Il ne rate pas une occasion de déclarer sa flamme à Israël, aveuglé par une passion qui le conduit à nier l’illégalité de la colonisation de la Cisjordanie, ainsi que les violations massives des droits des Palestiniens, David Friedman, le très partisan ambassadeur américain à Tel-Aviv, impatient de prendre ses quartiers à Jérusalem, fait un piètre promoteur de la paix, et c’est rien de le dire…
Ce sinistre personnage, proche parmi les proches de Donald Trump, a fait voler en éclats la langue de bois diplomatique du côté de l’Autorité palestinienne, manifestement outrée que le fumeux « plan de paix » concocté par Washington, dont il y a plus à craindre qu’à espérer, puisse être promu par un émissaire aussi ouvertement et farouchement pro-sioniste.

« L’ambassadeur américain à Tel-Aviv est un colon et un fils de chien ! », a lancé un Mahmoud Abbas furieux, ayant banni les périphrases de son discours sans fioritures prononcé à Ramallah, au cours duquel il a condamné vigoureusement une politique américaine totalement inféodée à l’hégémonie criminelle d’Israël.
A ces mots, l’incendiaire de Washington a dû s’empourprer de rage dans le Bureau ovale, tandis que son administration a aussitôt réagi en criant aux « insultes déplacées ». De son côté, David Friedman, disqualifié par l’ardeur de son militantisme, n’a rien trouvé de plus intelligent à faire que d’insinuer que la violente charge de Mahmoud Abbas avait les accents de l’antisémitisme ambiant…
Ou comment faire taire la critique d’Israël, selon la bonne vieille méthode de l’assimilation à de l’antisémitisme. Une méthode éculée qui n’abuse plus personne, hormis ceux qui y recourent encore et toujours. Il n’y a pas à dire, le cynique David Friedman fait un lamentable médiateur, mais un très crédible fossoyeur de la paix.
Mahmoud Abbas traite l’ambassadeur américain à Tel-Aviv de “fils de chien”

