Est-ce la honte ou la lâcheté, à moins que ce ne soit la peur, qui ont fait bégayer Farah Haq, le porte-parole adjoint de l’ONU, lors d’une conférence de presse qui l’a contraint à briser le silence onusien assourdissant, déshonorant, sur le nouveau crime de guerre israélien ?
Un nouvel assassinat ciblé odieux, qui devrait soulever l’indignation de la fameuse institution à portée universelle qu’il représente, car il a été commis, cette fois encore, contre un employé d’une agence créée en son sein : l’UNRWA, l’office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient.
Il aura suffi d’une seule question qui tue, celle, lourde de sous-entendus, posée par le correspondant d’Al Jazeera Gabriel Elizondo, pour faire perdre la face à Farah Haqh. « Sommes-nous devenus si insensibles au fait qu’Israël tue du personnel de l’ONU, 233 sont morts aujourd’hui, qu’on ne le mentionne même plus ? », a-t-il lancé vertement, dénonçant à haute voix l’exécution sommaire d’un membre de l’UNRWA dont le porte-parole de l’ONU n’avait soufflé mot.
C’est au volant d’une voiture habillée aux couleurs de l’organisme qu’Israël a littéralement mis à mort, que ce malheureux employé de l’UNRWA est devenu l’homme à abattre.
@aljazeeraenglish “Have we become so numb to the fact that Israel is killing UN personnel?” Al Jazeera correspondent Gabriel Elizondo questioned #UN Deputy Spokesperson Farhan Haq on the silence over a #UNRWA staff killed by Israeli forces while driving a marked UN vehicle in Gaza. #news



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