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Le sénateur Jean-Louis Masson veut systématiser les contrôles au faciès contre les musulmans

Avec Jean-Louis Masson, le sénateur divers droite de Moselle, le délit de faciès est non seulement en odeur de sainteté dans la République laïque, mais il doit être encouragé, durci et généralisé contre tous les musulmans dits « visibles » et ceux qui en ont l’air, ou qui y ressemblent fortement, la sécurité du territoire national méritant bien que cette discrimination caractérisée ait encore de beaux jours devant elle…

C’est certain, avec une telle sentinelle pour protéger la citadelle France, le brasier de la haine n’est pas prêt de s’éteindre et l’amalgame ravageur entre islam, islamisme et terrorisme de tomber en désuétude, puisque le parlementaire, semeur de divisions, se charge de le raviver sous la coupole du Palais du Luxembourg. Ne proclamait-il pas avec force et en toute impunité, en octobre 2015, lors du débat lié au vote sur le projet de loi des étrangers, que "L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain" ?

Selon son raisonnement implacable, comme tous les terroristes se réclament de l’islam pour commettre l’innommable, les contrôles au faciès doivent perdurer et être systématisés à l’encontre de tous les citoyens un peu trop typés pour être honnêtes.

Cette logique, à ses yeux, imparable, a conduit Jean-Louis Masson à déposer hier, jeudi 12 mai,  un amendement visant la suppression pure et simple de l'article 1er de la loi sur les Contrôles d'identité abusifs, ainsi que l’a relevé la Licra. Dans cet article 1er, il est stipulé noir sur blanc qu’il faut " fonder les contrôles d'identités sur des motifs objectifs et individualisés ", ce qui a l’art d’irriter le pyromane du Sénat qui ne l’entend pas de cette oreille et préfère souffler sur les braises.

« Il est normal que la police cible en priorité les milieux où statistiquement il y a le plus de chances d'aboutir. C'est ce qu'on peut appeler du 'profilage statistique. Aussi, dans la mesure où la totalité des attentats terroristes récents sont le fait de musulmans extrémistes, il est normal que, dans un but de dissuasion des attentats, on contrôle plutôt les personnes de cette religion plutôt que les personnes d'autres religions » argue-t-il, en livrant à la vindicte les boucs émissaires tout désignés : ces concitoyens, déjà passablement stigmatisés, que Sarkozy qualifiait de « musulmans d’apparence » et que Jean-Louis Masson s’emploie avec hargne, à quelques encablures de la présidentielle, à rendre encore plus suspects aux yeux des bons Français.

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