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Moncef Marzouki, détenu par la marine israélienne, à la consternation de son parti politique

Moncef Marzouki, l’ancien président de la transition politique tunisienne de l’après-Ben Ali, qui avait récemment rejoint l’équipage de la Flottille de la liberté, est actuellement détenu par la marine israélienne, après le nouvel assaut donné ce lundi, à 2h du matin, par l’Etat hébreu pour bloquer la route fluviale vers Gaza.

Le parti du Congrès pour la République (CPR) n’a pas eu de mots assez forts pour condamner les méthodes d’arraisonnage forcé et illégal d’Israël, s’insurgeant contre le "kidnapping" et la "détention" de son fondateur et ex-leader. "Après le kidnapping et la détention de Moncef Marzouki et ses camarades militants internationaux (…) le CPR appelle le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à intervenir", pouvait-on lire dans le communiqué officiel publié par la direction du parti.

Débarqué manu militari de la « Marianne », ce chalutier affrété par la Suède, avec des dizaines de militants pro-palestiniens qui, comme lui, avaient à cœur de briser le blocus israélien sur Gaza, Moncef Marzouki, dont l’aventure maritime a tourné court, peut aussi compter sur le soutien sans faille du parti Ettakatol qui, tout en réaffirmant sa solidarité avec le peuple palestinien, a vivement dénoncé, sur son site, ce grand classique de l’abordage israélien, connu pour ne pas faire pas dans le détail, ni de quartier…

Dans une séance d’autocongratulation d’un cynisme sans nom, Benjamin Netanyahou, le criminel de guerre qui préside aux destinées ultra-sionistes d’Israël, a jubilé à l’annonce de cette énième démonstration de force de ses troupes, profitant de l'aubaine pour dénigrer la Flottille de la liberté en insinuant qu’elle vogue sur les mers à seule fin d'aider "l’organisation terroriste du Hamas" : ce n’est "rien d'autre qu'une démonstration d'hypocrisie et de mensonges", a éructé ce dernier.

Les trois autres navires de la Flottille de la liberté III sont, eux, retournés vers des ports grecs. Mis à quai sous la contrainte, la cinquantaine de passagers ont certes perdu une bataille mais pas la guerre, comme ils l’ont d’ores et déjà fait savoir via un communiqué dans lequel ils ont indiqué ne pas renoncer à leur "destination : la conscience de l’Humanité", exhortant une fois encore le gouvernement israélien à "lever le blocus de Gaza."

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