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La justice américaine refuse que Pamela Geller dépose la marque “Stop à l’islamisation de l’Amérique!”

Habituellement toutes griffes dehors contre une présence musulmane qui hante ses nuits de furie ultra-sioniste, Pamela Geller, l’islamophobe américaine que l’on ne présente plus sauf pour dénoncer sa surenchère raciste et l’impunité dont elle jouit, s’est heurtée pour la première fois au veto de la justice.

« Stop ! » à la stratégie de la diabolisation dévastatrice orchestrée, sans trêve, par la présidente survoltée de « Stop à l’islamisation de l’Amérique!», tel est le signal fort envoyé par la Cour d’appel fédérale des Etats-Unis à cette justiciable pas comme les autres, qui aspirait à déposer le nom de son association pour en faire une marque protégée aux relents plus que nauséeux.

Pour motiver son refus irrévocable, la Cour d’appel a brandi un article de loi imparable qui s’oppose à l’enregistrement de marques qui n’inspirent rien de bon, à savoir "dénigrent, méprisent ou discréditent des personnes, vivantes ou mortes, les institutions, les croyances, les symboles nationaux…", comme c’est le cas du groupuscule dirigé d’une main de fer par Pamela Geller aux yeux d’un juge qui a reconnu, par là même, son extraordinaire capacité de nuisance à l'échelle nationale, dans les rues des villes et  leurs sous-sols, là où les murs des métros affichent en grand sa détestation de l'islam.

Hors d’elle, encore plus que d’ordinaire, Pamela Geller a enragé à l’annonce d’un verdict qui a torpillé sa stratégie marketing de la haine, soutenue par le professeur de droit Eugène Volokh, qui s’est ému de cette décision de justice éclairée, en déclarant "anticonstitutionnelle" l’exclusion de marques jugées désobligeantes. Un doux euphémisme quand il s'agit d'un appel strident à stigmatiser toute une communauté, toujours la même…

L’incitation à la haine, aussi pousse-au-crime soit-elle, est par conséquent tout ce qu’il y a de plus constitutionnel pour les fervents partisans de la pasionaria de l’anti-islam, passant sous silence les critiques qui l’éreintent, à l'image du Southern Poverty Law Center qui n'a pas de mots assez forts pour fustiger ses "affirmations absurdes" et égratigner sa personnalité "tapageuse, voyante et vulgaire qui se reflète dans sa manière de calomnier l’islam." A quand la mise hors d'état de nuire de "Stop à l'islamisation de l'Amérique!" et de sa figure de proue défigurée par le racisme anti-musulmans, entre deux liftings grossiers ?

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