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Quand l’Express sert la chorba à BHL

A l’occasion de la sortie de son ouvrage intitulé « La guerre sans l’aimer », Bernard-Henri Lévy s’est adonné à son exercice favori : l’autopromotion médiatique. En guise de partenaire, Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l’Express, ne s’est pas fait attendre.

Mardi, au jour de la publication du livre, les deux hommes se sont entretenus dans les locaux de l’hebdomadaire. L’interview vaut le détour : entre complaisance et déférence, Christophe Barbier, d’ordinaire percutant, interroge presque timidement « l’intellectuel engagé » sur ses « autres horizons » après l’expédition guerrière en Libye.

En février 2010, les deux complices s’étaient déjà filmés ensemble, dans un cadre cossu, lors de ce qui fut qualifié -en toute modestie- de « grand entretien BHL /CB ». Sollicité sur le cas DSK, Bernard-Henri Lévy avait alors révélé qu’une « grande part de son âme » souhaitait le triomphe -en cas de candidature- de son ami aux présidentielles de 2012.

Barbier est à la droite du seigneur germanopratin. Outre un narcissisme tranquille, les deux hommes partagent le même bellicisme quand il s’agit de s’aligner sur la politique étrangère américaine. En 2008, celui qui était encore rédacteur en chef de l’Express lançait un vibrant appel à demeurer en Afghanistan pour permettre « aux petites filles d’aller à l’école » et terrasser la redoutable nébuleuse terroriste. Une propagande de guerre, les mains dans les poches.

La recette alarmiste continue de nos jours. Vendredi dernier, dans une énième tribune vidéo subtilement intitulée « L’islam, toujours menaçant », le directeur de l’Express nous informait que nous serions entrés dans une « seconde phase » de lutte contre l’islamisme -ce « combat de civilisation » précise-t-il.

Comme Oumma le signala au lendemain de la chute du président tunisien, Christophe Barbier affirma qu’il préférait « Ben Ali aux barbus  ». Son magazine a continué par la suite à réaliser des couvertures anxiogènes à propos du « printemps arabe » et de la question du « risque islamiste » aux futures élections démocratiques. Au jeu consistant à mélanger islam, intégrisme et terrorisme, la concurrence entre éditocrates est parfois féroce.

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