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L’imam de Sydney défraie la chronique en affirmant que “l’islam n’interdit pas le vin”

D’aucuns l’auraient volontiers fait souffler dans le ballon lorsqu’il a sorti la petite phrase qui a mis en émoi l’aréopage de savants musulmans, experts de la Charia, l’imam de Sydney, en pleine possession de ses moyens, a affirmé vendredi dernier que "l’islam n’interdit pas la consommation de vin, mais uniquement l’ivresse qui en découle."

A ces mots qui ont osé introduire une nuance de taille mais jugée transgressive et irrecevable, l’ensemble des érudits musulmans ont immédiatement fustigé celui par qui ils ont résonné sur la place publique australienne en suscitant stupeur et zizanie, l’imam Mostafa Rashed.

Les maîtres ès Charia sont formels, dissipant tous les doutes instillés par cette interprétation du Texte qui, à trop vouloir relativiser le caractère illicite du vin, finit par prendre des libertés avec la loi islamique : "L'avis prétendant que le vin ne serait pas prohibé dans l’Islam ne repose sur aucune preuve scientifique solide", a rétorqué le Dr Wael Shehab, renchérissant en haussant le ton : "Il est clairement en contradiction avec les règles établies de la Charia qui interdisent sans équivoque le vin et l'alcool en général. L'interdiction de boire du vin est mise en évidence par le Coran, le Prophète (la Sunna), et l'Ijma (le Consensus)."

Ce n’est pas la première fois que l’imam de Sydney, prétendument détenteur d’un doctorat délivré par la prestigieuse Université Al-Azahr, ce qui en laisse perplexe plus d’un, revisite les préceptes coraniques à la lumière de sa lecture en filigrane, déclenchant à chaque fois l’ire de ceux qui les prennent au pied de la lettre, et pire encore, créant le buzz sur Facebook où il se taille une belle réputation de trublion de l’islam.

Ainsi, après avoir produit son petit effet en assénant que le port du hijab n’est pas une obligation religieuse, son laxisme envers la consommation de vin détonne aussi bien dans la sphère musulmane qu’au-delà, tant l’invitation à boire avec modération, voire à ne pas boire du tout, est de rigueur jusque dans les sociétés occidentales.

"Dieu attribue au vin ainsi qu’à d'autres maux l'œuvre de Satan, et commande aux croyants de s’en écarter et de s’abstenir absolument, afin de parvenir au succès", a ajouté le Dr Wael Shehab, tandis que le Dr Idris Tawfik, un écrivain musulman britannique qui enseigne à l'Université Al-Azhar, lui a fait écho en insistant : "L'alcool est formellement proscrit en islam parce qu’il est dangereux à plus d’un titre. Il est dangereux pour nous sur le plan physique, psychique, mais aussi éthique."

Les savants musulmans ont rendu un verdict unanime : il n’y a pas de demi-mesure qui vaille dans l’interdiction de boire du vin contrairement à ce que prêche l’imam Mostafa Rashed, elle est totale et entière, comme l’est l’interdiction des paradis artificiels, et ce n’est pas quelques gouttes de ce breuvage, aussi peu enivrantes soient-elles, qui suffiront à le rendre licite.

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