Dans une tribune publié dans le quotidien Le Monde, le recteur de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou affirme au sujet du hijab que de "l'ostentation islamique", le "voile islamique" est passé à "l'ostentation esthétique" ; d'un objet de pudeur à un objet de séduction. Une tendance. Des filles qui portent le foulard avec un pantalon serré, ou des vêtements moulants ou transparents, laissent à penser que le sens initial du foulard se perd peu à peu. Il est devenu une tendance un "objet culturel". Aujourd'hui, on organise des défilés de mode du hidjab (voile laissant le visage apparent). Rien à voir avoir avec la pudeur. On a l'impression de voyager dans un conte des Mille et Une Nuits."
Toujours sur le port du voile, Tareq Oubrou estime que les textes fondateurs de l'islam : Coran et Sunna ont une position ambiguë : "couvrir les cheveux, pour la musulmane, relève d'une "prescription équivoque et mineure". Autrement dit, elle repose sur un ou deux passages coraniques amphibologiques et sur des hadiths (communication orale) du Prophète, dont l'authenticité n'est pas certaine."

