sur l’islam, et notamment sur le port du hijab, qui ont volé en éclats à la faveur de cette merveilleuse rencontre, Jean Dorion a livré un témoignage poignant, empreint de vérité et de sincérité, révélant combien les liens de confiance et d’amitié noués au fil du temps avec Karima ont remis en cause ses préjugés, changé son regard et fait de la lutte contre l’islamophobie l’un des grands combats de sa vie.

Quelle plus belle réponse pouvait-il opposer à l’obsession pathologique de l’islam qui n’a, hélas, trouvé aucun antidote, et aux islamophobes de tous poils qui sévissent avec une hargne décuplée d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique ?

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