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Le ministre raciste Smotrich viendra-t-il cracher sa haine à Paris le 19 mars ?

Qualifié de « criminel de guerre » entre autres par le quotidien israélien Haaretz, Bezalel Smotrich, ministre dans le gouvernement controversé de Benjamin Netanyahou, est invité à Paris par le Betar, qui glorifie la mémoire des terroristes juifs d’Irgoun. Accorder un visa à un tel personnage est une grave insulte à la dignité humaine.

La page Facebook de Betar France est fière d’annoncer à ses « suiveurs » la venue du fasciste Smotrich lors de l’événement organisé en hommage à Jacques Kufper, un autre fasciste qui qualifiait les Palestiniens de « malédiction » et les Arabes de « sauvages ».

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« Il est naturel que ma femme ne veuille pas s’allonger à côté de quelqu’un qui vient d’accoucher d’un bébé qui pourrait vouloir l’assassiner dans 20 ans ». C’est ainsi que Smotrich justifie la ségrégation des femmes arabes dans les hôpitaux.

« quiconque veut protéger le peuple juif et s’oppose aux mariages mixtes n’est pas un raciste. Quiconque veut laisser les juifs vivre une vie juive sans non-juifs n’est pas un raciste ».

S’adressant aux députés arabes de la Knesset : « vous êtes ici par erreur, c’est une erreur que Ben Gourion n’ait pas terminé le travail et ne vous ait pas expulsé en 1948 »

Selon Smotrich, agresser le peuple palestinien ou détruire ses biens n’est pas un acte terroriste, c’est simplement se défendre contre l’ennemi. Condamner le colon juif, auteur de l’incendie criminel qui coûta la vie à une famille palestinienne, et qualifier ces actes de terrorisme causent, selon lui, « une atteinte mortelle et injustifiée aux droits humains et civils ». Ce colon n’est donc pas un terroriste raciste mais un héros, tout comme Elor Azaria, ce jeune soldat franco-israélien qui avait achevé d’une balle tirée à bout portant dans la tête un Palestinien blessé et désarmé, gisant au sol.

Cette vision s’inscrit parfaitement dans le prolongement de la pensée raciste et terroriste d’Irgoun qui, juste avant de se lancer dans une série d’attentats qui fit 250 victimes arabes en trois ans, déclarait en 1936 :  « il faut créer une situation où la vie d’un Arabe ne vaudra pas plus que celle d’un rat. Comme ça, tout le monde comprendra que les Arabes sont de la merde, que nous sommes, nous et non eux, les véritables maîtres du pays »

C’est dans ce même esprit que le sinistre ministre déclarait au lendemain du pogrom perpétré par des colons à Huwara, le 27 février dernier : « Le village palestinien de Huwara devrait être anéanti. C’est l’État qui doit le faire »

Les États-Unis, pourtant réputés pour être un allié « indéfectible » d’Israël, ont qualifié ces propos de « répugnants, irresponsables et dégoutants ».

Notre ministre de l’Intérieur, lui, ne dit rien. Qui ne dit rien consent. D’accord, laissons-lui son droit au silence. Mais qu’il ait au moins la dignité de refuser à un terroriste l’accès au pays des droits de l’homme, puisqu’il paraît que la France est le pays des droits de l’homme.

Alain Randon

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