Le 17 décembre 2020 a eu lieu, à la Grande Mosquée de Paris, un hommage à l’association “Les bâtisseurs des mosquées” en présence de son recteur Chems–Eddine Hafiz, et de Mohamed Antar Daoud, l’ambassadeur d’Algérie en France. Interrogé par la tv algérienne, ce dernier a déclaré: “La Grande Mosquée de Paris est d’abord algérienne et ne sera jamais autre chose et c’est ça le plus important” ( voir vidéo ci-dessous à partir de la 10ème minute.)
Que pense Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris et vice-président du Conseil Français du culte musulman, des propos de l’ambassadeur, pour qui la priorité n’est pas la défense des intérêts des musulmans de France, mais plutôt de maintenir la Grande Mosquée de Paris dans le giron de l’Algérie, dont le gouvernement est rejeté par la grande majorité des algériens ? Hafiz va-t-il désavouer l’ambassadeur d’Algérie en France? Hafiz va- t-il dénoncer cette scandaleuse ingérence d’un Etat étranger dans une mosquée qui prétend représenter les musulmans de France ?
Pour qui roulent en priorité la Grande Mosquée de Paris et son recteur Chems-Eddine Hafiz ? Les fidèles de la Grande Mosquée de Paris peuvent-ils encore faire confiance à la Grande Mosquée de Paris et son recteur, sous contrôle de l’Etat algérien, comme le revendique clairement l’ambassadeur d’Algérie en France, lequel est uniquement préoccupé par “l’algérianité” de la Grande Mosquée de Paris ?
Rappelons également que les imams algériens sont connus pour leurs positions conservatrices. Des imams financés par un pays, l’Algérie, qui a toujours instrumentalisé l’islam à des fins politiques, qui emprisonnent les journalistes et où certaines églises ont été fermées par ces mêmes autorités.
Le passage des propos de l’ambassadeur se trouve à partir de la 10ème minute.

