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Plus de la moitié des Britanniques jugent l’islam incompatible avec les valeurs du pays, selon un sondage

Une majorité de Britanniques considère que l’islam est incompatible avec les valeurs du Royaume-Uni, selon un sondage YouGov commandé par la communauté Ahmadiyya. 41 % des personnes interrogées estiment que l’immigration musulmane a eu un impact négatif sur le pays, et près d’un tiers pensent que l’islam encourage la violence. La question du voile, posée pour la première fois cette année, révèle aussi des préjugés persistants : 49 % estiment que les femmes musulmanes sont forcées de le porter. Ces résultats s’inscrivent dans une tendance de long terme, analysée par la journaliste Zoe Williams, chroniqueuse au Guardian connue pour ses positions engagées sur les questions sociales et politiques.

En comparaison, seuls 13 à 15 % des sondés ont une vision négative d’autres religions comme le judaïsme, l’hindouisme ou le sikhisme. Ce glissement, selon Zoe Williams, est le résultat d’un discours dominant qui a progressivement amalgamé islam et extrémisme, jusqu’à faire de l’hostilité envers les musulmans une norme sociale. Cette islamophobie latente nourrit, selon elle, un climat politique où les atteintes aux droits des minorités, le durcissement des lois sur l’immigration et la stigmatisation des réfugiés trouvent un large soutien. Elle souligne également l’ironie d’opposer des « valeurs britanniques » à l’islam, alors même que nombre de principes islamiques – comme le respect des plus vulnérables – sont ignorés dans les politiques actuelles du pays.

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Pour la chroniqueuse, ces résultats sont le fruit d’années de récits anxiogènes, de polémiques médiatiques et de campagnes politiques qui ont progressivement fait glisser des opinions autrefois marginales vers le cœur du débat public. La banalisation de l’islamophobie, alerte-t-elle, affaiblit les principes démocratiques qu’elle prétend défendre.

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3 Comments

  1. C’est la même chose dans beaucoup de pays. Il faut se demander les raisons de cette attitude. À mon avis il y en a deux, en plus des raisons politiciennes dont je ne veux pas parler :
    – la première est l’enseignement de l’histoire : il se trouve qu’en Occident, les musulmans sont venus en conquérant avec les brutalités qui étaient d’usage dans tous les camps à l’époque. Cela contraste avec l’Asie du Sud-Est, où ils sont venus pacifiquement en tant que commerçants missionnaires et où donc l’image de l’islam est totalement différente et souvent positive. Mais cette image se dégrade un peu du fait de l’action agressive d’islamistes (attentat de Bali parmi bien d’autres), ce qui nous mène à la deuxième raison
    – l’autre raison est que l’on confond « islam » et « musulmans ». Je veux dire que les musulmans, comme les autres humains, ont des comportements très variés, les meilleurs et les pires, et que médiatiquement ce sont ces derniers qui attirent l’attention. Par exemple au-dessus de dire « un islamiste violent dit que… », on dit « l’islam dit que….»

    Bref, dans les deux cas, il faut participer à une meilleure information, soit par des programmes d’histoire soit par la connaissance réciproque. C’est plus facile à dire qu’à faire…

  2. Les résultats de ce sondage ne sont guère étonnants. Le matraquages médiatique savamment orchestré dans de nombreux pays contre nos concitoyens musulmans ne fait que formater les esprits de la population. Les médias mainstream font et défont l’opinion publique comme bon leur semble. Les citoyens qui gardent un regard critique sur les médias sont peu nombreux. Le citoyen lambda gobe tout ce que lui racontent les médias. La bfmisation fonctionne très bien!

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