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L’affaire Pegasus. Le Mossad et la CIA impliqués?

« L’affaire du logiciel espion Pegasus de l’entreprise israélienne NSO Group fait les grands titres des médias à travers le monde ces dernières semaines. Les téléphones intelligents de centaines d’hommes d’État, de journalistes, de militants des droits de la personne et d’opposants politiques ont été infiltrés par des États autoritaires. Est-il possible que NSO Group opère indépendamment du gouvernement israélien ?

Jusqu’ici, seuls le Washington Post et The Guardian se sont vraiment intéressés à la question. Des sources au sein des services de renseignements américains et européens ont confié au Post que le groupe NSO fournit au gouvernement israélien des informations sur ses clients et des renseignements sur des personnes ciblées. Normal… les fondateurs de NSO sont tous des anciens de l’unité 8200, la formation d’élite des services d’espionnage électronique d’Israël. Qui va croire qu’ils n’entretiennent plus aucune relation avec leurs vieux collègues et leurs anciens supérieurs ?

De plus, le gouvernement israélien connaît les clients de NSO, puisqu’il accorde des autorisations d’exportation requises pour ses produits. Israël a ainsi permis au NSO Group de vendre Pegasus aux Saoudiens. Un accord d’une valeur d’au moins 55 millions de dollars. Même si, jusqu’à récemment, Israël et l’Arabie saoudite étaient des ennemis.

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NSO Group a interdit à l’Arabie saoudite d’utiliser Pegasus à la suite du meurtre du chroniqueur Jamal Khashoggi en 2018. Mais les Saoudiens ont pu reprendre la surveillance électronique de leurs adversaires après que le gouvernement israélien a ordonné à NSO de continuer à leur fournir le logiciel, note le Guardian. Les services secrets saoudiens ont pu ainsi pirater des dizaines de journalistes d’Al Jazeera, le réseau d’information télévisé mondial du Qatar, peu prisé à Riyad.

Outre l’Arabie saoudite, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, la Hongrie, le Kazakhstan, le Rwanda et les Émirats arabes unis ont été autorisés par Israël à utiliser Pegasus. Tous des pays dont les gouvernements respectent scrupuleusement la liberté de la presse et les droits de la personne…

Des spécialistes du renseignement estiment que les relations entre les compagnies privées israéliennes de technologies numériques — comme le NSO Group et les services de sécurité du pays — sont aussi étroites que celles entretenues par la Russie et la Chine avec leurs entreprises équivalentes.

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Et les Américains, dans tout ça ? L’ex-diplomate français Gérard Araud croit que Pegasus agit comme un «backdoor» (accès clandestin), autant pour le Mossad que pour la CIA, afin d’obtenir les renseignements dérobés. L’ancien ambassadeur de France à Washington a brièvement collaboré à titre de consultant pour NSO Group en 2019. Il affirme que trois Américains ayant des liens avec la CIA siégeaient alors au conseil consultatif du groupe et refusaient que Pegasus soit utilisé pour cibler des numéros de téléphone américains.

Mais rassurez-vous, devant le tsunami de protestations, le gouvernement israélien a mis en place une commission ministérielle de haut niveau, comprenant des représentants du Mossad, pour enquêter sur l’affaire Pegasus. Quelle farce !

La mission de la commission va surtout être de découvrir les failles de sécurité logicielle qui ont permis de découvrir l’opération et de mettre en place des correctifs pour éviter de se faire prendre de nouveau.

Est-il encore possible d’arrêter la prolifération de logiciels espions imparables comme Pegasus ? J’en doute. Il faut une sérieuse dose de naïveté pour penser qu’on va imposer un moratoire mondial sur le commerce des logiciels espions, et surtout qu’il va être respecté ! Nous allons vers un monde où aucun système numérique en ligne ne sera à l’abri des pirates informatiques, étatiques ou privés.

Le déploiement à grande échelle de logiciels espions comme Pegasus permettra à des acteurs malveillants d’exploiter des vulnérabilités logicielles pour causer des dommages catastrophiques à des infrastructures stratégiques, de demander des rançons ou de commettre d’autres crimes économiques. En plus de violer la vie privée des personnes ciblées.

*Source : Journal de Montréal

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Un commentaire

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  1. Le Mossad avec ses nombreux agents coûte extrêmement cher, l’entité Sioniste ne peut pas financer ce service protéiforme, pas même le contrôler, il est relativement indépendant de l’entité, et comme tout service secret de renseignement, une partie de son financement vient des trafics maffieux, comme la C-I-A, maison-mère des maffias.

    S’il plaît à Allah qu’arrive un jour de gloire et renaissance de la Nation Islamique, il ne faudra pas permettre ce genre de services maléfiques par nature, propageant le mal dont ils vivent et par nature incontrôlables. Une gouvernance authentiquement démocratique n’a pas ou ne devrait pas tolérer ce genre de services, en conséquence, ni l’Amérique, ni l’entité Sioniste surtout ni beaucoup d’autres ne sont des entités démocratiques ailleurs que sur le papier.

    Croissant de lune.

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