Israël a mené des frappes à Doha contre des dirigeants du Hamas, provoquant la colère du Qatar et compromettant les négociations de cessez-le-feu.
Pourquoi lire cet article :
- Comprendre les implications des frappes israéliennes sur la diplomatie au Moyen-Orient.
- Analyser le contexte de la violence et ses conséquences sur la stabilité régionale.
Mardi 9 septembre, plusieurs explosions ont secoué la capitale qatarie, Doha. L’armée israélienne a confirmé avoir mené des frappes « ciblées » contre des hauts responsables du Hamas. Le Qatar accuse Israël d’avoir visé des immeubles résidentiels abritant des membres du bureau politique du mouvement palestinien et a condamné une attaque « lâche » dans un communiqué officiel. Doha, qui joue depuis des mois un rôle central de médiateur dans les négociations de cessez-le-feu à Gaza, estime que cette escalade compromet gravement les discussions en cours.
De son côté, l’armée israélienne affirme avoir frappé des dirigeants « directement responsables » des attaques du 7 octobre et de la guerre actuelle contre Israël. « La plupart des dirigeants du Hamas se trouvent à l’étranger, et nous les trouverons également », avait déjà prévenu fin août le chef d’état-major israélien, le général Eyal Zamir. Le ministre israélien des finances, Bezalel Smotrich, a salué l’opération sur X, évoquant une « décision juste » et une « exécution parfaite » de la part de l’armée et des services de sécurité. Ces frappes surviennent alors que, selon une source du Hamas, une délégation de négociateurs se trouvait à Doha pour examiner une nouvelle proposition de cessez-le-feu à Gaza.
En bombardant Doha, Israël franchit une nouvelle ligne rouge. Ce n’est plus seulement une guerre génocidaire menée contre Gaza, mais une agression assumée contre la souveraineté d’un État tiers, médiateur reconnu par la communauté internationale. Le choix de frapper au cœur de la capitale qatarie, alors que des discussions sur un cessez-le-feu étaient en cours, traduit une volonté délibérée de saboter toute perspective de paix et de faire prévaloir la logique militaire sur la diplomatie.
Cet acte s’inscrit dans la continuité d’un projet colonialiste qui nie non seulement le droit du peuple palestinien à l’existence, mais qui s’autorise désormais à exporter cette guerre au-delà des frontières. Israël se comporte comme une puissance coloniale hors de tout contrôle, convaincue de son impunité et déterminée à imposer sa domination par la terreur et les assassinats ciblés, même en territoire étranger. Il ne s’agit pas seulement d’un mépris du droit international, mais de l’expression brute d’une idéologie raciste et génocidaire. Ce racisme structurel, couplé à une politique d’extermination, rend Israël plus dangereux que jamais pour la stabilité mondiale.
Plus qu’une opération militaire, c’est un message glaçant envoyé à tous les médiateurs, à tous les États qui tentent de freiner le cycle infernal de ce génocide : aucun pays n’est à l’abri. En s’autorisant à frapper où il veut, quand il veut, le gouvernement israélien entend imposer la terreur comme méthode de gouvernement. C’est une logique coloniale et exterminatrice, qui fait planer non seulement la menace d’un embrasement régional, mais aussi celle d’une déflagration mondiale.
Israël frappe des responsables du Hamas à Doha en pleine discussion sur un cessez-le-feu à Gaza
L’armée israélienne a mené des « frappes ciblées » contre des responsables du Hamas à Doha, au Qatar. Selon une source haut placée du mouvement, l’attaque est survenue alors qu’une… pic.twitter.com/YOBAIRebwk
— Oumma.com (@oumma) September 9, 2025



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