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Propos sur Gaza: Les Sociétés des journalistes (SDJ) de BFMTV et RMC demandent de mettre fin à la présence de Barbara Lefebvre à l’antenne

Les SDJ de BFMTV et RMC demandent la fin de la collaboration avec Barbara Lefebvre pour ses propos jugés haineux sur Gaza.

Pourquoi lire cet article :

  • Analyse des déclarations controversées de Barbara Lefebvre.
  • Réactions des journalistes face à des discours jugés dangereux.

Dans un communiqué commun rendu public ce mercredi, les Sociétés des journalistes (SDJ) de BFMTV et RMC demandent fermement à leurs directions respectives de cesser toute collaboration avec la chroniqueuse Barbara Lefebvre. Elles dénoncent une parole « haineuse » et des prises de position répétées qui, selon elles, « entachent la réputation et l’image » des deux rédactions. Une situation qu’elles qualifient de « honteuse », alors que la chroniqueuse continue d’intervenir régulièrement à l’antenne malgré plusieurs polémiques.

« Nous demandons expressément à nos directions respectives de mettre fin à sa présence sur nos antennes », écrivent les SDJ dans ce texte, diffusé après son passage dans BFM Story mercredi 11 juin. Pour les journalistes, les propos tenus par Barbara Lefebvre vont bien au-delà du débat d’opinion.

La chroniqueuse avait notamment déclaré sur i24 News : « Les civils à Gaza sont autant responsables que les membres du Hamas et du Djihad islamique. (…) La bande de Gaza doit devenir une zone vierge. Il faut que ces gens-là aillent vivre ailleurs. » Une sortie jugée particulièrement grave par la SDJ de RMC, qui avait déjà publié un communiqué en février. La direction avait brièvement suspendu la chroniqueuse.

Mais Barbara Lefebvre a continué à s’afficher publiquement sans renier ses propos. Le 20 mai, elle déclarait à l’antenne avoir assisté au concert du chanteur israélien Eyal Golan, connu pour avoir appelé à « effacer Gaza ». Le 27 mai, elle co-animait un gala de soutien à l’armée israélienne, ponctué d’un quiz où il était demandé au public de deviner la part de civils gazaouis tués depuis le début de la guerre. « Elle a animé un “quiz” durant lequel il était proposé au public de deviner la part de civils gazaouis morts depuis le début de la guerre », s’indignent les SDJ.

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« La liberté d’expression s’accompagne également d’un respect de la loi, de la dignité humaine ainsi que de l’interdiction de diffuser à l’antenne de fausses informations », rappellent les journalistes dans leur texte. Pour eux, la parole de Lefebvre ne relève plus d’une opinion, mais d’un discours qui alimente les préjugés et la haine.

NDLR: À ce stade, les propos de Barbara Lefebvre ne peuvent plus être considérés comme de simples provocations. Lorsqu’elle qualifie collectivement les civils de Gaza de responsables, qu’elle appelle à « rendre la bande de Gaza vierge » et que ces idées sont suivies d’une revendication selon laquelle « ces gens-là doivent vivre ailleurs », on s’approche dangereusement d’un discours qui justifie le nettoyage ethnique, l’effacement d’un peuple, voire son élimination. Il ne s’agit plus de commentaires politiques outranciers, mais d’une rhétorique qui porte les marques d’une apologie de crime contre l’humanité — et en l’occurrence, d’un génocide.

Les médias, en tant qu’acteurs démocratiques, ont la responsabilité de tracer des lignes claires. Tolérer ce type de propos à l’antenne revient à banaliser l’impensable. Le maintien de Barbara Lefebvre dans le paysage audiovisuel, malgré les alertes répétées des journalistes eux-mêmes, constitue non seulement une erreur éditoriale, mais un grave manquement éthique.

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