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Koweït: une blogueuse lâchée par de grandes marques de cosmétiques, après ses propos contre les travailleurs philippins

Près de dix jours après avoir relayé la polémique déclenchée par son hostilité à l’égard des travailleurs philippins, Sondos Al Qattan a quelque peu perdu de sa superbe…
Habituée à montrer son meilleur profil sur les réseaux sociaux, sous l’effet d’un maquillage qui pousse la sophistication jusqu’à la rendre méconnaissable, la blogueuse beauté koweïtienne n’a rien retiré de ses récents propos qui ont dévoilé sa face sombre. Et c’est bien là où le bât blesse…
En effet, il faudrait bien plus qu’un coup de pinceau magique pour effacer ses paroles méprisantes, teintées de racisme, qu’elle a proférées face caméra contre les travailleurs philippins, auxquels le gouvernement de son pays vient d’octroyer de nouveaux droits. Ces sans-grades, corvéables à merci derrière les portes cossues des maisons, sont désormais autorisés à conserver leur passeport, et plus impensable encore pour la sans-cœur Sondos Al Qattan, à se reposer un jour par semaine.
Ses paroles choquantes qu’elle assume pleinement, loin de s’envoler, sont restées ancrées dans les esprits et font aujourd’hui le vide autour d’elle, notamment sur un plan professionnel…
La blogueuse beauté, aux 2,3 millions de fans sur Intagram, qui persiste et signe crânement, convaincue d’avoir dit tout haut ce que pensent de nombreux Koweïtiens et Emiratis tout bas, n’a manifestement pas anticipé la réaction outrée des grandes marques de cosmétiques qui la rémunèrent grassement.
Quelques jours après avoir fait tomber le masque de manière fracassante, MAC Cosmetics, l’une des enseignes de maquillage les plus prestigieuses au monde, a annoncé dans un communiqué cinglant ne « pas souscrire aux déclarations » de son égérie koweïtienne et qu’elle « allait mettre fin à sa relation » avec elle. « Nous ne travaillerons plus avec elle », pouvait-on lire sous la plume indignée de sa direction. « Mac Cosmetics veille à ce que son image soit mise en valeur par des partenaires qui partagent ses valeurs fondamentales et ne tolère en aucune façon d’exclure qui que ce soit ».
Ce premier sévère retour de bâton s’en est suivi de deux autres, tout aussi fâcheux pour la carrière de Sondos Al Qattan : ceux infligés par Shiseido, le géant japonais des cosmétiques, et Etude House, la célèbre marque sud-coréenne, qui ont définitivement pris leurs distances avec elle.
Eclaboussée par la controverse, la blogueuse koweïtienne devra sans doute user d’autre chose que d’une poudre miraculeuse pour retrouver son glamour… et la confiance de ses mécènes.
Voici ce qu’elle disait le 14 juillet dernier, de manière décomplexée et sans fard :
« Pour les gens qui veulent aller chercher un domestique philippin, quels sont ces contrats de travail ridicules que vous devez signer à présent ?  Une femme que j’ai rencontrée m’a lu les nouvelles règles en vigueur et j’en ai été choquée. On peut leur donner une pause toutes les cinq heures, c’est normal, mais comment pouvez-vous avoir un domestique dans votre maison qui va garder son passeport avec lui ? Où vivons-nous ? S’il décidait de s’enfuir et de retourner dans son pays, qui va me rembourser ? », a-t-elle lâché, avant d’enfoncer le clou : « Pire encore, ils ont obtenu une journée de congé chaque semaine ! Avec ce nouveau contrat, je ne voudrais pas « obtenir » une femme de chambre philippine. Elle ne travaillerait que six jours par semaine et aurait quatre jours de congé par mois ! ».

 
 

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