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Les musulmans britanniques exhortent le gouvernement à agir contre les violences islamophobes

Un frisson de peur parcourt la communauté musulmane britannique, jusqu’au sommet de son instance représentative, le Conseil musulman de Grande-Bretagne (MCB), qui a été saisi d’effroi devant les deux explosions criminelles qui ont récemment visé les mosquées de Walsall et Tipton, frémissant à l’idée qu’elles auraient pu être tragiques.

Si l’angoisse est palpable et étreint tous les musulmans de l’autre côté de la Manche, qu’ils habitent Londres ou l’Angleterre profonde, la colère monte également au sein du MCB face à une hémorragie de violences islamophobes sans précédent, son président, Farooq Murad, ayant exigé avec fermeté et solennité du gouvernement de David Cameron une "réponse nationale sérieuse et urgente coordonnée à la fois par les politiques, la police et les services de sécurité intérieure".

L’innommable avait été commis à Woolwich en mai dernier, mais depuis l’odieux assassinat du soldat Lee Rigby qui fut condamné sans réserve par l’ensemble de la communauté musulmane, toute aussi horrifiée que le reste du pays, l’impensable s’est produit au cœur de l’Angleterre avec les deux attentats à la bombe perpétrés à quinze jours d'intervalle contre deux lieux de culte musulmans, point culminant d’une haine vengeresse inassouvie.

"La communauté a patiemment supporté le poids de ces attaques survenues après le meurtre tragique de Lee Rigby, un meurtre que les musulmans ont condamné dans les termes les plus forts possibles. Après les événements de Woolwich, il ya eu une augmentation significative des crimes haineux contre les musulmans à travers le Royaume-Uni, mais là, à Walsall et Tipton la ligne rouge a été franchie. Rien ne peut justifier que l’on s’en prenne ainsi à toute une communauté, minoritaire de surcroît, sans agir pour arrêter le carnage, avant qu’il ne soit trop tard", s'est exclamé Farooq Murad.

La ministre de l’Intérieur, Theresa May, s’est rendue mardi dans les West Midlands, sur les lieux mêmes des deux attentats de nature terroriste, tels qu’ils ont été dûment qualifiés par la section antiterroriste nationale, exprimant "le choc et l’écoeurement" qu’elle avait ressentis à l’annonce de ces actes inqualifiables.

"Ce qui s'est passé dans les West Midlands est un rappel que le terrorisme affecte des personnes de tous horizons. Tout comme nous avons vu des gens se fédérer pour dénoncer Woolwich d’une seule voix, alors nous devons tous nous dresser avec la même indignation contre l'extrémisme qui a frappé la communauté musulmane, ici, dans les Midlands, et ce quelle que soit la forme qu'elle prend", a-t-elle déclaré. Des propos qui voulaient assurer les musulmans de la solidarité exemplaire du gouvernement britannique et de sa détermination sans faille à éradiquer l’engeance du mal absolu sur son sol, qui pourrait bien avoir le visage d’un Ukrainien de 25 ans, Pavlo Lapshyn, récemment pris dans les mailles du filet après une traque intensive. 

En effet, ce dernier est non seulement fortement suspecté d’être le poseur de bombes tant recherché, mais aussi d’avoir lâchement poignardé à mort, en avril dernier, à Birmingham, Mohammed Saleem, un vieil homme de 75 ans, connu et respecté de tous, qui marchait à l’appui de sa canne vers la mosquée située à proximité de chez lui. Un crime effroyable qui avait bouleversé tous les habitants de la ville sans distinction.

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