Icône de la résistance palestinienne, Ahed Tamimi a l’étoffe d’une héroïne. Sous sa carapace bat le cœur d’une adolescente de 17 ans, à qui sa famille et ses amis ont cruellement manqué en prison.
Acclamée par une foule en liesse, dimanche 30 juillet, après 8 mois d’emprisonnement, elle s’est jetée en larmes dans les bras de sa maman, libérée également, qu’elle n’avait pas revue depuis son arrestation, le 15 décembre 2017. « Sortir avec mes amis, voir le ciel, les étoiles, tout cela m’a tellement manqué en prison ! »
De retour chez elle, à Nabi Saleh, un large sourire a éclairé son visage. Quand elle a retrouvé l’affection des siens et des habitants de son village, quand elle a découpé le gâteau de ses amies dédié à « l’icône de la Palestine », et quand elle a dégusté une bonne glace avec gourmandise.
Mais très vite, la résistante a repris le dessus :« Battez-vous pour les enfants palestiniens comme vous vous êtes battus pour moi ! »
