La guerre contre l’Iran déclenchée par Israël et les États-Unis a des conséquences directes sur le pèlerinage du Hajj en 2026. La hausse des tensions au Moyen-Orient a entraîné une forte augmentation du prix du carburant aérien, qui a bondi de plus de 70 % depuis fin février. Cette situation pèse lourdement sur le coût des voyages vers La Mecque. En Inde, où l’État encadre traditionnellement les tarifs du Hajj, les autorités ont annoncé une augmentation des frais pour les pèlerins. Chaque voyageur devra payer environ 10 000 roupies supplémentaires (près de 105 dollars), en raison des demandes des compagnies aériennes confrontées à la hausse du carburant. Le coût total du pèlerinage peut désormais atteindre environ 4 300 dollars.
Cette décision suscite de vives critiques. Des responsables religieux et politiques dénoncent une mesure injuste, qui pénalise surtout les musulmans les plus modestes. Pour beaucoup, le Hajj représente un projet de toute une vie, nécessitant des années d’économies. Certains ont même dû renoncer à leur voyage cette année à cause de cette hausse. Les compagnies aériennes, de leur côté, expliquent que l’augmentation est difficile à éviter. Entre le coût du carburant, les risques sécuritaires et les ajustements de routes aériennes, leurs dépenses ont fortement augmenté, ce qui se répercute sur les billets.
D’autres pays sont également touchés. En Indonésie, par exemple, le gouvernement a choisi de ne pas augmenter les prix pour les pèlerins. Mais cela signifie que l’État devra prendre en charge des coûts supplémentaires importants, estimés à plus de 100 millions de dollars. Cette situation pourrait réduire le nombre de fidèles capables d’effectuer le Hajj cette année. Même si des quotas sont fixés par l’Arabie saoudite, tous les candidats ne pourront pas forcément se permettre de partir, en raison de l’augmentation des coûts. Le Hajj reste néanmoins un pilier fondamental de l’islam, rassemblant chaque année près de deux millions de fidèles à La Mecque. Cette année, il devrait se dérouler vers la fin du mois de mai, dans un contexte international particulièrement tendu.

